‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 16 sur 64 · R6AN0GRAPHIE ET PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

R6AN0GRAPHIE ET PHYSIOLOGIE

L'inflorescence du Myosotis on de VHéUoirope est également une cime. Comme dans ces plantes l'axe multiple de l'inflorescence va souvent jusqu'à former un véritable enroulement, qu'on a comparé très-mal à propos à celui de la queue d'un scorpion, la cime du Myosotis, de YHéliolrope, etc., porte le nom de scorpioïde (fig. 148),

Sp«tbe d'A

Dans le Marromiisr d'Inde, l'axe principal porte un nombre indéterminé de petites cimes scorpioïdes. C'est une inflorescence mixte entre les deux formes pnncipales que nous avons indiquées jusqu'ici : c'est une grappe de cimes scorpioides.

On donne le nom général d'involucre à un ensemble plus ou moins considérable de bractées, disposées en verticille sur un

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on plusieurs rangs, qui entourent et semblent protéger les fleurs (capitules des composées). Cependant, dans le groupe nalurel des Arums, l'involucre est monophylle et se nomme spalhe. 11 enveloppe l'inllorescence avant l'épanouissement des fleurs. Nous représentons (fig. 149) la spathe de Y Arum macu- Uuum.

Nous craindrions de fatiguer l'attention du lecteur en insistant davantage sur l'inflorescence, sujet que nous n'avons fait qu'elfleurer, et qui a été l'objet des études les plus approfondies de la part des botanistes.

Mais arrivons à l'étude des parties constitutives de la fleur.

l>e calice est l'enveloppe la plus extérieure de la fleur. Il n'a ni Hfonnes élégantes, ni les couleurs variées de la corolle. Presfl^e toujours il se confond, par son aspect et sa couleur, avec le ■^OQcyig^ dont il ne paraît qu'un simple prolongement, un TÎOouissement, qui se subdivise ensuite en plusieurs lobes. (fes formes rustiques du calice conviennent d'ailleurs à ses fonctions. En général, ce n'est pas l'élégance ou la délicatesse, mftis bien la force et la solidité, qui peuvent protéger ou défendre. Formant l'enveloppe la plus extérieure de la fleur, le calice doit être constitué de manière à résister aux actions du ûetiors, 11 est vrai que le calice de quelques plantes, telles que « fKc/tîi'a, YHoTtensia, rivalise d'élégance et de beauté avec la corolle ; mais ce sont là des exceptions aux faits habituels.

Le calice esldonc l'enveloppe extérieure de la fleur; ses diverses parties portent le nom de sépales.

Ces sépales ne sont que des feuilles modifiées. Qu'on jette les yeux sur un bouton de CamelUa (fig. 150); la même structure, Is même nervation , presque la même forme, sont propres à la fois aux cinq sépales de la fleur et aux bractées qui les accompagnent. Dans la Pivoine, dans la DigUak (iig. 151), il y a une •^ssemblance ou une transition insensible entre les bractées et

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Ii2 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

les sépales. Or on observe tous les passages d'aspect, de forme,

de grandeur, entre les bractées et les feuilles, et nous sommes

conduits, de celle manière, à considérer le calice des fleurs

comme provenant de la modification des feuilles.

Le calice semble quelquefois ne former qu'un seul et même

tout; d'autres fois il paraît plus

ou moins profondément divisé.

Dans le premier cas, il est dit

monosépale, dans le second pofy-

sépale.

La fleur de la Primevère (fig. 152) a un calice monosépale; celle du Lin (fig. 153) a un calice polysépale.

Les anciens auteurs considési. raient le calice comme un or-

* '**''"*■ gane unique, qui pouvait se découper plus ou moins profondément. C'est à cette idée fausse que sont dues les expressions défectueuses de lanières, découpures, lobes, denta. par. lesquelles on a indiqué les parties libres des folioles du calice réunies en un seul tout. Les découpures,

:b du Camélia. Callee <l<

FiB-l:

polysëpile ài

la PrimeTèro.

en en"et, ne se font point du haut en bas. Lorsqu'un calice quelconque commence à nattre, ses éléments, ou sépales, sont toujours libres. Ils demeurent isolés jusqu'à la fin du développement si le calice doit être polysépale; mais ils sont soulevés, à un certain moment, par une sorte d'enceinte si le calice doit être monosépale.

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Sans nous arrêter ici sur les formes diverses des sépales, nous nous conlenterons de dire que ces organes deviennent, pour ainsi dire, méconnaissables dans les Valè-ianes (fig. 154), les Séneçons (fig. 15^), et une fouie d'autres plantes voisines de

fig. ISS. CaliCB h algntla d« Sencfaii.

