‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 95 sur 286 · Cont.Ceh.y IV · texte numérisé non relu

Cont.Ceh.y IV

Celse n'ignore pas qu'on a essayé d'introduire Faliégorie pour leur donner un sens plus relevé qu'elles ne comportent*.

Nous croyons qu'il faut ajouter aux livres de Moïse plusieurs des livres des prophètes. Il est difficile de douter que Celse ait eu entre les mains quelques-uns de ces écrits. Il savait trop bien, en effet, quelle place avait dans l'enseignement et dans la polémique des chrétiens l'argument tiré des prophéties, pour négliger de s'enquérir des passages des prophètes, qui étaiept le champ de bataille des deux religions séparées depuis peu. Il a cité un écrit intitulé Dispute de Jason et de Papisque, qui roulait justement sur la ques* tion de savoir si les textes des Écritures juives, où il était, de l'avis commun des deux partis, parlé du Messie, pouvaient en effet s'appliquer à Jésus *.

Et d'autre part, reprenant par la bouche d'un Juif imaginaire, derrière lequel il se cache, cette controverse, qui durait encore au temps d'Origène, Celse ne pouvait en négliger la matière la plus importante, à savoir les témoignages scripturaires allégués et diversement interprétés dans les deux camps juif et chrétien.

Au reste, c'est peu de supposer. Origène, sur ce point, ne laisse guère place au doute : « Le juif de Celse, dit-il, s'élève contre l'usage que les chrétiens font des prophètes qui ont annoncé ce qui a rapport à Jésus ^.)) Ailleurs, Origène écrit: « Après cela, Celse attaque la prédiction de la venue de notre Sauveur sur

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