CHAPITRE IV
de cuve pour brasser sa bière, le Dieu Thor alla en emprunter une au géant Hymer.
2“ Ægis-Drecka ou Loka-Glespa, la fête d’Ægis ou la querelle de Loki, le principe du mal dans cette mythologie,, et qui est représenté avec tous les attributs caractéristiques de l’ancien Momus ou du Méphistophélès de Goëthe.
3° Hamars-Heimt, léchant de Thrym, où Thor retrouve son maillet volé par les Jotnar, géants ou génies ennemis des Dieux. Ce poëme a été traduit en vers anglais par l’honorable W. Herbert, dans son recueil de poésies choisies de l’Islande.
4” Habards-Ljôd y en forme de dialogue entre Harbard , qui est représenté comme une espèce de Caron, et le Dieu Thor, que le passeur refuse de transporter à l’autre bord. Celte allégorie a probablement pour but de représenter les luttes entre les éléments opposés de la nature.
5" HrafiiagtUder-Odins, ou le chant du corbeau d’Odin, contenant les craintes et les lamentations des Divinités célestes sur leur prochaine destruction, suivie de celle de TUnivers, et leur voyage dans un autre monde, pour consulter les Destins sur cette importante question.
6'’ Skirnis-Fôr , ou le voyage de Skirnir, dans lequel Freyr(l), fils de Niordr , est représenté assis dans sa demeure céleste , regardant une jolie vierge de Jôtunheim {demeure des géants ou génies enue-
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mis des Divinités célestes) qui traverse la maison de son père pour regagner son appartement solitaire ; cette vue le plonge dans une tristesse subite. Niordr, SOU père, prie Skirnir, le serviteur de Freyr, de s’mformer de la cause du chagrin de son maître. Interrogé à cet effet , il avoue qu’il est amoureux , d’une fille des Jotnar ; Skirnir offre d’aller demander pour lui la main de la jeune bile, s’il consent à lui prêter le coursier de race divine qui le portera à travers les flammes mystérieuses qui défendent la demeure de la vierge, et cette épée de trempe céleste qui combat toute seule les géants (c’est-à-dire les ennemis des Divinités célestes). Skirnir adresse à sou cheval une allocution dans le style de celle de Mezentius à son cheval Phœbus ; l’histoire se continue ainsi en forme de dialogue dramatique en quarante-quatre strophes, dans laquelle Skirnir et les génies sont les interlocuteurs, et qui, considérée sous le point de vue poétique , est très-remarquable , et renferme pour celui qui étudie la mythologie- de l’Edda , des idées qui ont été développées au long par les commentateurs instruits.
Dans le Vegtams-Quidâ, Odin est représenté sellant son cheval Sleipner, de la race impure de Loke, pour descendre dans les régions infernales évoquer par des chants Runiques l’âme morte d’une Vâla ou prophétesse, et la forcer à lui révéler le sort de Balder et d’autres événements du domaine de l’avenir qui jettent les Dieux dans le doute et les alarmes.
C’est ce passage que Gray a paraphrasé avec élégance dans les lignes suivantes :