I Ljumaqas. Fig. 1}T. Calice ûrêguJicr da l'Aconit

cette dernière Ils se présentent, en effet, dans ces plantes, comme une touffe de soie ou de poils que l'on appelle aigretu, et si l'on n'arrivait peu à peu à cette curieuse modification par une série d'exemples convenables, il serait bien difficile, dans ce cas, de rapporter les sépales à leur véritable origine.

Le nombre des sépales du calice est extrêmement variable. On en compte deux dans la Chélidoim, trois dans VÈpliémère de Virginie, quatre dans YÈpilobe, cinq dans l'Ellébore, six dans VÈpine-vinelle, un nombre plus considérable dans les Cactus.

Quant à leur disposition sur le réceptacle, les sépales sont, tantôt en veriicille, c'est-à-dire plusieurs placés à la même hauteur si le réceptacle est conique, ou à égale distance du centre si le réceptacle est plat, tatitdt disposés en spirale, c'est-à-dire

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15(. ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

placés à des hauteurs ditTérentes, de façon que la ligne qui joint letirs points d'insertion soit une spirale.

Les sépales sont enfin égaux entre eux, insérés à la même hauteur, à la môme distance, libres ou soudés; ou bien ils ne présentent pas un accord parfait à ces divers points de vue, et déterminent ainsi des calices réguliers ou irréguliers. Celui de la Lysimague nummulaire (fig. 1 ES) est régulier, celui de VAconil (fig. 157) est irrégulier.

Dans le Pavot, le calice tombe avant l'épanouissement de la fleur; dans les Rmonculn il ne se détache qu'après la fécondation de la fleur; dans les Physalis, il persiste autour du fruit et prend beaucoup d'accroissement, en même t«mps qu'il se colore en jaune ou en rouge.

Ce dernier phénomène de coloration nous conduit à une remarque qui a son intérêt. Dans un certain nombre de cas où le calice et la corolle existent simultanément dans la fleur, le calice devient coloré, et revêt ainsi l'apparence de la corolle. Le calice de la Grenade, celui du Fuchsia, sont rouges ; celui du Pied eCAlouelte, celui de V Aconit, sont bleus.

Le calice peut être coloré lors même que la corolle manque. C'est ce qui s'observe dans le Populage.

C'est particulièrement à la corolle que s'applique ce que nous avons dit du charme séduisant des fleurs; c'est sur cet OT^ne que la nature prodigue les plus brillantes couleurs. Toutefois, malgré la beauté et l'élégance de formes que nous admirons en elle, la corolle, quant à ses fonctions, n'est que l'enveloppe immédiate d'organes plus importants, qu'elle défend et protège, de concert avec le calice, contre l'action des causes extérieures. Quand le phénomène fondamental de la fécondation s'est opéré, quand l'ovaire, fécondé, commence à grossir, et peut opposer par lui-même une résistance suffisante, la nature, qui ne souffre rien d'inutil», fait disparaître cette élégante décoration. La corolle se fane, se flétrit et tombe. Si elle persiste quelquefois un

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certain temps après la fécondation, ce n'est probablement que pour réfléchir dans l'intérieur de son tube les rayons de la chaleur extérieure, pour les concentrer sur l'ovaire fécondé et en accélérer ainsi le développement.

La corolle est l'enveloppe immédiate des organes essentiels de la ileur. Elle se distingue généralement du calice en ce qu'elle est d'un tissu plus délicat. La corolle seule constitue la Qeur pour les gens du monde; mais pour le botaniste, une élamine et un pistil sont l'essence de la fleur, car, sous l'influence de l'étamine, le pistil doit donner un fruit, dont les graines perpétueront l'espèce.

Les pétales sont les organes dont l'ensemble constitue la corolle. Ils tirent leur origine, comme les sépales, de feuilles modifiées. C'est ce qu'il est aisé d'établir. Dans certaines fleurs, comme dans le Calycanihus, par exemple, on voit les pétales se nuancer si bien avec les sépales, que l'on ne saurait dire où finit le calice et où commence la corolle. En effet, les divisions eziernes de ces fleurs sont verdâtres, les internes sont pourprées, el il est impossible de rapporter les divisions intermédiaires plutôt à l'une qu'à l'autre des enveloppes florales. Comme les pétales se nuancent avec les sépales, ceux-ci avec les bractées, celles-ci avec les feuilles, il faut en conclure que les pétales sont bien réellement des feuilles modifiées.

De même que les feuilles, les pétales nous offrent les formes les plus diverses, les grandeurs les plus variées. Ce sont ordinairement des lames linéaires, oblongues, elliptiques, ovales, arrondies, etc.; quelquefois ils deviennent naviculaires, comme izQs h Btumenbachia ùisignis. T3nt6t ils prennent la forme d'une cuiller, comme dans le Dielylra spectabilis {fig. 158); tantôt ils offrent deui lèvres, comme dans la A'igeiie (ûg. î59); tantôt ils se prolongent en cornet, comme dans VAncolie (fig. 160) ; tantôt enfin ils se façonnent en casque, comme dans YAconil (fig. ,161 ).

