‹ Histoire des peuples du NordChapitre 147 sur 206 · CHAPITRE XY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XY

« ni vexés par d’énormes péages. Mes demandes « furent toutes accueillies par l’Empereur et par le « roi Rodolphe, et il fut unanimement convenu entre O les princes, que mes hommes, pèlerins ou mar- « chands, poun'aient à l’avenir aller et revenir de « Rome en pleine sécurité, sans être arrêtés aux « monts et sans payer des taxes illégales.

< Je me suis plaint aussi au Pape des sommes « immenses extorquées à mes archevêques quand ils « se rendaient, suivant l’usage , auprès du Siège « apostolique pour obtenir le Pallium. Un décret « fut rendu pour supprimer cet impôt. Tout ce que « j’ai demandé pour le bien-être de mon peuple, soit « au Pape, soit à l’Empereur ou aux Princes dont on « traverse les possessions pour aller à Rome, me fut € accordé de bon cœur et confirmé par leurs ser- « ments en présence de quatre archevêques, vingt « évêques , et d’une foule de ducs et de nobles. Je « remercie donc Dieu d’avoir si bien réussi dans mes « désirs et d’avoir réalisé tous mes souhaits.

c Maintenant, sachez-le bien, j’ai voué ma vie au » service de Dieu, à gouverner mon royaume avec « équité et à observer la justice en toute chose. Si « par l’impétuosité ou l’inexpérience de la jeunesse, « j’ai quelquefois violé la justice, mon intention est, « avec l’aide de Dieu, d’offrir de justes compensa- « tions. Je prie donc et j’ordonne à ceux auxquels « j’ai confié l’administration de la loi, s’ils veulent « conserver mon amitié ou sauver leurs âmes, de ne « commettre d’injustice ni envers les riches, ni * envei-s les pauvres. Que tous, nobles ou manants.

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c obüenueut ses droits suivant la loi; on ne devra- € jamais s’en écarter, soit par crainte de moi, soit « pour favoriser le pouvoir ou pour remplir mon tré- « sor. Je ne veux pas de l'argent produit de l'inc justice.

< Je suis maintenant sur la route du Danemark, « où je vais conclure la paix avec ces nations qui € font tous leurs efforts pour nous priver de notre

< couronne et de la vie. Mais Dieu a détruit leurs

< espérances ; et j’espère que dans sa bonté il nous « sauvera et humilieia tous nos ennemis. Lorsque « j’aurai terminé avec les nations voisines et arrangé c les affaires de mes États de l’Est, mon intention est « de retourner en Angleterre aussitôt que le beau c temps me permettra de mettre à la voile. Mais j’ai « voulu vous écrire auparavant, afin que tout le « peu])le de mon royaume se réjouisse de ma pros- » péri té. Car vous savez tous que je n’ai jamais épar- « gné ni n’épargnerai ma peine lorsqu’elle aura pour « but le bien-être de mes sujets.

« Enfin, je prie et recommande à tous mesévê- € ques et à mes sbériffs , par la fidélité qu’ils ont e jurée à Dieu et à moi, que les revenus de l’Eglise,

« perçus d’après les lois anciennes, soient payés « avant mon retour , savoir : les Plongh Alms (1),

« les aumônes par charrues , la dîme du bétail de « l’année, — le denier de Saint-Pierre (2), — la dîme

(1) Plough alms (eteemosynac ara(rales) dcoicr payé jadis à Téglise par chaque Plough-land ou Hide (Cowell).

(iVo/c du Traducteur.)

(2) Peier-peticc { Oetiarii saiicii Pétri), appelé en langue Saioiuie

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