‹ Histoire des phlegmasies ou inflammations chroniques, fondée sur de nouvelles observations de clinique et d'anatomie pathologique. Ouvrage présentant un tableau raisonné des variétés et des combinaisons diverses de ces maladies, avec leurs différentes méthodes de traitementChapitre 21 sur 61 · EL · texte numérisé non relu

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neuse , par les mêmes lois qui la déterminent dans les membres engourdis par le froid , lorsqu'on les réchauffe avec trop de précipitation.

2. De ne jamais l’administrer par la voie de l'esiomac, lorsque ce viscère est aflecté de gastrite , parce qu'on aurait à craindre , ainsi que dans le cas précédent, un surcroît d'irritation locale ou une torpeur tendant à la gangrène.

5°, D'attendre , pour en faire usage , que les contractions spontanées du canal alimentaire, ou celles que l’on sollicite , afin de suppléer à leur sufhisance, par les émétiques et les cathartiques , aient délivré cet organe de toutes les matières stercorales , et du produit accumulé des sécrétions bilieuses et muqueuses. En eflet , la stupeur que détermine l'opium favoriserait le séjour de ces matières , qui, toujours plus putrides et plus irritantes, pourraient affecter profondément l’organisation de la mem brane interne dans le cœcum et dans la portion inférieure du colon: car ces lieux sont ceux où la rougeur et lulcération sont toujours le plus considérables , et où les amas de lombrics ont coutume de se faire remarquer (”).

4°. De la faire prendre d’abord dans un véhicule

(*) Si la violence des douleurs obligeait de recourir à l’opium avant la fin des évacuations stercorales, il faudrait, aussilôt après son action, placer un purgatif mucoso-sucré (1).

(1) Les sangsues à l’anus sont plus sûres que tout cela.

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adoucissant , lorsque l’éréthisme est encore COnSi-

dérable ; d'augmenter peu à peu la dose Jusqu'à ce

quon obtienne un peu de sommeil , et d'en mo-

dérer, s'il est besoin, les effets stupéfians avec les acides végétaux (*\.

L'opium, en général, introduit dans un estomac sain , après les évacuations suffisantes » et lorsque la réaction sanguine et les troubles nerveux ont été assez Ccalmés, me paraît modifier la dysenterie de la manière suivante.

L'excitation passagère que sa première impression détermine est fort peu ressentie par le colon phlogosé : c’est l'estomac principalement qui doit la supporter; il ne faut pas qu’elle aille jusqu'à aug-

e 9 ° e F 3 e Ê menter sensiblement l’activité de l'appareil circulatoire. Au contraire, la stupeur, toujours plus

prolongée , qui succède à cette stimulation, est partagée par toutes les ramifications nerveuses , et surtout par celles qui se distribuent dans les fibres musculaires et dans les papilles de la partie souffrante. En même temps l’astriction de l'estomac se communique aux capillaires de la muqueuse phlogosée.

L'opium produit donc tout-à-la-fois, 1°. diminu-

tion de la susceptibilité générale ; 2. diminution de

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