Les pélales sont, comme les feuilles, entiers ou découpés. Ils présentent, comme elles, une sorte de charpente, si l'on peut donner ce nom à ces arborisations vasculaires. déliées, qu'on n'aperçoit souvent avec une netteté suffisante qu'en plaçant le pétale entre l'œil et la lumière, c'est-à-dire en le regardant par transparence.

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U6 ORGANOGRAPHIK ET PHYSIOLOGIE.

Ce somles nervures qui déterminent la forme que revêt le pétale. Les trois figures 162, 163 et 164 donnent une idée des trois formes principales de distribution des nervures. On sait que dans la Giroflée le pétale s'allonge, à sa partie

Fig. Ii«.

FIg. IS». PéUl

PriUle

d« 1. Nigelle

dn Dislrtn.

du cbampi.

inférieure, en une partie effilée qu'on appelle onglet, la partie élargie du pétale prenant, dans ce dernier cas, le nom de

liélala t onfclct

limbe. Les pétales de Ceraslium precox et de VElUbort d'hiver n'ont aucun onglet, et, comme on le voit, sont réduits au limbe.

Le nombre dés pétales dans la corolle varie beaucoup. Par-

DiplizsdbïCoOglC

fois très-nombreux, et alors disposés en spirale, Ils sont le plus souvent en petit nombre, et alors disposés en verlicille. Dans les Cactus, les pétales sont estrèmement nombreux et disposés en une spirale qui continue celle des sépales. Dans le Géranium {fig. 165}, la Yioletle, la Giroflée (fig. 166), les pétales sont au nombre de cinq seulement, et disposés en verticille.

lig. lei. Fleur de Oéranium. Fig. IM. Fleur de Giroflia.

De même qu'il existe des calices monosépales et polysépales, les corolles peuvent être monopétales ou polypélales. La fleur du Oéranium {fig. 1 65), celle de la Rose, de l'Œillet, ont leurs pétales parfaitement distincts, de telle sorte qu'on peut détacher l'un d'entre eux sans intéresser les autres. Au contraire, les Lilas (fig. !67),' Primevère, la Belladone, ont leurs pétales réunis entre eux par leurs bords, si bien qu'on ne peut enlever un pétale sans entamer l'un des voisins.

A l'origine du développement des fleurs, les pétales sont toujours libres. La transformation d'une corolle d'abord polypétale en une corolle monopétale se fait chez la jeune plante, comme nous l'avons indiqué déjà pour le calice , c'est-à-dire que les eitrémilés libres des pétales sont soulevées et réunies en un même tout par une membrane commune continue.

On a remarqué que les sépales se développent successivement sur le réceptacle , tandis que les pétales y apparaissent, au contraire, simullanémenl. Ce fait peut nous aider à résoudre un problème qui a fort préoccupé les anciens botanistes.

Dans le Lis {fig. 168), par exemple, les enveloppes florales se

168 ORGANOGRAPBIE ET PHYSIOLOGIE.

composent de six divisions, blanches, d'un tissu délicat, analogues à des pétaies. L'ensemble de ces divisions constitue-t-il une corolle? Nullement. Sans parler des différences de forme, de grandeur, de structure et de position, qui n'échappent point aux yeux d'un observateur attentif, on a pu constater que les . pièces du verticillc externe du Lis se développent successivement comme des sépales, et que les pièces du verticille interne se développent simultanément. On a conclu de cette observation, qu'en dépit des apparences il y a dans le Lis un calice et une corolle, en d'autres termes ime corolle pélatoïde.

Flg. l«ï. CDra)le pétilolde du Lis.

Dans les Joncs, à l'inverse de ce qui se passe dans le Lis, on trouve une sorte de double calice. Des considérations analogues h celles qui précèdent ont porté à accorder à ces plantes une véritable corolle. Il faut donc admettre que dans le lis le calice est blanc et pcialoïiie, que dans le Jonc la corolle est verte et sépalolile.

Jetons un coup d'œil sur les formes principales de la corolle. Lorsqu'elle est monopétale et régulière, les six formes principales qu'affecte la corolle n'ont pas besoin d'être décrites autrement que par la figure que nous allons en donner et l'adjectif qui les qualifie.

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La corolle est infundibuliforme^ c'est-à-dire en entonnoir, dans le Tabac {fig. 169) ; iut)uleuse dans la grande Consoude (fig. 170) ; campanuUe, ou en forme de cloche, dans le Liseron (Gg. 171) ou dans la Campanule; hypocratériforme, ou en forme de coupe, dans lei.iiaj{Gg, 172), ou dans le Jasmin; rosacée dans la Bourrache (Sg. 173) ou la Lysimaque; wcéolée d&ns l'Arbousier (fig. 174).

