‹ Histoire des peuples du NordChapitre 7 sur 206 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

avaient non-seulement renoncé ù toute idée de liberté, mais encore ils courbaient la tête sous le joug honteux de l’esclavage (1).

Tacite parle en outre de plusieurs autres tribus qui faisaient probablement partie de la nation , ou plutôt de la Confédération Saxonne. Toutes adoraient la Déesse Scandinave^ Hertha, ou Terre-Mère , dont la statue, élevée sur un terrain sacré, au milieu d’une île de la mer (2) (sans doute la Zélande) , était adorée avec des cérémonies oceultes et mystérieuses (3). L’attachement général des tribus Scandinaves pour leurs vieilles cérémonies superstitieuses, est un des traits distinctifs de leur caractère. Comme ils n’avaient d’autre temple que la voûte des Geux, dans (les lieux consacrés par la vénération de leurs ancêtres , le symbole invisible de la Divinité , cachée aux yeux profanes par un rideau épais, était adoré dans un bois sacré, situé près d’une île de l’Océan.

Plus loin , le même historien , parlant encore des bords occidentaux de la Baltique, qu’il appelle la mer des Suèves {Suevicum mare), cite les Æstyi (4), dont les habitudes et les mœurs ressemblaient beaucoup à celles des Germains Suèves, et dont la langue avait quelque analogie avec celle des Bretons. Les Æstyi adoraient la Mère des Dieux, et portaient en son honneur l’image d’un porc, animal consacré à la

(1) Tacite, Germ,, cap. XLIV.

(2) Hertha et Herla. U y avait, en outre, dans cette Ile, un bois qu'on

appelait castum nemits. [Noie du Traducteur.)

(3) Tacite, Germ., cap. XL.

(4) Æslii, peuple de la Sarmatie Européenne, Finnois d'origine, a donné

son nom à l’Esthonie. {Note du Traducteur. )

déesse Freya dans la Mythologie du Nord. Ils recueillaient , sur les bords de la mer, l’ambre jaune rejeté par les vagues, et s’étonnaient du prix élevé dont le luxe Romain payait cet omementqui, pour eux, était de si peu de valeur (1).

Ce fut de la Chersonèse Cimbrique , la péninsule moderne du Jutland, que s’élança, au dire des Romains, cette fameuse nation des Cimbres qui, formant une armée formidable, envahit l’Italie un siècle avant l’ère Chrétienne. * Ce n’était pas ime petite tribu, » dit Tacite , c mais puissante et renommée , grande « nation par sa gloire. Il reste d’immenses vestiges « de leur vieille renommée : des camps sur deux « rives à la fois , des enceintes dont l’étendue peut

< servir à mesurer la multitude et les forces de ce « peuple, et rend croyable la grandeur de ses armées. « Rome comptait six cent quai*ante années d’exis- « tence lorsque , pour la première fois , on entendit « le bruit des armes Cimbres. Cecilius, Metellus et

< Papirius Carbon étaient consuls. De cette époque € au second consulat de l’empereur Trajan, on « compte près de deux cents ans , tant la Germanie « a été longue à vaincre. Durant ce grand laps de € temps , les pertes furent nombreuses et récipro- « ques. Ni les Samnites , ni les Carthaginois , ni les « Espagnes, ni les Gaules, ni môme les Parthes, ne « nous donnèrent de si fréquents avertissements; « car la liberté Germanique est plus opiniâtre que € la maison de Ârsacides. Si j’excepte le massacre

(i) ïacil., Getm., cap. XLV.

CIIAPITHE I.

