‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 18 sur 64 · LA GRAINE · texte numérisé non relu

LA GRAINE

La graine est la partie essentielle du fruit. Elle présente au dehors un système d'enveloppes protectrices qui est ordinairement double; c'est à cette enveloppe défensive qu'elle doit les aspects les plus variési

Les graines sont tantAtlisses, comme celles du Tabac (lîg. ik\).

Fig. Ï42.

Fig. W.

Fig. 141.

Graiao llH»

Graine pliMse

oraine papilLeuse

du Poirier.

de la Nlgelle.

de 11 Sle1l»ire.

OU du Poirier {fig, 242); tantôt ridées, chagrinées, comme dans celles de la Nigelle {fig. 243); papilleuses, comme celles de la Stellaire {fig. 244); alvéolées, comme celle au Coquelicot (ûg. 245),

Gralnedu Cotonnier

(graine entière).

ailées comme celles du Pin (lig. 246), velues comme celles du Cotonnier (fig. 247 et 248).

Toute la partie de la graine qui est ainsi recouverte et protégée par cet appareil tégumentairt?, se nomme Vamande.

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190 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

Le caractère essentiel de l'Amande, c'est de contenir l'embryon^ c'est-à-dire un individu nouveau, une petite plante en miniature, qui présentera bientôt les caractères de la plante dont cet embryon est appelé à conserver l'espèce.

On distingue dans l'embryon une petite tige, ou tigeUe, une petite racine, ou radicule, un petit bourgeon, ou g^nmide. Entre la radicule et la gemmule, on trouve la première feuille, ou les deux premières feuilles de l'embryon ; ces premières feuilles se nomment cotylédons. La figure 249 montre ces diverses parties sur un embryon d'Amandier.

Quand la plante n'a qu'une seule feuille germinative, ou qu'un seul cotylédon, comme le Ricin (fig. 250), le Blé, la Tutoe, le

Embryon de l'AiDandier (dicolïlédom).

Palmier, le Potamogélon (fig. 251 ), on dit que l'embryon est monocotylé et la plante monocoiylédone. Ouand il y en a deui, comme dans la Hose, VAmandier (fig. 252), le Haricot, qn dit qu'il est dicotyli, et la plante dicolylcdone.

Les cotylédons du Bicin (fig. 250) sont minces et offrent k leur'surface des nervures bien distinctes. Ils ressemblent à de petites feuilles; mais ceux de VAmandier, du Haricot, sont épais, charnus et ne présentent, au premier abord, rien qui ressemble à une feuille. C'est qu'ils ont subi des modificatioDS profondes et essentielles, appropriées aux fonctions qu'ifs doivent remplir dans l'acte de la germination.

Dans un grand nombre de cas, l'amande est exclusivement constituée par l'embryon, c'est-à-dire que la graine tout en-

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Itère n'est formée que de l'embryon et d'une enveloppe tégumentaire. Mais souvent aussi il se développe autour, ou à cAté de l'embryon, un corps accessoire, complètement indépendant, sorte de réservoir de matière nutritive dans lequel l'embryon puise les substances nécessaires à son premier développement. Ce corps, c'est l'albumen. Quand l'albumen manque, ce sont les cotylédons qui le remplacent dans ses fonctions de nourrice de la jeune plante, et c'est dans ce but qu'ils subissent les modifications dont nous venons de parler. Ainsi dans la graine du Jiaricot, qui ne possède pas d'albumen, les cotylédons, trèsdéveloppés, sont tout gorgés de substances nutritives dont l'embryon tirera un excellent parti, et dont nous provoquons la formation dans le jardinage,car elle constitue pour l'homme un bon aliment. Dans la graine du Riàn, qui renferme un albumen volumi- '"euijles cotylédons conservent les caractères propres aux organes îu'ils représentent, ils sont minces et foliacés, ^'albumen varie beau- ^ ^ ^

"^UP dans son volume, Cwjop» do m*. dslafraineduLiem.

«3*« Sa nature, dans la position par rapport à l'embryon. Il est l^-coQaidérable dans le Blé (fig. 253) et dans le Lierre (fig. i^k) ; d est réduit à une coucbe mince dans les Ketmia.

^«mbryon est placé

'^'^''alenient à la base

albumen dans le

**tCetalbumendanS coupe do Is graine coups d« U gnins

,„ **«« des Champs ■ ^&a); i] en est, au contraire, entouré de,toutes parts dans

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192 ORGANOGRAPHIK KT PHYSIOLOGIE.

Arrêtons-nous un moment sur la structure de l'albumen el sur la nature chimique des éléments qu'il renferme.

