Àpologët
ses richesses, un Démosthène par son éloquence ! Nommez-moi un de vos dieux plus sage que Caton, plus juste et plus brave que Scipion, plus grand que Pompée, plus heureux que Sylla, plus riche que Crésus , plus éloquent que Cicéron. C'est de tels hommes que votre Keu, qui connaissait d'avance les plus vertueux, devait attendre pour les associer à sa divinité ^ »
Celse,dans ses remarquables fragments du huitième livre d'Origène, adjure les chrétiens de prendre part aux cérémonies de la piété publique. Il explique que les divinités populaires sont comme les agents et les ministres du Dieu souverain, chargés par lui d'administrer le monde et les choses humaines, que leur colère ou leur faveur se sont maintes fois manifestées par des signes éclatants, que les honorer c'est honorer Dieu lui-môme, que les négliger c'est se montrer impie ou ingrat. «Sans doute, dit-il, si l'on voulait obliger un honune qui sert Dieu à commettre quelque action impie ou à prononcer quelque parole honteuse, il devrait mieux aimer subir tous les supplices que de le faire ; mais il n'en est pas de même si Ion vous commande de célébrer le soleil ou de chanter un hymne en l'honneur d'Athénée ? Si les idoles ne sont rien, quelmal y a-t-il à prendre part aux fêtes publiques ? mais s'il y a des démons, ministres du Dieu tout-puissant, ne faut-il pas que ceux qui lui sont le plus particulièrement dévoués leur rendent hommage ^ ? »
A quoi Tertullien semble répondre : « Si vos dieux 5ont des chimères, comment pouvons-nous être coupages envers la religion romaine?... Kt quand il serait