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Tube pollinique s’introduisant .ns le nucelle même

Fig. 26D.

Tube pollinique qui a traversé le nucelle.

Fig. 270. Formation de la vésicule qui doitdevenir l’embryon.

O R G A N O Ct R A P H I E ET PHYSIOLOGIE.

le Fuchsia : le dépôt du pollen sur le stigmate se fait donc alors sans obstacle.

Quand les étamines et les pistils ne se trouvent pas rappro- ^ chés l'un de l’autre, la nature inet en œuvre les moyens néces- ! saires pour provoquer ce rapprochement. Aussi obseive-t-on chez les différentes plantes, a 1 époque de la fécondation, des ; mouvements très-curieux et très-variés dans les étamines.

Chez les Orties , les Pariétaires, les Mûriers, les filets de 1 éta- ; mine sont courbés sur eux-mèmes, sous la pression de 1 enveloppe florale. Mais dès que l’épanouissement a lieu, les filets se ; déroulent et projettent le pollen à plus d’un mètre de distance. * Ce n’est là qu’un simple mouvement d’élasticité.

Dans la Rue, au moment de la fécondation, chacune des nombreuses étamines qui constituent 1 androcée, s infléchit sur le « stigmate ; elle y dépose du pollen, et se relève ensuite pour prendre sa position première. Il y a ici un mouvement indivi- j duel et vraiment spontané.

Dans la Fleur de la passion, les styles sont d’abord dressés, mais au moment de l’ouverture des anthères on les voit se courber et s’abaisser vers les étamines, puis se redresser et reprendre leur position première.

Si, dans la fleur de Y Épine-Vinette, on vient à toucher une étamine avec la pointe d’une épingle, on la voit, par un mouvement j brusque, s’appliquer sur le pistil, puis reprendre, au bout de peu de temps, sa position première, qu’elle quittera de nouveau si l'on produit une nouvelle irritation. Il y a ici un phénomène d’irritabilité qui n’existe point dans les cas précédemment cités.

Les poils qui recouvrent les styles des Campanules présentent | une propriété singulière. Ils se replient sur eux-mêmes, comme un doigt de gant dont on refoule l’extrémité libre, et dans ce retrait ils entraînent avec eux les grains de pollen, dont ils de- I terminent la chute.

Dans une jolie petite plante de la Nouvelle-Hollande, connue sous le nom de Leschenanthia, le stigmate a la forme d’une coupe et il est bordé de poils assez longs. Au moment de l’ouverture des i anthères, une partie du pollen tombe dans la coupe stigmatique, qui se contracte comme pour les embrasser, tandis que les poi s se rapprochent pour empêcher la sortie de la poussière fécondante.

FÉCONDATION

Dans les faits que nous venons de signaler, ce sont les organes mêmes qui sont en action pour produire la fécondation de la leur. Mais cet acte physiologique est souvent facilité par le concours des agents extérieurs. Les vents peuvent transporter le jollen à une certaine distance, et favoriser ainsi beaucoup la Fécondation dans les fleurs des plantes monoïques, dioïques ou loolygames. Les insectes, par leurs mouvements d’une fleur à {.'autre, deviennent souvent les instruments actifs de la fécondation végétale.

Dans les Orchidées, chez lesquelles le pollen a une structure Ijssi particulière, l'intervention des insectes paraît favorable, mais mon indispensable, à la fécondation.

A l’époque où la doctrine de la sexualité des végétaux, popularisée par Linné, était combattue par quelques esprits arriérés, ■.un patient observateur, Conrad Sprengel, épiait, pendant de longues heures, l’instant où un insecte, arrêté sur une fleur pour y puiser ses sucs odorants, déposait quelques grains de pollen sur le stigmate de cette fleur. Sprengel constatait de cette manière un fait naturel, intéressant sans aucun doute, mais il n’apportait r aucun argument contre la doctrine de Linné, et l’ouvrage qu’il ■publia pour développer tous ses arguments contre la sexualité ( des végétaux, n’amena aucun changement dans le courant des idées nouvelles.

Dans certains climats, les oiseaux-mouches sont d’utiles auxiliaires de la fécondation des fleurs. Enfin, la main de l’homme intervient fréquemment pour pratiquer des fécondations artificielles. .'Nous citerons comme exemple la fécondation des Dattiers , qui est "mise en pratique dans l’Algérie et dans tout l’Orient. Ecoutons, à ce sujet, un botaniste qui a observé les choses sur les lieux :

« C est vers le mois d’avril, dit M. Cosson. (pie le Dattier commence à fleurir et qu’on pratique la fécondation artificielle. Les spathes mâles sont fendues au moment où l’espèce de crépitation qu’elles produisent sous le doigt indique que le pollen des fleurs de la grappe est suffisamment développé, sans toutefois s’être échappé des anthères; la grappe est ensuite divisée par fragments portant chacun sept ou huit fleurs. Après avoir placé les fragments dans le capuchon de son burnous, l’ouvrier grimpe avec une agilité merveilleuse jusqu’au sommet de l’arbre femelle, en s’appuyant sur une anse de corde passée autour de ses reins et qui embrasse a la fois son corps et le tronc de l’arbre. 11 se glisse ensuite avec une

