CHAPITRE IV
coud volume fut publié en 1818, et contient surtout des poésies mythico-historiques réunies au Niebelungenlied. Un troisième volume a .été publié récemment par le professeur Finn Magmisen , et contient trois poèmes mythologiques, des notes critiques trèsapprofondies, et un dictionnaire de rancienne mythologie du Nord, mise en parallèle avec les systèmes religieux et les rites des autres nations, tels que les Allemands, les Perses, les Indoux, etc., renfermant en outre un aperçu trèspjudicieux des superstitions populaires, et des coutumes en rapport avec les restes de rancienne religion Païenne qui sont encore en vigueur dans l’ancien Nord. Le professeur Magmiseii. Islandais de naissance, célèbre par ses connaissances spéciales dans cette partie, a aussi ])ublié une traduction séparée des chants de l’ancien Eldda en Danois modeme, enrichie de notes explicatives. Une autre édition de l’Edda original a été publiée à Stockholm, en 1818, par le professeur Rask (1) et le Rév. M. Afzélius ; mais le texte diffère un peu de la grande édition de Copenhague dont nous avons parlé ci-
commcncetnent du xvm* siècle) , détruisit uue grande partie des trésors, si chèrement aetpiis, du savant antiquaire; mais, dans son ardeur infatigable, il recommença ses travaux, et bien qu’âgé alors de soixante-cinq ans, il put encore à sa mort (1750) enrichir son pays d'environ 2,000 manuscrits Islandais, en laissant un fonds de 10,000 rix-dollurs pour leur publication. On lit peu de chose pour exécuter les intentions généreuses du testateur, jusqu'à ce qu’une commission, appelée la Commission Arne-llagnœan , {al insülaée par le Roi de Danemark, en 1772. Bientét la publication commença, et celte société a fait imprimer tous les manuscrits les plus importants. Elle existe dans la bibliothèque de TUniversilé de Copcnh.iguc. {Note du Trud.)
(I) C'est la seule édition complète de l'Edda, Snorra-Edda asamt skaldu.
(Note du Traducteur.)
dessus, en ce qu’il est accentué avec plus de soin , distinguant 1’/ du y, I’h du v, Vœ de l’o, etc., et qu’il est eu général plus lisible pour les personnes qui n’ont qu’une légère teinture de l’isiandais ordinaire. Les poésies sont aussi classées dans l’ordre qui se rapproche le plus de l’original, et sont divisées en deux séries ; la première contenant les poésies mythologiques, la seconde les poésies héroïques.
On peut classer en quatre (catégories les poèmes contenus dans le Vieil Edda , en raison de leur style et des sujets qu’ils traitent
1° Les poèmes mysti((ues ;
2“ I es poèmes mythico-didactiques ;
3“ Les poèmes mythologiques ;
4° Les poèmes mythico-historiques.
A la première de ces classifications appartient le Vdlu-spâ, l’oi acle ou projihétie de Vâla, contenant un abrégé de la mythologie de l’Edda , mais d’un style obscur, mystique , souvent inintelligible ou amphibologique comme les vers des Sibylles. Les Scandinaves, comme les anciens Germains, accordaient aux femmes une aptitude particulière pour accomplir les offices et les cérémonies religieuses; ils les entouraient d’un prestige mystérieux et sacré. Tacite parle d’une célèbre prophétesse du nom de Velcda, dont les oracles étaient consultés et suivis aveuglément par les tribus Germaines qui la tenaient en grande vénération (1). Horace fait allusion à une Sibylle Italienne dont le nom se rapproche encore plus de celui
(I) Tacite, Germ. , Vlll.