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CIRCULATION

«t pleine Ae liquides, et ces sucs s'écoulent et se répandent au dehors par la plus légère blessure. Au printemps, la ri^e et d'autres végétaux plourenl, selon l'eipression pittoresque consacrée par l'usage. Mais lorsque les feuilles ae sont développées, l'active èvaporation qui se fait à leur surface, entraîne les liquides à l'extrémité du végétal, d'où ils s'exhalent en vapeurs. Uors la vigne et autres plantes ne pleurent plus quand on les blesse.

Quand les rameaux se sont développés et consolidés, le mouvement de la sève se ralentit. 11 se réveille quelquefois vers ia fin de l'été, lorsque, le printemps ayant été hfltif, les malériaux que la plante avait préparés pour la végétation de i'aanèe suivante, sont prêts trop tât, et mis. prématurément enœnvre. Après la chute des feuilles et quand l'approche de l'hiver abaisse la température extérieure, le mouvement de la sève s'arrête totalement. L'arbre arrive peu à peu à un état' de repos presque absolu, qui n'est pas la mort, mais l'attente duréïeil.

MODE d'accroissement DES VÉGÉTAUX.

Les végétaux s'accroissent au moyen des matériaux nutritifs élalwrés que leur apporte la sève descendante. Il faudrait entrer dans des développements bien longs et bien difSciles pour exposer toutes les études que les botanistes ont faites concernant l'accroissement des végétaux. Nous serons forcé de nous borner ici à exposer l'état actuel de nos connaissances sur le mode d'accroissement des arbres de nos pays.

Les arbres s'allongent par le développement des bourgeons (fui les terminent. On voit les intervalles, d'abord très-courts, qui séparent les points d'insertion des feuilles, devenir peu à peu de plus en plus grands, jusqu'à un certain degré de développement, qu'ils ne dépassent plus.

Hais comment se fait Taccroissemeat des arbres en diamètre on en lai^ur? Ce point exige un plus long examen.

Si l'on étudie la structure intérieure d'un rameau d'une année.

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128 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

chez un arbre de nos bois, on trouve, vers la fin de cette année, que ce rameau est disposé comme il suit. On y voit une moelle, un cercle (ibro-vaaculaire muni de trachées à sa face interne, des rayons médullaires étroils traversant le cercle ligneux, pour se perdre dans l'écorce, qui est composée de l'épiderme, du suber, de l'enveloppe herbacée et du liber. Mais entre le système ligneux et le système cortical on peut constater, en outre, la présence d'une zone spéciale formée de cellules très-délicates, h parois molles et transparentes, et qui, au printemps, est comme baignée dans un liquide abondant provenant de la sève descendante et que divers botanistes désignent sous le nom de cambitun.

Fig. 130. Coupe horliont*]e el IraniTcnale d'une lige d'Érable d'un >n et demi.

Celte dernière couche est d'une importance capitale. En effet, insensiblement et par les seuls progrès de la végétation, on voit dans le cours de la seconde année celle zone intermédiaire, qui a reçu le nom de :one génératrke et qui est placée entre le système cortical et le système ligneux, devenir le siège d'une formation double : l'une corticale, l'autre ligneuse.

La figure 132, qui nous a servi à mettre en relief les divers éléments d'une tige d'arbre, montre fort bien aussi son mode de développement. La partie embrassée par l'accolade l représente le bois et l'écorce de la première année ; la partie embrassée par

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