H OS ÂGÉES
ei astringente; — le Rosier rouge (Rosa gallica), représenté dans la figure 346, dont les pétales sont employés en médecine comme astringents, et désignés alors sous le nom de Rose de Provins : la Rose rouge a été apportée de Syrie en France, à l’époque des croisades ; — le Rosier à cent feuilles ( Rosa ccnti folia).
Fig. 346. Rosier ronge.
originaire du Caucase, dont l’admirable fleur orne tous les jardins; la Rose de Damas ( Rosa damasccno ), nommée aussi Rose des quatre saisons , qui conserve encore quelques étamines non changées en pétales, dont l'odeur est très-suave, et qui sert à préparer par distillation l'eau de rose; — le Rosier musqué ( Rosa moschala), dont on extrait, ainsi que des
35S FAMILLES NATURELLES
deux espèces précédentes , l’huile volatile nommée essence de rose , etc., etc.
Tribu des Ronces. — Les Ronces ( Rubus ) (11g. 347) offrent, comme les Rosiers, 5 sépales, 5 pétales, des étamines et des pistils nombreux. Mais ici le réceptacle, loin d’être creusé en forme de bouteille, se relève en façon de disque ou de cône, sur lequel s’échelonnent les pistils. Ceux-ci se changent, à l’époque de la maturité, en petites drupes, groupées ensemble sur un réceptacle spongieux et persistant.
Les Ronces sont des arbrisseaux sarmenteux et pourvus d’aiguillons, à feuilles alternes, simples, ternées, digitées, à stipules
Fig. 347. Ronce à fleur bleue.
tenant au pétiole, à fleurs terminales ou axillaires, rarement solitaires, disposées en panicule ou en corymbe. On trouve aux environs de Paris la Ronce proprement dite ( Mûre des haies, Rubus fruticosus) , la Ronce à peur bleue ( Rubus cæsius), représentée dans la figure précédente, la Ronce framboisier ou Framboisier ( Rubus idæus).
Dans la Fraise le calice est composé de cinq sépales soudés à la base, et'muni d’un calicule à cinq divisions. Les étamines, qui sont nombreuses, s’insèrent sur le bord d’un réceptacle en forme de coupe, dont la base se relève en fond de bouteille. Des pistils nombreux, uniloculaires, s’insèrent sur la partie
ROSACÉES
convexe du réceptacle, surmontés d’un style latéral; iis se changent, à l’époque de la maturité, en akènes qui, comme nous l’avons déjà expliqué, sont implantés sur le réceptacle, devenu charnu et succulent.
Les Fraisiers sont des. herbes vivaces, gazonnantes, à stolons, à feuilles alternes trifoliolées, quelquefois simples par avortement, à stipules tenant au pétiole.
Le Fragaria vesea , qui est si commun aux environs de Paris , fournit plusieurs variétés connues sous les noms de Fraise des bois, Fraise de tous les mois, Fraise buisson, Fraise fressan. Nous devons au Fragaria chilensis une variété connue sous le nom de Fraise Ananas, dont le fruit est droit, rosé, blanc en dedans, gros comme un œuf de pigeon. La Fraise des collines ( Fragaria collina ), vulgairement connue sous le nom de Craquelin, Fraisier breslingue, est assez rare aux environs de Paris. Son fruit, d’un rouge vif, ovoïde, rétréci à la base, presque dépourvu de carpelles et luisant dans sa partie inférieure, se détache assez difficilement du fond du calice.
Tribu des Spirèacèes. — Les Spirèes ( Spiræa ), qui ont, comme les genres précédents, un calice et une corolle à cinq parties et de nombreuses étamines, offrent ordinairement cinq pistils, rarement 3 — 12. Ils sontsessiles.au fond d’un réceptacle creusé en une coupe peu profonde, et renferment, dans une cavité unique, deux séries d’ovules anatropes, ordinairement suspendus. A la maturité, ils deviennent des follicules, qui s’ouvrent par le sommet, en deux valves.
Les Spirèes sont des herbes, des sous-arbrisseaux ou des arbrisseaux, à feuilles alternes, simples ou composées, à stipules adhérentes au pétiole, ù fleurs axillaires et terminales, disposées en grappes, en corymbes, en panicules, en fascicules, blanches ou roses.
On trouve fréquemment aux environs de Paris la Spirée filipendule ( Spiræa filipendula) , la Spirée ulmaire ou Reine des prés ( Spiræa ulmaria), qui étale au bord des eaux ou dans les prés humides ses" corymbes de délicates fleurs blanches. C’est dans les bois montüeux que croît la Spirée barbe de chèvre ( Spiræa aruncus ), dont la racine était vantée jadis comme tonique et fébrifuge.