* de Crassus , que peut nous opposer l’Orient ,

< l’Orient perdant son roi Paeorus , l’Orient abattu « sous les pieds de Ventidius? Mais les Germains c ont enlevé au peuple Romain cinq armées consut laires ; à Auguste , Varus et trois légions ; et ce n’a « pas été sans perte que Marius dans l’Italie, César « dans la Gaule, Drusus, Tibère et Germanicus,

< dans leur propre pays , leur ont porté de si rudes t coups. Plus tard, ils dédaignèrent les grandes me-

* naces de guerre de Caligula; nos discordes et nos

* guerres civiles leur fournirent une occasion de

< sortir de leur repos ; ils forcèrent les campements « d’hiver de nos légions, et aspirèrent à la conquête « des Gaules, ülais ils en furent de nouveau chassés, « et, dans ces derniers temps, on en a plus triom-

* phé qu’on ne les a vaincus (1). >

Tacite hésite à reconnaître dans les Finnois (2) une tribu Sarmate ou Germaine; Ptolémée la place dans les parties sud-est de la Lithuanie, Tacite encore plus au nord. C’était, suivant le récit de l’iiistorien, un peuple sauvage , croupissant dans une hideuse et dégoûtante pauvreté. Il n’avait ni armes, ni chevaux, ni demeures ; mangeant l’hei’be des champs , couchant sur la terre, vêtu de peaux de bêtes féroces. Sa seule croyance était dans ses flèches, dont la pointe était, à défaut de fer , fabriquée avec des os. Hommes et femmes chassaient ensemble et partageaient le produit de la chasse. Les jeunes enfants n’avaient d’au-

(ï) Tacite, Gerni., 56. Traduction Nisard, Dubothe!, 18i0- (2) Finnois, Femii ou Fetiuii, peuples du nord de nCuropc; ils habilaiciit la Finningia, aujourd'hui la Finlande. Phne^ IV, c. 15. (.Yofe du Trad.)

10 IllSTOlUE DES HOMMES DU NORD.

ti'(*s abris contre les hôtes fauves et les intempéries (les saisons, (pie les courbures entrelacées des arbres, qui (Icvcnaient, en môme temps, et leur berceau dans renlanco cl leur dernière demeure dans la vieillesse; cl cependant ils trouvaient leur condition plus heureuse que ceux qui, « cultivant les champs, et abrités sous des toits, étaient alternativement esclaves de l’espoir et de la crainte (1). »

Tels sont en substance les renseignements imparfaits (jue l’on peut recueillir dans les écrivains cla.ssi- (pies de la Grèce et de Rome sur l’ancien Nord. A l’époque de la décadence de l’empire Romain, Procope, secrétaire de Bélisaire, écrivait l’histoire des guerres qui amenèrent l’établissement du royaume des Goths en Italie et des Vandales en Afrique; il parle, des Goths, des Vandales et- des Gépides (2), comme ne formant réellement qu’un seul peuple au point de vue de l’origine , du langage , des mœui s et des institutions qui leur étaient communes. « Ce sont en général, » dit-il, « des hommes bien faits, au port majes-

< . lueux et imposant, aux cheveux rouges ou blonds. « Ils sont gouvernés par les mêmes lois et les mêmes « coutumes ; pratiquaient, dans le principe, la même tt religion Païenne , et suivent actuellement la reli- « gion Chrétienne Arienne; ils parlent tous cette

< langue appelée Gothique, et se considèrent comme « une seule nation descendue d’une souche com-

(I) Tacilc, Germ., 40.

(Si Selon quelques auteurs , GépUie signifiait paresseux , et les Goths avaient donné ce nom à ceux dVntre eux qui, au lieu de marcher vers les frontières Romaines, restèrent dans leurs fo)ers et ne les suivirent que longtemps après. (.Vote du Traducteur.)

CllAPlTUE r. Il

« iiiuiie. » Il raconte l’émigration et les courses vagabondes des Hérules (1) aux v® et vi® siècles , qui, allant des bords du Danube à l’Océan Septentrional, vers la contrée des Danois , traversèrent la mer pour venir s’établir dans l’île de Thulé, qu’ils occupaient à l’époque où vivait Procope. Il ajoute que l’île de Thulé était dix fois plus large que l’ancienne Bretagne; qu’à la mi-juin le soleil ne se couebait pas pendant six semaines, mais qu’au solstice d’hiver il ne paraissait pas pendant le même espace de temps ; il mentionne aussi le grand festival de JulouYule(dont nous parlerons plus tard), célébré par les Hyperboréens lorsqu’ils attendaient le retour de cet astre bienfaisant (2). Les parties septentrionales de cette île étaient entièrement inhabitées. La partie habitée était partagée en trois nations ou tribus : chacune d’elles avait son Roi. Il cite entre autres les Skrithfinni (3) , auxquels il rapporte tout ce que Tacite

