Apologéi,, II
?. Coût, Ccls., VIII, Gô.
avéré que ce sont des dieux, comme vous admettez qu'il existe un être plus élevé, plus parfait, qui est comme le maître de Tunivers, et dans lequel réside la plénitude de la puissance et de lamajesté*.. Quel crime commet-on contre César, quand, pour mieux mériter ses faveurs, on concentre sur sa personne ses hommages et ses espérances ? Est-on coupable poiœ ne point vouloir donner à un autre la qualité de Dieu , non plus que la qualité de César à un autre prince * ? »
On invoque le devoir de la reconnaissance. Mais « quoi de plus insensé que de vouloir contraindre un autre homme à rendre à la divinité des hommages que de lui-même il est assez intéressé à lui rendre I N'a4-îl pas droit de vous répondre : — Je ne veux pas, moi, des bonnes grâces de Jupiter? De quoi vous mêlez-vous? Que Janus s'irrite, qu'il me montre celui de ses deux visages qu'il voudra ^ 1 »
M Quelle démence, s'écrient quelques-uns d*entre Vous, d*aimer mieux perdre la vie par opiniâtreté, au lieu de la sauver en sacrifiant, sans répudier potu* cela vos croyances I C'est-à-dire que vous nous donnez le conseil de vous tromper ^ »
De même enfin, c'est à Celse que Vautenv de VApol(h gé tique paraît encore répondre, quand il proteste que les chrétiens, loin d'être ennemis de l'empereur, prient pour lux comme pour l'élu de leur Dieu qui Ta établi ce qu'il est*; que s'ils ne jurent pas par le génie des Ce* sars, ils jurent par leur vie, qui est plus auguste que
i, tèHullien, Àpologéi,, 24.