‹ Histoire des plantes (volume 2)Chapitre 56 sur 93 · PR IM U LACÉES · texte numérisé non relu

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de munition, d’où leur nom vulgaire de pain de pourceau; et les Lysimaques, à corolle en forme de roue. Une belle espèce , le Lysimachia vulgaris , croit, au bord des eaux, en France.

Un peu plus loin des Primevères, viennent se ranger les Mou-

Fig. 33d. Primevère officinale.

rons(Anagallis), dontle fruit s’ouvre en travers, comme une boite à savonnette. Le Mouron des oiseaux, qui sert à la nourriture des oiseaux de volière, n’appartient pas au genre Anagallis, mais bien à une petite espèce de la famille des Caryophyllées connue sous le nom de Siellaria media.

FAMILLES NATURELLES

ÉKICINÉES.

Les Bruyères sont des arbrisseaux à feuilles alternes ou opposées, simples et sans stipules. Quelques espèces croissent en Europe, mais le plus grand nombre est originaire du Cap de Bonne-Espérance. La Bruyère cendrée ou Bruyère franche (Erica cinerea ), la Bruyère commune ou Brande (Calluna vulgaris), sont

très-répandues aux environs de Paris. La Bruyère en arbre ( Erica arborea) , propre à la région méditerranéenne, domine toutes les autres espèces par sa hauteur, qui peut atteindre jusqu’à 4 ou 5 mètres. Ses fleurs sont très-nombreuses et leur odeur suave se répand à une grande distance. La Bruyère à balai ( Erica scoparia ) qu’on trouve dans le Nord, l’Ouest et le Midi, tire son nom de son emploi vulgaire; elle croît au sein des bois, dans les lieux stériles et incultes.

Les Erica ont les fleurs régu-lières.

Leur calice est monosépale et divisé en quatre parties, d’ordinaire peu profondes. La corolle de forme variée, globuleuse ou urcéolée, tubuleuse, ou bien en forme de cloche ou de patère, présente 4 lobes, alternant avec les divisions du calice. Ce n’est pas la corolle qui porte, comme cela est ordinaire, les 8 étamines qui composent l’androcée : ces étamines s’insèrent sur le réceptacle. Le pistil se compose d’un ovaire, supère, surmonté d’un style très-étroit, et d’un stigmate en forme de godet ou de bouclier. L’ovaire présente quatre loges, dans l’angle interne desquelles se trouve un placenta, chargé d’ovules anatropes. Il devient un fruit capsulaire, s’ou-

Fig 33t. Bruyère.

ÊRICINÉES.

vrant par le dos; les graines, ovales, réticulées, contiennent un embryon, droit dans un albumen charnu.

A côté des Erica et des Calliina viennent se ranger les Rhododendrons et les Azalées, auxquels nous devons de si belles espèces d’ornement.

Nos Airelles, dont les baies sont acidulées, sucrées, légèrement astringentes, et qui sont employées comme aliment, appartiennent au genre Vaccinium. Leur corolle est en forme de grelot; on y trouve 8 étamines, qui s’ouvrent par le haut; mais l’ovaire est infère.

La petite famille des Épacridées, qui pendant l’hiver embellit les serres enropéennes de diverses et délicieuses espèces d'Epacris, propres surtout à la Nouvelle- Hollande, est très-voisine de celle des Éricinées. Elle s’en distingue surtout par des anthères uniloculaires.

PLANTES DICOTYLÉDONES POLYPÉTALES.

OMBELLIFÉRES.

. L An9éll(lue (fig- 332), jolie plante herbacée cultivée dans nos jardins, est vivace et croît dans les montagnes du sud et de l’est de la France. Sa racine, assez volumineuse, est pivotante. Sa tige, d’un vert bleuâtre, parvient à plus d’un mètre de hauteur. Cette tige est creuse, comme le pétiole des feuilles, qui sont grandes et découpées. Les fleurs de Y Angélique forment de petites ombellules, disposées elles-mêmes en ombelles. Elles sont petites et de couleur verdâtre. Le calice présente un limbe urmé de 5 dents, très-petites. La corolle se compose de 5 pétales libres, elliptiques, entiers, courbés en dedans. Il y a 5 étamines alternant avec les pétales, saillantes, attachées au filet par leur dos s ouvrant en dedans par deux fentes longitudinales. Le pisli se compose d un ovaire infère, surmonté de deux styles rvergents, terminés par un petit stigmate ovoïde. Cet ovaire

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