(1) Hérules, Hcruti, une des nations barbares du nord de l'Europe qui

allaqucreiil l'Empirè dans sa décadence; ils parurent pour la première fois sous le régne de Gallien, qui les battit. Ils firent depuis diverses excursions eu Occident et en Orient, cl enfin s’emparèrent de Rome sous Odoacre , le ^ plus illustre de leurs Rois. Ils habitaient au-delà du Danube inférieur, |cl étaient excellents nageurs. (Ao/e du Traducteur.)

(2) Procopius de bello Vandal., lib. I, c. 2. — De bello Gotli. , lib. II, c. U, 15.

(3) Paul Warnefrid , l'historien des I.ongobardiens , dérive ce nom de skriia, sauter, franchir ; il ajoute que ce peuple poursuivait les bêles féroces à l'aide de petites baguettes recourbées qu'il se mettait sous les pieds, et dont il se servait avec une adresse merveilleuse, ce qui s’applique évidemtnent aux patins des Finnois ou des Lapons. Dans le vieux langage Scandinave, » voyager sur des patins » s'appelait « skrida paikidor. » Plutarque dit (Vie de Marius) que les Cimbres , dans leurs moments de loisir, s’amusaient à glisser sur les lianes glacés des Alpes, « malgré les roches saillantes et les pentes rapides des montagnes. » — Wheaton's Scandinavia, 1. 1, p. 72.

(.Vote du Traducteur.)

dit des Finnois; les Gaufen, la tribu la plus nombreuse, et les Hérules, récemment établis à cette époque dans le voisinage des Skrithfinni. Toutes ces différentes nations, habitant l’ile de Thulé, adoraient un grand nombre de Dieux et de Divinités bonnes et ' mauvaises, qui peuplaient la terre, l’air et les eaux, la mer et les fontaines. Elles leur offraient différentes sortes de sacrifices , surtout des sacrifices humains, et leurs prisonniers de guerre 'étaient très-souvent immolés en l’honneur de Mars, qu’elles adoraient comme le plus puissant des Dieux (1).

Cassiodore, le premier ministre de la cour deThéodoric, le roi Goth de l’Italie, flattant l’orgueil des conquérants Barbares, leur donna une histoire nationale, espèce de compilation formée des anciennes complaintes et des nouvelles conservées chez eux parla tradition. L’original de cette histoire est perdu, et l’abrégé de Jornandes ne donne qu’une idée très-inâparfaite de son contenu (2). ülais ce dernier écrivain était lui-méme Goth, et les notes qu’il a laissées sur les émigrations et les courses vagabondes de cette nation , concordent parfaitement avec les traditions anciennes du Nord , telles qu’elles étaient conservées par les auteui-s primitifs. D’après Jornandes, les Goths, sous le commandement de leur roi Série, croisèrent dans les mers du Nord, depuis la grande île

(l)Procopius de bcllo Vandalico, lib. I, cap. 2. — De belle Golhico, lib. II, cap. H, 15.

( 2) Son ouvrage n'esl lui-méme que la copie de Florus avec quelques addi lions cl changemcnls, de manière que l'on peut corriger l'un par l'aulre.

(jVofe du Traducteur )

CHAPlTnE I.

