‹ Histoire des PersesChapitre 166 sur 192 · CHAPITRE VII. — RÉGNE DE GAMBTaB. 5Si · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — RÉGNE DE GAMBTaB. 5Si

La conduite extrémemeDt modérée da Diable blanc et la raison qu'il en allègue sont, comme je l'ai dit, remarquables. Un traité avec Kershasep, l'ancien Kereçaçpa qui vivait au temps de Férydoun , n'est pas très-adnmsible; mais il est concevable que, si, comme je l'ai supposé tout à l'heure y la nation que commandait le Diable blanc n'était qu'une de ces bandes errantes vivant un peu sur tous les territoires sans avoir des demeures fixes , elle ait hésité à appeler sur elle la vengeance irrénûssihle de l'Iran par des cruautés dont elle n'avait pas besoin. La politique des tribus est pleine de moyens termes. Obligés de vivre un peu partout, il est naturel que le Diable blanc et ses conseillera aient voulu ménager à la fois et le Mazendéran et l'Iran , afin de pouvoir se couvrir auprès de ce derni^, en cas de retour agressif, du souvenir d'une atténuation dans l'offense.

Quand Zal reçut la nouvelle du désastre , il tomba dans un profond désespoir, et sans s'arrêter à récriminer contre Kaous, qui, dans ses lettres, faisait d'ailleurs bon marché de son imprudence et de sa folie, il chargea Roustem , son fils invincible^ de voler au secours du Grand Roi, et de mettre fin le plus tôt possible à une situation qui pouvait amener les conséquences les plus fatales.

Ici Ferdonsy, il font l'avouer, perd de vue toute conception historique, et laisse son récit se charger de couleurs exclusivement chevaleresques. Il ne s'agit plus pour lui que de glorifier le héros fevori de la nation. Sans mentionner en aucune sorte les forces que le roi du Seystan était en mesure d'envoyer en aide au souverain , sous la conduite de son fils, il montre ce fils tout seul, avec son cheval Rekhs , partant pour délivrer Kaous et l'armée, et raconte la série d'aventures connue sous le nom des « Sept khans v de Roustem , et qui sont autant à la louange de son sagace et vaillant coursier qu'à la sienne*

ton laVRE III. — QUAllUEME FORMATION DE LIRAN.

Ni le Bayard de Renaud, ni le Bride dW de Roland, ni le Rabican de Roger, ne firent jamais mieux.

D*abord, tandis que Roustem est endormi dans un fourré de roseaux au milieu des vastes steppes qu'il traverse, Rekhs tue un lion. Puis homme et cheval, tourmentés par une chaleur dévorante et ne trouvant d'eau nulle part, supportent des souffrances inouïes qui sont sur le point de les faire périr l'un et Tautre, quand la rencontre d'un mouton les sauve. En le suivant, ils trouvent une source et la fin de leur tourment.

Avant de s'abandonner au repos, Roustem recommande amicalement à Hekhs de ne pas profiter de son sommeil pour chercher querelle aux démons errants et se battre contre eux. Jusqu'à minuit, tout se passe bien; mais à cette heure, des serpents attaquent le héros, qui, avec l'aide de Rekhs, les extermine. C'est la troisième épreuve.

Une sorcière tombe sous la main du vaillant aventurier qui la tue. C'est la quatrième épreuve.

Pour la cinquième, il lutte contre des nomades maîtres des plaines, et leur arrache les oreilles, ce qui veut dire qu'il les disperse et les fiait iiiir.

Pour la sixième, il se voit assaillir par le roi du Mazendéran , Arjenk , et le tue.

Pour la septième enfin , il en fiait autant au Diable blanc, et Kaous et les Iraniens sont délivrés par cette main puissante.

Voilà ce qu'on appelle les Sept khans de Roustem.

Rentrons dans l'histoire en suivant les traces mêmes de Ferdousy, et restant dans son sillon, en changeant seulement quelques images et quelques mots pour des indications plus réelles. Kaous-Cambyse , à la tête des vassaux du nord, avait été battu et fait prisonnier; Roustem l'a délivré au moyen des Seystanys. Cependant la puissance du Mazendéran demeure eùtière , et le prince qui a succédé à

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