L'albumen est toujours exclusivement formé de tissu cellulaire. On n'y observe ni fibres, ni vaisseaux. Ces cellules ont tantôt des parois minces comme dans le Btci», le Blé et les autres céréales; tantôt leurs parois sont très-fortement épaissies, comme on peut le voir dans le tissu corné et résistant du noyau de la Datte (fig. 257), qui n'est autre chose que l'albumen de la graine.

Dans J'aibumen du Blé el des autres céréales, c'est la fécule qui prédomine à l'intérieur des cellules de l'albumen.

La forme des grains amylacés qui \'arie avec les espèces, n'est pas sans importance. Fig. M7. Si l'on ajoute, en effet, à ce caractère, quel-

o«ine coupé. d.i>Mii.r.^y^g ^^^1^,^^ considérations tirées de leur grandeur et de la structure des grains d'amidon, on pourra reconnaître l'origine d'une fécule inconnue, par une simple observation microscopi- -- - , que, et, d'un coup d'œil,

découvrir ainsi la falsification d'une farine.

Les grains d'amidon du Blé (fig. 258) sont lenticulaires, ellipsoïdes, ovoïdes; leur plus grand diamètre atteint â peine 0'"",0335. Il est très-facile de les distinguer de ceux de la Pomme de terre Fig. w». (fig- 859), qui sontgéné-

Gnnulndamidondu Blé vu »u microKope. ralementplus VOlumineuX,

ovoides, munis d'une ponctuation aulour de laquelle on observe des zones plus ou moins régulières et plus ou moins marquées.

Dans le Ma'is ( ftg. 260) les granules amylacés de la partie cornée de l'albumen sont polyédriques, et offrent presque tous une • ponctuation placée à leur centre.

(IRAINE. 193

Dans lAvoins, les granules d'amidon sont de plusieurs sortes. Il en est de simples, dont le contour peut être arrondi, ovoïde, rusiforme. Il en est qui sont formés de deui, trois, quatre ou d'un nombre un peu plus élevé, mais restreint, d'éléments. Enfin il en est de composés, qui sont sphériques ou ovoides, dont le diamètre peut atteindre jusqu'à cinq centièmes de millimètre et dont la surface est comme une mosaïque de segments polyédriques.

On trouve d'autres substances que l'amidon dans les cellules, à parois très- minces, de l'albumen du Ricin, comme dans les cellules, à parois très-épaisses, de l'albumen de la Datte. La matière grasse y abonde. Elles sont gorgées de corpuscules d'une structure complexe, et dont la nature chimique n'est pas encore complètement déterminée. Ces coqiuscules, qui dans certaines plantes ne sont pas sans quelque ressemblance avec des grains d'amidon, ont reçu le nom de grains d'aletirone. Plus ou moins solubles dans l'eau, ils se colorent en jaune parl'iode. Les grains d'amidon, au contraire, sont, comme on le sait, insolubles dans l'eau, et se colorent en hteu par l'iode.

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194 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

Après ces considérations morphologiques et anatomiques sur la graine, nous avons à dire quelques mots sur le transport, la vitalité, enfin sur le phénomène physiologique de la germination.

Le vent, les cours d'eau, les blocs de glace charriés par les mers septentrionales, l'action des animaui, enfin celle de l'homme, c'est-à-dire ses cultures, ses vaisseaux, ses marchandises, ses voyages, telles sont les causes, plus ou moins puissantes, qui opèrent le transport des graines d'un lieu à un autre.

Si l'on considère qu'une multitude de graines sont légères, velues, pourvues de sortes de petites ailes ou d'aigrettes, on comprendra que le vent soit la cause la plus générale et la plus ordinaire de la dissémination des germes végétaux sur toute la surface d'un pays. Les fleuves entraînent les graines des plantes à de grandes distances. Si leur cours va du nord au sud ou en sens inverse, ils portent les espèces végétales dans des climats où elles ne sauraient vivre. Mais si le fleuve coule de l'est à l'ouest ou de l'ouest à l'est, les graines végétales transportées par les eaux courantes d'un point à un autre du globe pourront étendre beaucoup les limites ordinaires de la végétation de ces plantes.

Les courants marins qui longent les côtes, ou qui passent d'une terre à une autre terre voisine, transportent les graines d'étape en étape, pour ainsi dire. Dans ce dernier cas, les graines restent peu de temps dans l'eau; par conséquent elles s'altèrent peu. En outre, la température graduée des localités successives qu'elles atteignent, est favorable à leur acclimatation et à leur développement ultérieur.

Le râle des glaçons dans le transport des graines végétales ne manque pas d'une certaine importance. Les navigateurs des mers polaires ont souvent rencontré des glaçons chargés d'une ■ masse énorme de débris, mêlés de terre et de graines. Des plantes végètent sur ces débris. Si le glaçon vient à échouer sur une côte éloignée, il y dépose les graines, qui bientôt produisent des plantes, lesquelles se répandent ensuite dans la contrée.