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adresse extrême entre les pétioles des feuilles dont les aiguillons forts et acérés rendent cette opération assez dangereuse, et, après avon fendu a\ec un couteau le spathe.il y insinue l’un des fragments qu’.l entrelace avec les rameaux de la grappe femelle dont la fécondation est ainsi assurée. »

Un phénomène qui se montre assez fréquemment au moment de la floraison, et qui est en relation intime avec la fécondation, est celui de la production de la chaleur. M . Ad. Brongniart a fait k ce sujet des expériences qui sont restées célèbres. Au moment de l’épanouissement, les fleurs de la Colocase odorante présentèrent à cet observateur des accroissements de température qu’on pourrait presque comparer à des accès de fièvre quoti- . dienne. Ces accès se répétaient six jours de suite et avec une forte intensité, presque à la même heure, car c’était entre 3 et 6 heures de l’après-midi que cette élévation de température présentait son maximum. . ..

Des Dhénomènes analogues s’observent au moment de la le-

condation sur les fleurs de nos Soucis vulgaires (Arum vulgme), de la splendide Victoria régla , des Magnolia, etc.

Il est impossible de parler de la fécondation végétale sans citer la plante aquatique connue sous le nom de Vallisnerta spurahs, qui fait depuis longtemps l’admiration des naturalistes, et que

les poètes ont chantée. ,. ..

U Vallisneria est une plante dioïque, c’est-à-dire à individus mâles et femelles existant séparément, qui vit dans les eaux tranquilles de quelques pays du midi de l'Europe prmcipalemenl de la France et de l’Italie (fig. 271). Dans 1 individu femelle le pédoncule de la fleur est très-long ; il a la forme d un fd tordu sur lui-même en spirale. Peu de jours avant a fécondation les tours de spire se déroulent, et le pédoncule s allou e iusqu’à ce que la fleur femelle qui le termine atteigne le niveau d eau et vienne flotter à sa surface. La plante mâle préseide au contraire, un pédoncule très-court, qui n’est suscepUble d’aucune extension; il porte une multitude de petites f t , munies seulement d’étamines et enveloppées par une spath transparente -et fermée. A l’époque de l’épanouissemen , spaihe se déchira, le pédoncule des fleurs mâles " partie supérieure, et les fleurs séparées de la tige s , elue fermées, ressemblant à de très-petites perles blanches, elles

l ig. ‘2TI. l.es noces du Vallisneria spiralis.

leur femelle (jui paraît les attendre. Quand la fécondation a été

ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

opérée, le pédoncule de la fleur femelle se resserre, il rapproche ses tours de spire, et ramène son ovaire au fond de 1 eau

pour y mûrir ses graines. . |

Voilà le phénomène qui a toujours excité la juste admiration

des naturalistes et des observateurs de tout ordre.

C’est au lycée de ma ville natale que j’ai été initié aux premiers ^ éléments des sciences naturelles, par un jeune professeur qui excellait à inspirer à ses élèves le goût de ce genre d’études, par M. Joly, aujourd’hui professeur à la Faculté des sciences de Tou- 1 louse. Les circonstances admirables des noces du Valhsnerm sp iraHs, oubien encore les merveilleusesévolutionsdu Nautile flottant ; sur la mer ou disparaissant dans ses profondeurs, étaient le texte favori des entretiens de M. Joly, pendant nos excursions de botanique et de géologie aux environs de Montpellier, dans le bois fleuri de la Valette, ou sur la butte volcanique de Monfener. Trente ans se sontécoulés depuis ces heureuses journées de mon adolescence, et le souvenir en est aussi vif, aussi présent, que si i’entendais encore retentir à mes oreilles les chaleureuses paroles de notre jeune maître, nous racontant, sous le ciel radieux de nos campagnes, les merveilles de la nature et la puissance de Dieu.

germination.

Pour qu’une graine germe, il faut trois conditions : de la ch.leur de l’air et de l’eau.

Pour que la germination s’établisse et se maintienne, la tempéra,ure ne doit pas être trop inférieure à + 10 on + .5 degrés centigrades, ci elle ne doit pas atteindre +40 on + 45 degré •

L’eau (lui pénètre la graine, à l’intérieur du sol, ran . gonfle toutes ses parties, et permet leur évolution int.me.

L’air est aussi indispensable à une graine pour germer, 1 l’est^ux animaux et aux végétaux pour vivre. Des graines qu Pou enfouit trop profondément dans la terre, et que I on soustta

ir" XÆ atmosphérique ioue pacte de la germination t Le même que celui qu .1 r< mpl dans là respiration des animaux. L’air agit sur les graines P«

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