Lorsque la corolle esl monopétale et irréguliëre , ses formes principales se réduisent à trois. Dans la Sauge (fig. 175) ou le lamium, etc., le limbe corollin placé au sommet d'un tube plus ou moins allongé se partage transversalement en deux parties qu'on appelle lèvres : la lèvre supérieure, présentant deui divisions, est constituée par deux pétales réunis presque jusqu'au

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160 ORtiANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

sommet; la lèvre inférieure, présentant trois divisions, est constituée par trois pétales réunis plus ou moins haut- Cette corolle, dite labiée, caractérise un groupe très-important du règne végétal.

Dans le Muflier ( fig. 176 ), la gorge de la corolle labiée, au lieu d'être largement ouverte, est fermée par un reudement de la lèvre supérieure.

c Parmi les monopétales irrégulières, dit Jean-Jacques Rousseau, il y a une famille dont la pliysiooomie est si marquée qu'on en distingue aisément les membres à leur air. C'est celle à laquelle on donne le nom de fleurs en gueule, parce que ces fleurs sont fendues en deux lèvres dont l'ouverture, soit naturelle, soit produite par une légère compression des doigts, Jeur donne l'air d'une gueule béante. Cette famille se subdivise en deux sections ou lignées : Tune des fleurs en lèvres ou lahiiei, l'autre des fleurs en masque ou ptrsonnéts; car le mot latin fxn-ïona signifie un masque, nom très- convenable assurément à la plupart des gens qui portent parmi nous le nom de personnes. ■

Dans la Cfticorè?, ou le Pissenlit {ii%. 177), la corolle, cylindrique à sa partie inférieure, se fend d'un côté, et s'étale en une lan-

cvo

Fig \tt. Fig, iTT.CarcUt ligulM

corolle du Muflier. du PisacaliL

guette plate, que terminent quelques petites dents. Cette corolle est dite ligulie. Cette forme de corolle appartient à un nombre considérable de plantes qui composent le plus vaste groupe naturel de tout le règne végétal, celui des Composées. Toumefort avait distingué dans les corolles polypétales rega-

rd byCooglc

lières, trois formes principales, qu'on retrouve dans un grand nombre de fleurs, en général, dans celles d'une même famille. Lescorolles cruciformes ont quatre pétales ^^ ^

disposés en croix et ordinairement munis d'un onglet, caractère propre aux plantes du groupe des Crucifères. La figure 178 représente la corolle cruciforme de la Moutarde. Les corolles caryophylUes ont cinq pétales à onglet très-long, caché par le calice, f-a figure 179 représente une corolle de ce genre, celle de l'ÛEi/ief. Les corolles ros<Kéts ont cinq pétales, sans ■'i*- "•■ corou. d.M«urde. onglets et ouverts, disposés comme dans la Rose simple (fig. 180).

Tournefort avait également classé toutes les modiGcations de la corolle polypélale irrégulière sous deux noms particuliers : elles étaient papi/wHioi^eM ou auomo/ps. Le Pow (fig, 181 et 18t) a une corolle papilionacée, V Aconit une corolle anomale. Arrélons- ™us un instant sur la première forme.

.' f^i"einière pièce de la corolle, dit encore Jean-Jacques Rousseau "S sa troisième LtUre tnr la Bolaniqw., est un grand et large pétale qui y* >*s autres et occupe la partie supérieure de la corolle, à cause de ; "" M {çi-and pétale a pris le nom de pavillon. On l'appelle aussi Vélen- ^' ■ " 'îiudniit se boucher les yeux et l'esprit pour ne pas voir que ce

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162 ORGANOGBAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

pétale est ]?t romme un parapluie pour garantir ceux qu'il couvre des principales injures de l'air-

Fig. ISl. Fig. ISt.

Corolls papillon icë* DIvtrees parties

du Pois. de )■ corolla du Pais.

< Eu enlevant ce pavillon, vous remarquerez qu'il est emboitê de chaque cdtê par une petite oreillette dans les pièces latérales de manière que sa situation ne puisse être dérangée par le vent.

■ Le pavillon ôté laisse à découvert ces deux pièces latérales auxquelles il était adhérent par ses oreillettes. Vous trouverez , en les détachant , qu'emboîtées encore plus fortement avec celle qui reste, elles n'en peuvent être séparées sans quelque effort. Aussi les ailes ne sont guère moins utiles pour garantir les eûtes de la fleur que le pavillon pour la couvrir.

» Les ailes 6tées vous laissent voir la dernière pièce de la corolle, pièce qui couvre et défend le centre de la fleur et l'enveloppe, surtout pardessus, aussi soigneusement que les trois autres pétales enveloppaient le dessus et les côtés. Cette dernière pièce, qu'à, cause de sa forme on appelle la nacelle, est comme le cotIVe-fort dans lequel la nature a mis son trésor à l'abri des atteintes de l'air et de l'eau. >

Rousseau décrit ici la fleur du Pois, comme application des principes qu'il vient de poser.