<le Scandie ou Scauzia (Scanie) ; et le lieu où ils débarquèrent sur les bords méridionaux de la Baltique s’appela Gothiscanzia. Ils subjuguèrent les Vandales établis sur les bords de la mer , et plusieurs généra- . tiens après, émigrèrent en Scylbie, sur les bords de la mer Noire, d’où ils s’élancèrent pour attaquer l’Empire Romain. Ils habitaient primitivement des régions diflërentes de la Scandinavie ; aussi étaient-ils divisés en Ostrogoths et Visigoths, — Goths de l’Est et Goths de l’Ouest; — distinction qu’ils ont toujours conservée, quel qu’ait été plus tard le pays qu’ils occupèrent. A l’aide de généalogies ambitieuses et mensongères, ils faisaient descendre leurs princes héréditaires, des dieux et demi-dieux appelés Anses, et célébraient les exploits de ces héros dans des chants et des récits traditionnels (1).

Dans rhistoire du Bas-Empire et, plus tard, de l’Empire Grec, nous trouvons d’autres traces du contact qui existait entre les nations Scandinaves et les conti'ées méridionales de l’Europe. La mer Baltique fut le théâtre de leurs premières expéditions maritimes, et les tribus originaires du golfe de Finlande les saluèrentdu nom justement mérité de Varœngers, Vœringjar, Varangues, ou écumeurs de mer. Dans la dernière partie du ix“ siècle, le chef de l’une de ces bandes d’aventuriers s’établit à Austcrgârd ou Novogorod, fonda la première dynastie des Czars, et, mêlant le sang de ses compagnons Normands avec •celui des Slaves, naturels du pays, enfanta cette na-

(1) Jornandes, de Rebus Gelicis, cap. 5,4. 15, 17. • — Gibbon, Décline and Fali, etc., vol. I, p. 55S.

lion gigantesque, cet empire si puissant aujourd’hui, appelé la Russie. D’autres aventuriers suivirent les traces de leurs compatriotes ; quelques uns traversèrent la Russie (Gardariki) et cherchèrent fortune auprès des empereurs Grecs a Constantinople i ces » monarques dégénérés Jes engagèrent comme gardesdu-corps. Leur troupe se recrutait des bandes nombreuses d’Islandaiç, de Norvs’égiens et de Danois, qui venaient de Hle de Thulé en traversant l’Océan Atlantique et la Méditerranée ; et les braves Varangues défendirent plus tard, avec une fidélité que rien ne démentit, le trône cbancelant des Césars (1).

Dans la dernière partie du v“ siècle de l’ère Chrétienne , l’île de la Rretagne , abandonnée par les Romains, ses maîtres, fut envabie et occupée par trois tribus de Rarbares qui habitaient entre 1 Elbe et la mer Raltique : — les Saxons (2), les Angles (5) et les Jutes. L’histoire de la nation Anglo-Saxonne, qui se forma du mélange de ces tribus , se lie étroitement avec celle des Scandinaves , et oflre un intérêt puissant , car, par son secours , nous remontons à l’origine du nom et de la nation Anglaise. Mais

(1) Gibbon, Décline and Fall, vol. X, ch. 55. — 'Lévôque, Hisloiie de Russie, t. I, p. 16. — Karamsin, Gcschichte des Russischen Rciches, l. I, p. 57-91. — Suhm , Historié af Danmark ,1. II , p. 91 , noie (A). — Gibbon cherche à établir que, parmi ces aventuriers, il y avait des Anglo-Savons; mais, d'après une lecture attentive des auteurs qu’il cite, il nous est impofsible de croire qu'il y ait eu parmi eux une portion assez considérable de Saxons, h moins que ce ne soit apres la conquête Normande ; il est probable cependant qu’il y en eut quel<l«cs uns k une époque antérieure.

(2) Saxons, ou hommes à longs couteaux. Sax , seax, xaclis , une épeecourte; hand sax, un poignard ; ram sn.T, une épée. (Gloss. Waebter.)

(JVotc du Traducteur.)

^3) Angles ou Anghcls, Eu.jla, Auglen. (fiole du Traducteur.)