La dissémination des graines est, dit-on, favorisée par les migrations lointaines des oiseaux granivores. Cependant l'influence des oiseaux, dans le cas qui nous occupe, nous parait de peu d'importance. I^a plupart des oiseaux détruisent complètement

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les graines en les digérant : ce n'est que par exception que les graines traversent, sans être détruites, le tube intestinal de ces animaux.

* Les oiseaux omnivores, dit de Candolle, recherchent souvent les b^es qui contiennent de petites graines dures, comme les raisins , les figues, les framboises, les fraises, l'asperge, le gai, etc. Leur estomac n'est pas aussi destructeur que celui des gallinacés, et il parait que les petites graines peuvent traverser leur canal alimentaire sans s'altérer. Lorsque ces oiseaux sont voyageurs, ce qui n'est pas rare dans les régions tempérées et boréales, ils peuvent emporter fort loin des graines, en particulier lorsqu'ils quittent à l'automne les pays du nord pour gagner le midi; car, à cette époque, il y a beaucoup de fruits mûrs dans la campagne. Les grives, dont plusieurs changent de pays, soit en Europe, soit en Amérique, peuvent ainsi transporter des espèces. Lorsqu'elles avalent une trop grande quantité de fruits k noyau, elles les digèrent mal et peuvent en semer les noyaux. C'est une observation de Linné, lequel assure aussi que l'alouette sème beaucoup de graines dans les champs. •

C'est par le même procédé, c'est-à-dire par une digestion incomplète des graines qui ont servi à leur alimentation, que certains quadrupèdes, particulièrement les lierbivores, peuvent quelquefois transporter des graines d'un pays à l'autre. C'est ce qui arrive pour les Rennes , animaux qui vivent en troupes dans les plaines de la Sibérie, et qui, à une certaine époque, émigrent par bandes considérables. Tel est aussi le râle que jouent des troupeaux de bétail que l'homme conduit souvent à de grandes distances dans nos climats européens et en général dans tous les pays civilisés.

L'action de l'homme pour la dissémination des graines végétales se manifeste de mille manières. Nous emprunterons à M- Alphonse de Candolle quelques considérations intéressantes sur ce sujet.

• Les premières peuplades qui se sont répandues sur chaque continent, dîtce savant botaniste, ont porté probablemeot avec elles quelques espèces de plantes utiles et surtout quelques-unes de ces graines qui s'attachent aux vêtements et aux animaux domestiques et qui se développent bien dans le voisinage des habitations, près des fumiers, des terrains brûlés et des décombres. Plus une population est faible, plus elle est étrangère aux arts de la civilisation, plus ces premiers transports de graines sont insignifiants. Ensuite la population devenant plus deiise, plus civilisée, l'agriculture ayant pris naissance et étendu son domaine, les occasions de transport se multiplient. Les peuples chasseurs ou pasteurs parcourent

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196 OROANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

sans doute d'assez vastes étendues de pays, mais les peuples cultivateurs préparent des terrains propres à recevoir des espèces nouvelles et, faisant venir les graines de leups champs de pays plus ou moins éloignés, ils introduisent avec elles des plantes diverses dont plusieurs naturellement deviennent spontanées. Enfin, lorsque la guerre a créé de vastes empires et forcé les hommes à de nombreux voyages, lorsque la navigation s'est étendue, lorsque des terres nouvelles ont été mises en rapport avec les anciennes, que l'agri culture a pu exporter ses produits et que l'horticulture s'est mise k peupler les jardins de milliers d'espèces étrangères, alors les transports de graines sont devenus de plus en plus nombreux. Ils ont pris une influence tout à f^it prépondérante sur les transports p&r des causes naturelles'. i>

I.* commerce qui, par ses vaisseaux, porte aux extrémités du globe les produits des échanges des peuples, qui fournit à l'Europe les produits du Nouveau-Monde, et lui rend, en échange, les productions de l'Amérique, est quelquefois un agent indirect du transport des graines végétales. Les laines des moutons de Buenos-Ayres, du Mexique ou de la Plata, apportées en Europe, retiennent, engagées dans les toisons, des graines et des débris de plantes de ces contrées. Ces toisons arrivées en Europe, étant nettoyées, battues et lavées, les graines s'en détachent; elles peuvent alors germer sur ce nouveau terrain et transplanter sous nos climats des espèces végétales des régions situées au delà de l'Atlantique. Au bord de la rivière du Lez, près de Montpellier, dans un lieu nommé Port-Juvénol , les laines d'Amérique sont reçues, pour être nettoyées, purifiées et vendues aux fabricants de draps de Lodève. Or les graines des plantes d'Amérique apportées par ces toisons ont fini par germer dans les environs du Port-Juvénal, si bien que tous les botanistes célèbres de Montpellier, les de Gandolle, les Dunal, les Delille, les Gordon, lesCh. Martins, ont vu et étudié dans cette petite région du midi de la France plusieurs espèces végétales empruntées à la flore de Buenos-Ayres ou du Mexique.

