CHAPITRE VIII. ' MORT DE GAMBYSE
douze nobles perses, sans alléguer aucun prétexte pour une si grande cruauté.
Enfin Hérodote ajoute qu'il voulut faire périr Crésus, et qu'il en donna l'ordre, mais qu'on hésita, de peur que, venant à se repentir, il ne punit ceux qui auraient été trop prompts à obéir. Il se repentit en effet, fut charmé d'apprendre qu'on eût sursis à la condamnation ; mais pour* tant il punit de mort ceux qui s'étaient permis de peser la valeur de ses ordres.
Au milieu de ces violences et de ces folies, Gambyse était triste, comme il arrive d'ordinaire aux êtres dont la raison s'éclipse et reparaît par instants. Il demandait avec anxiété ce que les Perses pensaient de lui et s'ils ne le croyaient pas fou. Hérodote prétend qu'il avait toujours été sujet à des attaques d'épilepsie. Les fantômes de ses victimes le troublaient, et enfin l'heure de sa mort arriva.
J'ai retardé jusqu'à ce moment de raconter les circopstances qui influèrent sur ses derniers jours.