CIIAPITUE I.

la i-ace des Anglo-Saxons appartient à la famille Teutonique et non à la famille Scandinave ; et , bien que pratiquant la religion d’Odin , très-répandue à cette éjK)que, ces peuples parlaient un langage parfaitement distinct de l’ancien langage du Nord ou de la langue d'Islande. Les Jutes , qui vinrent des parties septentrionales de la Chersonèse Cimbrique, étaient les moins nombreuses de ces tribus émigi'antes. Les Angles habitaient le duché appelé aujourd’hui Sleswig, qu’ils évacuèrent plus lard entièrement, laissant par cet abandon la contrée complètement déserte. Les Saxons appartenaient à cette tribu de la Confédélation Saxonne qui habitait Nordalbingie ou le territoire situé entre l'Elbe et l’Eyder (1).

Alfred-le-Graud , Roi des Saxons de l’Ouest , fut , après Charlemagne, le premier souverain de l’Europe moderne qui eut les véritables sentiments de ses devoirs , et qui , loin de considérer son rang comme un moyeu de servir son intérêt et son plaisir, n’eut d’autre mobile, pendant toute sa carrière, que le bien-être général de son royaume. A ses talents pour les affaires militaires et intérieures se joignait encore un goût prononcé pour les arts libé-

(1) Rask, Ar.gelsaxisk Sprogirerc, etr. I.c professeur Rask , pour prouver de quelles tribus descendaient les diiïérentes portions de la nation, donne le récit suivant, tiré de la Uironique Saxonne : . I.es hommes de Kent et de " Vr'ight, cl celle tribu des Saxons île l’Ouest appelée encore tribu du Jutland,

• descendent des Jules. Les Saxons de l'Est, du Sud et de l'Ouest tirent leur « origine des vieux Saxons. I.es Angles de l'Est et du Centre, les Mcrciens « et tous les Norihumiiriens descendent des Angles, do I la demeure primi-

• tive est devenue un désert, séparant les habitants du Jutland et les Saxons. « Reda Venerabilis donne un récit sembltdilc do l’origii.e des Anglais dans son Histoire Ecclésiastique, lib. I, cap. 15.

16 niSTOlUE DES HOMMES lU. >OUD.

raux et utiles; son esprit, curieux et avide, dévoré de la soif de connaître , se dirigeait avec une activité toujours nouvelle vers toute chose jwuvant contribuer à l’amélioration de la société. Entre autres traductions des ouvrages latins en langue Anglo- Saxonne, destinés à rinstruclion de ses sujets, il leur donna l’ept/ome de l’ancienne histoire d’Orosius (1), à laquelle il ajouta quelques notes , fruit de ses propres recherches sur la géographie de l’Europe. Alfred intercala dans cet ouvrage le récit qui lui fut fait par Otter (ou Ohter), navigateur INorwegieu, de ses voyages et découvertes, sous le règne d'IIarald-Haarfager. Dans ce récit , Ohter apprit au roi Alfred qu’il vivait à Halgoland, « au nord de tous les hommes du Nord, * vis-à-vis la mer occidentale ; que la terre au-delà du nord était sauvage et ruinée , sauf quelques rares exceptions dont profitaient les Finnas (Finnois) pour chasser dans l’été et pêcher dans l’hiver. Il entreprit une fois un voyage de découvertes autour du cap Nord , et poussa jusqu’aux limites de la mer Blanche (2), à l’est de laquelle il trouva une autre tribu, les Beormas, qui parlaient à peu près la même langue que les Finnois. « Ohter, » dit le Roi, « était un homme « très-riche par toutes les marchandises qu’il possé- <r dait et qui avaient du prix dans ces contrées. Ainsi « il avait, à l’époque où il visita le roi Alfred, six M. cents daims apprivoisés; plus, six cents rennes

(1) Celle (l'aduciion existe encore, cl a été publiée avec une version anglaise. Londres, 1773. Orozius ou Orosc naquit h Tarragoiie en Catalogne, à la fîn du IV' siècle de J. C. ; il fut disciple de saint Augustin et voyagea en Palestine. (Soie du Traducteur.)

(2; En russe^ Itctoe More, grand golfe de l'Océan Arctique. (A', du T.)

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