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ÉTAMINK.

L'élamine (Gg. i 83) se compose ordinairement de deux parties : une partie supérieure épaissie, et une partie inférieure, le plus souvent allongée et grêle. La première se nomme Vantlière, la seconde le filet. Le filet a bien moins d'importance que Yantkire et peut manquer souvent.

L'anthère ne constitue pas un corps plein ; elle est creuse à l'intérieur et remplie d'une fine poussière. Elle est généralement formée de deux moitiés semblables,' creusées chacune d'une cavité, ou loge : ces loges sont séparées l'une de l'autre par un corps de structure, d'aspect, de développement très-divers, auquel on donne le nom de œnneclif. On comprend que si le filet et le connectif se continuent en conservant la même direction et à peu près la même épaisseur, comme on la voit dans VIris (fig. 183), l'anthère sera immobile; mais il n'en sera plus de même si le connectif s'insère par un point seulement de sa surface sur l'extrémité amincie du filet, comme il arrive dans V Amaryllis {ù^. 184).

Nous avons dit plus haut que l'anthère est généralement formée de deu:Z loges. Cependant, chez quelques plantes, les anthères sont uniloculaires, soit qu'il y ait eu primitivement deux loges qui se seraient confondues en une seule, soit qu'il n'y ait réellement qu'une seule loge, comme cela se présente dans les Épacridées, élégantes Bruyères de la Nouvelle-Hollande. Dans d'autres plantes, comme les Lauriers, les Èphedra, les anthères sont quadriloculaires.

,db,Go()glc

164 OKGANUGHAPHIK ET PHYSIOLOUIE.

Les loges de l'anthère doivent s'ouvrir, pour permettre la sortie de la poussière fécondante qu'elles renferment, et qui porte le nom de pollen. Le plus souvent chaque loge présente un sillon longitudinal, suivant lequel se fait l'ouverture de l'anthère, ou la déhiscence, selon l'expression des botanistes. Quelquefois la fente ne s'étend que sur une petite longueur vers le sommet de la loge et constitue une sorte de pore. C'est ce qu'on voit dans les Bruyères, hs Solanum (Gg. 185).

Dans les Èpines-vintttes (fig. 186), \es Lauriers (ùg. 187), on observe un mode de déhiscence très-remarquable et très-élégant. Une certaine portion des parois de l'anthère se circonscrit, se soulève de bas en haut, de manière à former autant de petits

panneaux ou valvules. Il y a une valvule pour chaque loge dans les Épines-viruties ; il y a deux valvules pour chaque loge dans les Lauriers, comme le montrent les deux figures précédentes.

be pollen, ou la poussière fécondante des végétaux, a donné lieu, quand on a su pénétrer dans sa structure intime, à des observations très-curieuses, que nous allons résumer.

11 faut, pour étudier 'les grains de pollen, faire usage d'un microscope à grossissement considérable. On trouve alors que les formes de ces grains varient beaucoup selon les espèces, et que ces formes sont souvent fort élégantes.

Le grain de pollen est, le plus habituellement, composé d'une

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FLEUH.

les

sorte de sac double ; le plus interne conlient ua liquide mucîlagineux, auquel on a donné le nom de fovilta. Les figures 188 et 189 montrent les grains de pollen de la Rose trémUre avec l'espèce de double sac ou de double enveloppe qui entoure chaque grain.

La membrane externe du globule de pollen est tantôt lisse, tantôt ponctuée, granulée, couverte de petits aiguillons, enfin

Fîg. 1110. Grain de pollen

Fie- l»4. Grain de pollen

réticulée. Elle oITre des plis, des pores. Dans le pollen du Blé (fig. 190), il n'y a qu'un pore; dans VOnagre (iig. 191.), il y en a trois. Les figures 192, 193, 194 fout voir les grains de pollen de VAii, du Melon, et ceux du Phlox. Le nombre des pores du jzrain de pollen peut s'élever jusqu'à cinq et même huit. Ces pores remplissent, comme nous le verrons bientôt, des fonctions importantes.

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166 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

Lorsqu'on place un grain de pollen dans l'eau, il se gonfle, parce qu'il absorbe une certaine quantité de ce liquide; ses membranes se distendent, et la membrane interne fait bientôt saillie par les pores de la membrane externe. Les ampoules qui se forment, ne tardent pas à crever, et la fovilla s'échappe brusquement en une sorte de fusée muqueuse et granuleuse. C'est là un phénomène anomal , mais très-curieux à observer.