Combien de temps peut durer dans une graine la faculté de germer? H est des graines qui perdent rapidement leur vie latente, ou, ce qui revient au même, leur faculté de germer. Il en est d'autres qui, placées dans les mêmes circonstances, conservent très-longtemps leur vitalité. Les graines de beaucoup de

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plantes de la Iribu des Légumineuses germent encore plusieurs années après la récolte. Tout le inonde a entendu dire que des graines de Haricot extraites, de nos jours, de l'herbier de Tourneforl, célèbre bolanistedudix-septième siècle, germèrent parfaitement. En 1824, on semait encore au Jardin des Plantes de Paris des graines de Mimosa pudiea récoltées à Saint-Domingue en 1738.

Si les graines sont placées dans des conditions spéciales, à l'abri des agents atmosphériques, dans une terre plus ou moins sËche et tassée, par exemple dans des tombeaux ou des catacombes, leur vitalité peut se conserver un temps prodigieus. (l'est un fait d'observation constante, qu'après la destruction d'une forêt, on voitapparallre sur l'emplacement qu'elle occupait jadis, une végétation nouvelle. On a admis, pour expliquer ce fait, que les graines des aritres enfouies à l'époque de l'existence de la forêt s'étaient conservées dans le sol , que leur vie avait été suspendue pendant un nombre d'années considérable, etque, sortant alors de leur sommeil léthargique, elles se développaient sous l'inlluence de conditions nouvelles et favorables à leur germination. Cette .hypothèse est assez plausible dans un certain nombre de cas-, toutefois, comme aucune expérience scientifique rigoureuse n'a été faite à ce sujet, il se pourrait que, dans le cas dont il s'agit, la renaissance des arbres soit due à un transport de graines étrangères, qui auraient germé dès que le sol, devenu libre, a été rendu à la lumière.

On cite des exemples presque merveilleux de la longévité des graines. M. Lindley,savant botaniste anglais, allirme que des graines de Framboises, trouvées dans un tombeau celtique qui comptait environ dix-sept cents ans d'existence, ont parfaitement germé, et donné des Framl/oisieis, qui existent encore aujourd'hui dans le jardin de la Société d'horticulture de Londres. M. Ch. Desmoulins assure que des graines de Cuzerne luputine, de Bleuet et d'Héliotrope, trouvées dans des tombeaux romains, qui remontaient au deuxième ou au troisième siècle de l'ère chrétienne, ont, non-seulement germé, mais donné naissance ù des individus, qui ont ensuite fleuri et fructifié.

U faut se tenir en garde contre de semblables prodiges. Si la nature, comme on l'a dit, est capable de tout, il ne faut ajouter

198 OHGANOGKAPHIE ET PHYSIOLOGIE.

foi qu'aux faits rigoureusement établis, et redouter les mystifications et les mauvais tours que la malignité du vulgaire cherche à jouer à l'infaillibilité des savants.

Nous allions oublier de parler de ces étemels grains de blé trouvés dans les tombeaux de l'ancienne l^pte. 11 est reconnu aujourd'hui que l'on a abusé, dans cette affaire, de la conSance et de la crédulité des voyageurs. Une variété de blé dite de Momie circule, il est vrai, parmi les agriculteurs, mais aucun fait authentique ne justifie son nom.

Si la durée de la vitalité des graines est très-variable, comme on vient de le voir, le temps nécessaire pour leur germination ne l'est pas moins. Certaines graines, comme celles du Cresson atémU, du Pavot, des céréales, germent en quelques jours. D'autres, commecellesdu/'tfACT', der.4m(iJirfiÉr, duA'oisefifr, duRos«T, exigent pour lever un an, ou même deux. Ces différences tiennent en partie à la grosseur des graines, à la dureté, à la nature osseuse de leurs téguments, et à la présence d'un noyau autour de la graine.

Il est des graines qui semblent pour ainsi dire tellement pressées de se développer, qu'elles germent dans le fruit même qui les renferme. Ce cas se présente assez fréquemment dans les Citrons, et chez certaines Cucurbitacées. L'embryon du ManglUr, arbre .qui habite les marécages, l'embouchure des fleuves et les rivages de la mer dans les régions équinoxiales de l'Amérique, se développe dans le fruit attaché encore aux branches , et souvent on voit pendre de ce fruit une racine de plus d'un pied de longueur.

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