‹ Histoire des PersesChapitre 95 sur 192 · CHAPITRE II. — HiGVE DB FÉRYDOUN. ÎS · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — HiGVE DB FÉRYDOUN. ÎS

aussi , ses pères l'ayant été ayant lui , et ses plus grands exploits jusqu'à la victoire de Férydoun, ceux qui lui avaient déjà acquis toute sa célébrité y s'étaient accomplis en défendant les Hindous-Sanscrits, les Arians du nord de la Péninsule contre les aborigènes du midi , représentés dans les fables persanes, tout aussi bien que dans le Bamayana, par un roi de Geylan. Aussi n'y a-t-il rien d'ex* traordinaire à ce qu'un béros, fort de tant de services rendus à la cause brabmanique , ait trouvé non moins que ses ancêtres quelque gloire au delà de l'Indus, et que son nom ait été conservé avec honneur par les compositions poétiques ou philosophiques de ce grand pays. Indépendumnent même de ce que les Hindous savent des faits qui touchent directement à Kereçaçpa , ils ont eu en vue son peuple quand ils ont parlé de certaines émigrations de Çakas ou Scythes établis à l'époque héroïque dans le Pendjab, où la ville de Çakala avait été fondée par ces envahisseurs. Le Mahabharata en dit encore plus lorsqu'il mentionne un empire nommé le Çakaladwipa, qu'il place, divisé en sept provinces , sur la frontière du B<mi-ouest de l'Inde , ce qui se rapporte bien au Zavfonl et à ses dépendances ; et en montrant les Çakas ainsi domiciliés daoi l'Inde, le narrateur les rattache aux Sogdiens et les Sogdiens à la grande race héroïque et conquérante des Pandavas, par là reconnus pour avoir été des Scydies và4tab]es^

Ce ne fîit pas.senlement dans la guerre que Kershasep fut puissant. Il apJMuralt encore comme le oolonisateur du Seyslan. Il y bAtit des viUes, il y étendit les cultures. Ainsi est heureusement commentée l'observation de sir H. BawUnson sur le nom de cette province. Le savant général retrouve dans la forme arabe « Sedjestan » une forme primitive , « Sekettan » , que Pline a d'ailleurs très-

< LAftBa, owrr. cité, t. I, p. 65M.

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SOe LIVRE II. — TROISIEME FORMATION DE L'IRAN.

bien donnée dans le nom de « Sacastania » , et l'on doit en induire que les Scythes qui avec Kershas^ colonisèrent le pays , se considéraient comme des Saces ou Sakas. La Gluronique de Mohammed-Lary confirme cette notion lorsqu'elle raconte que Férydoun accorda l'empire du Turkestan à un certain Keshtasep, de la race de Dj^n- Shyd, qui fut, dit-il, un des ancêtres des Çamides. Biohammed-Lary recule un peu trop loin dans le nord les domaines de la maison du Zawoulistan; mais il expose su£Bsamment le feit principal en montrant cette £BuniUe parente des Scythes, et de très-près.

L'histoire du Seystan est aussi complète dans son ensemble et remonte aussi haut que celle des pays de l'Elbourz. Elle décrit la contrée avant même le temps de la prise de poasesnon par les premiers Arians, alors que cette terre devint connue sous le nom de Haëtournât, « la lumineuse » . C'était une région presque entièrement couverte par les eaux. Sept rivières , l'Hehnend , le Fourrahroud, le Khekroud, le Héroud, l'Érendab, l'Érenou et le Nérenk, y portaient leurs tributs dans un vaste réservoir qui , à l'époque des crues annuelles , déversait son trop plein dans le lac Hamoun , c'estrà-dire dans la grande mer intérieure, appdée Pouytika. C'est probablement à cette disposition spéciale du pays que les historiens musulmans se sont rattachés pour dire que lorsque Noé fit sortir la colombe de l'arche, c'est dans le Seystan que cet oiseau prit pied d'abord ; le patriarche descendit aussitôt, et, sur le sol délivré du déluge, fit deux rikaats de prières. Dieu sait avec exactitude ce qui en est ; mais il est certain que le pays était riche en volatiles de toutes sortes, et particulièrement en espèces aquirtiques. Un Djemshydite, que l'auteur du Heya-el'-Molouk se plait à confondre avec Salomon, fut séduit par les beautés m^to-* relies du paysage. C'est le moment décrit par le Vendidad

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