Nous disons qu'il est anomal, parce que ce n'est pas ainsi que les choses se passent dans la nature. Lorsqu'un grain de pollen tombe sur la surface humide et visqueuse d'une partie du pistil que nous ne tarderons pas â décrire et qui porte le nom de stigmaie, il se gonfle lentement; la membrane interne fait peu à peu saillie par un ou deux pores; ces saillies s'allongent peu à peu et finissent par former un véritable tube, qu'on nomme lubt poUiniqm,

La longueur de ces tubes est très-variable ; elle atteint, dans certains cas, plusieurs centaines de fois celle du grain de pollen qui leur a donné naissance. Ce prodigieux allongement ne saurait évidemment provenir d'une simple élongationde la membrane interne du grain de pollen : il est le résultat d'une véritable végétation de cette membrane. Le tube pollinique se nourrit et s'accroît, c'est-à-dire végète, à mesure que, partant du stigmate, il pénètre dans les tissus qu'il est destiné à traverser. Nous reviendrons, du reste, avec détails sur le lube pollinique en parlant, dans le chapitre suivant, de la fécondation.

Bien que les grains de pollen soient presque toujours libres et distincts, il est des plantes chez lesquelles ces grains sont réunis entre eux et souvent d'une manière très-intime. Ainsi, dans les Orchidées (fig. 195), le pollene st aggloméré en masses tantôt presque pulvérulentes à granules lâchement cohérents, tantôt formées de nombreuses petites masses anguleuses réunies au moyen d'une matière glulineuse. Dans le Planthanlhera chloranta et YAsclepias floribunda, les masses polliniques offrent la disposilion représentée par les figures 196 et 197.

La forme de l'étamine et la structure du pollen nous étant connues, il importe d'entrer dans quelques détails sur le nombre

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et Jes rapports des étamines entre elles et avec les difTérentes parties de la fleur.

Fig. tBe, Pig. ni.

Uasse pollinlque Maoe pollinlqua

lu Planlhanlbera chlarsoU. de l'AKlepiu floribunda.

Le nombre des étamines, pour chaque fleur, varie suivant les espèces végétales.

Lorsqu'elles sont disposées en verticille, elles sont ordinairement en nombre défini, comme dans la Vigne (fig. 198) et la

1 vigne. Flg. IBft.Androcée d'une Girofles.

Primevère, qui en comptent cinq. Lorsqu'elles sont en spirale, elles sont ordinairement très-nombreuses , comme cela se voit dans le Magnolia, la Renoncule.

Les étamines peuvent être toutes de môme grandeur, comme on le voit dans le Lis, la Tulipe, la Bourrache, ou bien inégales. Dans \e Géranium ilyacinqélamines plus grandes que les autres,

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168 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE,

qui sont également au nombredecinq. Dans la Gtro/Iée(fig. 199), qui porte six étamines, quatre sont plus grandes que les autres, Linné les appelait lélradymmes. Dans les MvflUrs (fig. 200) il y a quatre élamines, dont deux plus grandes. Linné les appelait étamines didynames.

Les élamines d'une même fleur peuvent être complètement in-

Fig.i

dépendantes les unes des autres, ou plus ou moins réunies entre elles, soit par leurs filets, soit par leurs anthères. Dans la Mauve (fig.201) et dans le Lin, toutes les étamines sont réunies entre elles par leurs filets en une seule phalange. Dans le Haricot, le Polygata, elles sont réunies en deux phalanges; dans le MiUepenuis d'Ègyple (ûg. 202}, en trois phalanges; dans le Ridn (fig. 203), en plusieurs phalanges. On dît, depuis Linné, que

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les élunioes sont monadelphes , diaâtlphes, iriadelphes, polyadd - Mo, suivant qu'elles forment une, deux, trois ou plusieurs pbalaoges.

Dans le PiswilU, l'Artichaut, le Chardon, les élamines sont réunies toutes ensemble par leurs anthères, de manière à consliluer une sorte de tube supporté par les Glets libres : on les nDOune synanthérées (fig;. 2Qit).

EjiGd, les élamines peuvent contracter des adhérences avec les enveloppes florales. Dans la Scille, six élamines adhèrent par leur base avec les six divisions de la fleur. Dans la Primevère, cinq élamines s'attachent sur le tube de fa corolle, qui est mo-

U nous reste à compléter ce qui a rapport à l'étamine, en dé- HHlant la véritable nature morphologique de cette partie de la fleur.

Les bractées , les sépales, les pétales, sont, comme nous l'a- Tons TU, des feuilles modifiées. 11 paraît impossible, au premier abord, qu'il en soit de même pour les élamines. Cependant, eUeuillez une fleur de Nénufar blanc; vous verrez peu à peu, en avançant vers le centre de la fleur, les pétales diminuer de longueur et de largeur, et présenter, vers leur sommet, une anilière, d'abord rudimentaire, qui devient de plus en plus complète â mesure que le support passe insensiblement de la forme ^e pélale à ctlle de filet. Dans l'Ancolic, sous l'influence de la caliure , on voit des ètamines se transformer peu à peu en rornets analogues à ceux qui constituent son élégante corolle. t's'is Ja Rose, on trouve souvent des organes qui sont demi- Pétales et demi-élamines.

