CHAPITRE IV
Vildo ’at ek Valfavthiir Yél franiteljak Foi'uspjùlla lira Thau ek frenist ol-nam.
Les exploits de Yalfathur Je vais raconter,
£t les vieilles légendes Que j’appris jadis.
{Traduction littérale.)
2° Ou bien seuleniciit trois syllabes longues dans les premier et second vers , et quatre dans les troi-
sième et quatrième. .
Oc lil Things ïhridja jofri Hvedrungs mær Or heiroi band.
La fille de Loki (la Mort) Somme le roi de ce monde De comparaître A la barre d’Odin (1).
Le Drôu-quœdi ou « vers héroïque, » avec une variété prodigieuse de mètres d’une longueur différente , fut inventé par les Skalds , qui florissaient après le ix® siècle, et que l’on trouve minutieusement décrit dans l’ouvrage de Snorre intitulé Hattallykli ou clef des mètres , mis en ordre au commencement du xiii® siècle. On trouve un exemple des différentes espèces de mètres dans un poëme curieux de Snorre , inséré dans le Skalda , et contenant une strophe de chaque genre, dont le nombre monte en tout à cent six. Ainsi la mesure employée dans le Fornyrdalag ou « ancienne complainte, » a été remplacée par les stances d’une forme plus moderne; mais elle a été récemment adoptée par Thorlakson , poète Islandais , dans une ti-aduction du Paradis
ni Henderson's leeland, vol. Il, p. 385.
perdu de Milton , dans laquelle le style élevé du poète épique Chrétien a été fidèlement rendu; on peut dire qu’il a trouvé , dans le langage des Skalds ^ un interprète digne de son génie.