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CHAPITRE V. — GÉNÉALOGIE DES FEUDATAIRES

temps leur fidélité à la cause assyrienne, et ne s'étaient rattachés au second empire d'Iran qu'avec une lenteur voisine delà répugnance.

L'alliance étroite contractée entre les Gawides et les princes de la maison de Çam par le mariage de Gyw avec Banou-Rousbasp nous a entraînés hors de la Montagne, dans la région tout à fait orientale de l'Iran. Il reste à mentionner dans l'Elbourz et aux environs certaines familles de grands feudataires avec lesquelles les Gawides étaient apparentés plus étroitement encore qu'avec les souverains du Seystan. Ce n'est pas ici le lieu de s'étendre sur la généalogie de la maison d'Aresh, d'où devaient sortir les Arsacides, et qui se présente en première ligne. J'aurai tant à en parler dans la suite que je me bornerai à dire ce qui appartient aux temps où nous sommes parvenus, et ce qui a précédé ces temps.

D'ailleurs les détails n'abondent pas. La tradition s'est contentée de conserver la mémoire de quatre générations : Key-Aresh , frère de Gobad , père de Kaous et grand-père de Gyrus; Ashkesh, son fils; Aresh, son petit-fils, et enfin Menoutjehr, roi du Kboten et du Khoraçan. Key- Aresh est feudataire de l'Hyrcanie, et il est intéressant de voir l'Hyrcanie et le Khoten considérés comme faisant partie du domaine de la même famille , quand on se souvient que le Khoten ou Ladakh est le pays primitit des Derbikkes, souche des Parthes, comme je l'ai dit plus haut.

L'itinéraire des tribus arsacides est ainsi tracé par la Chronique persane depuis le Petit-Thibet et l'Hyrcanie jusqu'au Khoraçan, c'est-à-dire jusqu'aux environs d'Hékatompylos ; ce qui est en accord parfait avec les documents grecs. La tradition montre même très-bien qu'il existait des éléments divers dans l'ensemble des familles destinées à former un jour la confédération arsacide , car elle nonmie

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à pai*t Berteh , chef des montagnards parthes , et bien que le disant uni à la maison d'Aresh, elle ne le confond pas dans ce lifjnage.

 côté des Arsacides s'étendait le territoire des Kérazeh. C'est une famille remarquable.

Ils apparaissent comme liés de près avec les Gawides ; ils le sont beaucoup moins avec l'Iran. Ce sont plutôt des associés que des compatriotes des hommes de la Loi pure. Ils font assez bien dans l'ouest le même personnage que les souverains du Kaboul dans Test. Leur nombre est considérable, puisqu'au temps de Cyrus le chef de la maison compte cent cinq fils, qui indiquent autant de branches. Leur étendard porte un sanglier, et leur nom même n'est autre que celui de cet animal , dont le courage aveugle a toujours excité l'admiration de la famille ariane tout entière. Les Scandinaves, qui décoraient de son image, consacrée à Freya, le toit de leurs demeures', le nommaient « Hildigœltr » , le porc des combats. Un grand nombre de pierres gravées iraniennes montrent cet emblème jusqu'à des époques assez basses qui dépassent l'islamisme. Les Turks du quatorzième siècle de notre ère, ainsi que l'a montré le docteur Erdmann, avaient conservé l'usage, en Europe et en Asie, de donner le titre de « Khenzyz » ou a sanglier » , nom identique à Rérazeh, aux guerriers fameux par leur intrépidité. Les Kérazeh portaient donc un nom qui était à lui seul un défi, et il parait qu'ils s'en montraient parfaitement dignes. Malheureusement, *je viens de le laisser entrevoir, ils ne se considéraient pas comme absolument Iraniens , et il en résulta qu'après la mort de Gyrus ils se laissèrent engager dans les rangs Mythiques. On les compta dès lors parmi les hommes du Touran .

Il semblerait que les anciens fiefs de Férydoufi-Phraortes étaient restés dans les mains des descendants de Noouzer,

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