'1 est une Irès-curieuse monstruosité d'une espèce de Rose, dans laquelle tous les organes de la fleur se transforment en feuilles, de manière à constituer ce que les horticulteurs ont nommé Rose verte. Dans la Rose verte, on peut suivre pas à pas toutes les transformations possibles entre uneétamine presque parfaite et un pétale transformé lui-même en une petite feuille verte.

Tous ces faits démontrent jusqu'à l'évidence que l'étamine "6sl autre chose qu'un pétale métamorphosé. Mais nous avons

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170 ORGANOGBAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

déjà démontré l'analogie des pétales avec les sépales, des sépales avec les bractées, des bractées avec les feuilles. Donc les étamines sont des feuilles métamorphosées.

Pour bien rappeler ce mode d'origine de l'étamine, on a comparé le filel de l'étamine à l'onglet du pétale ou du pétiole de la feuille, le limbe à la feuille elle-même, le pollen à une modification spéciale du parencbyme de la feuille , enfin le connecât k la partie moyenne de la feuille, c'est-à-dire à la nervure médiane.

A mesure que nous avançons dans l'étude des oi^anes, nous voyons la nature se rapprocher sans cesse de son but fondamental, qui est la propagation et la conservation de l'espèce. Le pistil est l'organe essentiel de la reproduction des plantes, c'est le plus précieux élément pour les générations futures. Aussi la nature s'est-elle appliquée à grouper autour du pistil tous les moyens de protection et de défense. Elle l'a placé au centre de la fleur, abrité sous plusieurs enveloppes concentriques, et défendu encore de l'extérieur par les filaments des étamines, qui forment autour de lui comme un rempart vivant. Ces diverses enveloppes florales persistent tant que le pistil a besoin d'être protégé ou abrité. Elles disparaissent après la fécondation, lorsque l'ovaire s'est fortifié par son pi^pre dévelop* pement.

Le pistil est l'organe femelle des végétaux, le gynécée, comme on le nomme quelquefois, par opposition à Vandrocée, nom qui sert à désigner l'ensemble des étamines ou de l'organe mÂle.

Le gynécée présente une des applications les plus remarquables de la doctrine des métamorphoses végétales, popularisée par le célèbre poète allemand Goethe, qui fut en même temps un profond naturaliste. On comprend admirablement la structure, l'origine et les dispositions du gynécée, qu'il soit simple ou multiple, si on le considère comme constitué par la transforma-

lion d'une seule feuille, ou bien comme résultant de la réUDioD, delà Aision, de la combinaison de plusieurs feuilles en un seul organe.

De Candolle a nommé carpelles les organes élémentaires dont la réuDioD forme le pistil. Le carpelle est au pistil ce que le sépale est au calice, le pétale à la corolle, l'étamine k l'androcée. C'est la réunion dea carpelles qui forme ordinairement le pistil, comme la réunion des pétales forme la corolle, comme la réunion des élamines forme l'androcée. Le sépale, le pétale, l'étamine, ne soni que des feuilles modiûées; il en est de même du carpelle, qui prend naissance pendant les phases de la végétation, par la métamorphose des feuilles.

On distingue dans un pistil trois parties : i'ovaire. siigmaie. Ces trois parties sont très-appréciables dans la figure 205, qui représente le pistil de la Primtvm de la Chine. Le stigmate est représenté par les lettres slig, le style par les lettres siy, l'ovaire par la lettre o.

L'oi-fiire est la partie du végétal qui doit contenir les graines, c'est-à-dire \e& ovules, lesquels, Kcondés et développés, deviendront les graiites. la partie , ordinairement un peu épaisse , qui sURHirte les ovules, porte le nom de placenta ; elle est indiquée sur la figure par la lettre p, audessus du réceptacle r.

Le sommet de l'ovaire se prolonge en un fîlet, tantét long, tantôt court, qu'on nomme le style el qui est l'analogue de la nervure moyenne de ta feuille. Le style porte un appareil glandu- "deuchîn*."" leui, destiné à recevoir les grains de pollen et à favoriser la fécondaiion : c'est le stigmate.

Le style n'est point Un cylindre plein, comme on pourrait le croire au premier abord ; son axe est, au contraire, occupé par une sorte de canal qui aboutit à. l'ovaire, et descend jusqu'au voi- HDage des ovules.

Le stigmate, qui est la partie supérieure du pistil, et dont la forme est d'ailleurs très-variable, est essentiellement formé par une masse de cellules minces, transparentes, lâchement

172 ORGANOGRAPHIE KT PHYSIOLOGIE.

unies, enduites d'une matière mucilagineuse gluante. Il est ainsi parfaitement propre à recevoir et à retenir les grains de

pollen.

