‹ Histoire des peuples du NordChapitre 32 sur 206 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

t sujet. L’artificieuse Frigga ne perdit pas de temps ;

< elle envoya de suite la nymphe Fulla prévenir « Geirrdvdr qu’un certain magicien viendrait bien-

< tôt à sa cour, sous le prétexte de le visiter, mais € en réalité dans le but de l’empoisonner; ajoutant c qu’il serait facile à reconnaître, — car aucun chien « n’oserait aboyer à son approche. Odin, sous le nom « deGn'mner, vint en effet visiter le roi Goth, mais il « fut bientôt arrêté comme magicien. Geirrôvdr, voy- « lant le forcer à avouer son crime, lui fit appliquer

< la torture en le mettant pendant huit nuits consé- € cutives entre deux feux ardents; mais Gn'mner t refusa constamment de répondre . A cette époque , le « roi avait un fils de dix ans , nommé Agnar, comme

< son oncle ; prenant en pitié les souffi-ances du faux » magicien, il lui donna une coupe d’eau fraîche pour « étancher la soif qui le dévorait. Gn'mner commença « sa complainte, dans laquelle il prédit qu’Agnar « recevrait la couronne des Goths en récompense de sa « bonté. D'ans un style d’une poésie sombre et mélanc colique , il dépeignit alors les douze demeures des « Dieux, avec les différents objets qu’elles conte- « naient, et que l’on suppose devoir représenter les t douze signes du zodiaque et d'autres signes physi- « ques du monde éternel. Après quoi le Dieu reprit

< sa forme céleste, et au moment où le roi, assis

< à ses côtés, ayant sur ses genoux sou épée à moitié

< sortie du fourreau, se levait précipitamment pour € échapper aux flammes qui commençaient à le dé- « vorer, il fit un faux-pas et tomba sur la pointe de « son épée. Il mourut immédiatement. Odin dispa-

« rut, et Âgnar succéda au trône vacant des Goths. * Alvis-mâl est le chant d’Alvis , nain à qui avait été promise la fille de Thor ; il an-ive pour réclamer sa fiancée ; mais il est retenu toute la nuit par les artifices de ce Dieu fourbe et malfaisant qui l’interroge et l’amène à répondre aux nombreuses questions qu’il lui pose sur les différentes terres et les mondes qu’il a visités. Le nain, dans un moment de vanité scientifique , développe ses connaissances en disant les différents noms donnés aux objets de la nature dans les divers langages parlés par les Divinités, les hommes , les géants , les nains et les fées ; composant ainsi une sorte de dictionnaire des synonymes poétiques et mythologiques pour l’instruction et l’amusement de son hôte céleste. Mais en discourant ainsi, la nuit s’écoule, le jour paraît; et comme le nain est un de ces génies qui fuient la lumière du jour, il est obligé de partir sans sa fiancée.

Hyndlu'Ljôd, ou léchant de Hyndla, est un poème obscur et incomplet, contenant les généalogies de quelques anciens rois du Nord que l’on supposait descendre des Dieux.

Le Fjôlsvinns-màl, ou histoire de Fjôlsviunr, est en forme de dialogue dramatique , dans lequel figure une foule d’objets et de personnages mythologiques qui , pour la plupart , sont complètement obscurs et inintelligibles pour nous , car nous ne possédons sur l’ancien système de mythologie à laquelle elle fait allusion, que des coimaissauces inexactes et imparfaites.

Le Hâva-mâl , ou sublime traité d’Odiu , contient

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