‹ Histoire des plantes (volume 2)Chapitre 49 sur 93 · R U BI ÂGÉES · texte numérisé non relu

R U BI ÂGÉES

LTne espèce de Rubia ( Rubia tinctorum) est cultivée dans le midi de la France, pour ses racines, qui contiennent un principe colorant d’un beau rouge, dont on fait un usage considérable pour teindre les tissus.

Fig. 317. Sherardia arvensis.

Les Caféiers { Co/fæa ) forment une autre section de la famille des Itubiacées. Ce sont des arbrisseaux toujours verts, dont les feuilles lancéolées, ondulées et glabres, ressemblent à celles du Laurier. Ges feuilles sont opposées et accompagnées chacune de

FAM ILLES NATURELLES

deux stipules latérales. Les fleurs sont blanches, odoriférantes, agglomérées à l’aisselle des feuilles. Le calice est à 5 dents. La corolle est en entonnoir et à 5 lobes. 11 y a 5 étamines et un ovaire biloculaire infère, comme dans 1 eSherardia. Le fruit est une baie rouge, du volume d’une cerise, formée d’une pulpe douceâtre, peu épaisse, qui enveloppe deux noyaux accolés, dont la paroi est parcheminée. Chacun de ces fruits renferme une graine, convexe extérieurement, plane et creusée d’un sillon du côté interne. L embiyon est court, droit et plan a la base d un albumen corné, qui constitue la presque totalité de la graine.

Le Caféier , originaire de l’Abyssinie, fut transporté, au quinzième siècle, dans 1 Arabie, qui devint pour cet arbrisseau comme une seconde patrie.

A côté des Caféiers se placent les Cephælis, petits arbrisseaux habitant les forêts vierges du Brésil, dont les racines, appartenant d ailleurs à plusieurs espèces, sont connues sous le nom de racines cl' Ipécacuanha, ou de Cephælis Ipecacuanha, et très-employées

comme vomitives. C’est dans l’écorce de ces racines, dont la saveur est âcre et l'odeur nauséeuse, que résident les propriétés émétiques de la plante.

C’est encore à la grande famille des Rubiacées qu’appartiennent les Quinquinas , arbres ou arbrisseaux toujours verts, qui habitent les Andes tropicales, entre le 10e degré de latitude septentrionale et le 19e de latitude australe, à une hauteur de 7à 800 mètresau-dessusdu niveau de la mer. Les Quinquinas ont les fleurs (fig. 318 ) régulières et hermaphrodites. Le calice est monosépale et à 5 dents. La corolle, monopétale en forme de coupe, est divisée en 5 lobes. Cinq étamines, alternes avec ces lobes, sont insérées sur le tube corollin et offrent des anthères à 2 loges qui s’ouvrent en dedans. Le pistil se compose d’un ovaire infère, surmonté d'un style, divisé en deux branches stigmatiques. L’ovaire offre deux loges; dans chaque loge est un gros placenta, chargé d’ovules anatropes. Le fruit est une capsule, qui s’ouvre de haut en bas en deux valves ; les graines sont ailées.

Fig. 318.

Fleurde Quinquina.

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