Les carpelles ont plus de tendance à se souder entre eux que les organes plus extérieurs ; ce qui tient sans doute à leur plus grand rapprochement, déterminé soit par leur position, soit par la pression des organes extérieurs. Cette soudure peut avoir lieu par les ovaires seuls ; par les ovaires, les styles et les stigmates; enfin par les stigmates seuls.

Lorsque deux ou plusieurs carpelles se soudent ensemble par les ovaires, il en résulte un ovaire composé de plusieurs ovaires partiels, qui y déterminent autant de loges qu'il y avait d'abord de carpelles. Dans VEllébore féiide (fig. 206), la soudure des

Ni gel le des cbamjjs.

ovaires a lieu par la base seulement ; dans la KiyeUc des cluimpx (Iig.2û7), jusqu'à moitié de leur longueur. Mais le plus fréquemment la soudure se fait jusqu'au sommet.

Lorsque les styles sont soudés entre eux, au moins dans une partie notable de ieur longueur, il résulte de celte cohérence un style en apparence unique, mais constitué réellement par autant de styles partiels qu'il y avait de carpelles. Dans ce cas , le nombre des stigmates libres doit, s'ils sont simples, indiquer le nombre des loges de l'ovaire. Les stigmates partiels peuvent également se souder, et constituer un stigmateen apparence unique, mais souvent divisé de manière à indiquer par le nnm-

îdbïGoOglc

FLEUB. 173

bre de ses divisions le nombre des carpelles constituants du pislil.

Le nombre absolu des loges de l'ovaire plurîloculaire, tout en élaot sujet à varier, est le plus généralement de 3 ; puis vient le nombre 8, le nombre 5 et rarement le nombre 4. Au reste, ce nwnbre n'est pas toujours constant aux divers âges de la fleur : il arrive quelquefois qu'il se multiplie par la formation de cloisons dont le développement est ultérieur, comme cela se voit dans les Verveines, les Labiées, qui primitivement n'ont que 2 loges, et plus tard en offrent ii, par le partage ultérieur des loges primitives en deux compartiments, comme cela se voit encore dans les Uns, dont les cinq loges primitives se partagent, à un moment donné, en deux par une cloison de nouvelle formation. Ces cloisons supplémentaires qui masquent ainsi la structure initiale de l'ovaire, se nomment fausses cloisons.

L'ovaire est ordinairement apparent ou libre et on peut l'apercevoir en regardant au fond de la fleur : on l'appelle alors ocoire supère, comme dans les très fois, le sommet seul de l'oraire se montre au fond de la fleur; il est soudé avec le rtceptacle.ilfaut regarder par dessous la fleur pour l'apercevoir; l'ovaire est dit alors inftn ou adhérent; comme

^ns.le Caféier, la Garance

{k-m),\es Melons.

Sous avons dit plus haut <!ii'on appelle ovules les petits

^Ts attachés aux placentas, et qui, plus tard, deviendront °ss graines. Ces ovules se composent d'un mamelon central nommé nueelle, adhérant par sa base à un double sac qui n'offre qu'une ouverture très-pelite correspondant au sommet libre ou nucelle. Le sac extérieur se nomme primine, le sac intérieur "ronrfiw. L'ouverture de cette double enveloppp est le micro- W«- ie point d'adhérence du nucelle avec ses téguments se lorame la chalaze. H est des ovules qui n'ont pas de priniinr. Il

174 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

en est qui n'ont ni primine ni stcondine. Mais ces cas sont rares. Le point par lequel les ovules s'attachent, soit directement, soit indirectement au placenta, par l'intermédiaire d'un petit cordon, ou funicule, porte le nom de hile.

Tous les ovules n'ont pas la même forme. L'ovule de la Hhubarbe (fig. 210) a la forme d'un œuf. Son hile est diamétralement opposé au micropyle.Ge genre d'ovule se nomme orlluttrope.

Dans l'Ellébore, au contraire, l'ovule a son point d'attache placé près du micropyle et on remarque sur un de ses côtés un renflement en forme de cordon, qui s'étend sur toute sa Ion-

Hg. ÏIO. Fig. ad, Fig,Ml.

Ovale orlbotrop* Omit toitroiM Orule umpjlltnipe

de Rubtrbe. d'Ellébore. de Haricot.

gueur et porte le nom de raphé {fig. 211). Ce genre d'ovule s'appelle anatrepe.

Dans le Haricot l'ovule a, de même, son point d'attache placé pi'ès du micropyle ; mais comme il n'y a pas de raphé et qu'il est courbé en façon de rein, on dit qu'il est campylitrope (fig. ilS).

Telles sont les trois formes principales des ovules. La seconde est la plus commune, la première est la plus rare. '

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