‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 29 sur 64 · GRAMINÉES. S · texte numérisé non relu

GRAMINÉES. S

en âehors de l'étamine la plus extérieure, deux petits corps collatéraux et charnus, désignés sous le nom de paUoles.

Lorsque l'ovule a reçu l'influence des tubes polliniques, il se transforme en une graine, qui présente cette parlicularité de se confondre avec le fruit par son tégument, de manière à constituer ce que l'on nomme un caryopse. La plus grande partie de sa masse est constituée par un albumen farineux; en dehors et eo bas on aperçoit un petit corps distinct, enfoncé à sa surface, & peine saillant. C'est l'embryon qui s'appuie sur l'albumen par une partie élargie en forme d'écusson, laquelle est une expansion latérale de la tigelle.

Le Froment (Triticum vulgare), originaire de Perse, a des épillets triflores regardant l'axe par leurs côtés et disposés, comme OD sait, en épi.

Le Riz (Oryza saliva), originaire des Indes, présente une panicule à rameaux roides et dressés, à épillets uniflores ; sa fleur oflfre six étamines.

Le Meus est monoigue, c'est-à-dire présente les deux sexes végétaux réunis sur le même pied. Ses fleurs à étamines sont disposées en panicule terminale; les fleurs à pistil ont leurs épillets rapprochés en épi latéral enveloppé d'une grande spalhe, qui n'est autre chose que le pétiole engainant d'une feuille privée de son limbe; le stigmate de ces pistils est filiforme et très-long ; l'ensemble des stigmates forme comme une poignée de longs filaments qui pend négligemment vers le sol à la façon d'une touffe de cheveux.

C'est bien à tort qu'on a donné au Maïs les noms de Blé de Turquie, Blé tTEipagne, Blé de Guinée, Millet des Indes, car il est originaire de l'Amérique tropicale. Le Mdis est, après le Biz et le Froment, la plus utile des Graminées, comme aussi la plus uni- Yersellement cultivée. Presque tous les peuples de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique en font leur nourriture.

La Canne à fucre est une autre plante de la famille des Graminées, indigène aux AntUles, et qui fournit le sucre cristallisable pour tes usages de l'économie domestique.

îdbïGoogIc

Nous représentons dans la figure 285 la fleur du Lis, et dans la Ggure 286 le port de cette plante, qui nous servira de type pour cette ramille.

Les enveloppes protectrices de la fleur du Lis (fig. 286) se composent de six folioles, dont l'ensemble forme une admirable coupe blanche et odorante. De ces six folioles, les trois extérieures constituent un calice piialoide; les trois intérieures, qui sont alternes avec les premières, et un peu différentes de forme et de couleur, constituent la corolle.

Fig.iu. Corolle pétalolds du Lis.

L'androcée se compose de six étamines disposées sur deux verticilles, à filets blancs, li anthères allongées, biloculaîres, fixées par leur dos, remplies d'un pollen jaune, et s'ouvrant longitudinal ement.

Le pistil du lis se compose de trois carpelles, comme on peut s'en assurer par l'examen de ses parties constitutives. L'ovaire, qui est libre ou supère, présente extérieurement trois grosses côtes, et intérieurement trois loges, dont les cloisons

îdbïGoogIc

LILIAGÉES. 255

répondent aux trois sillons extérieurs profonds. Ce sont trois feuilles carpellaires soudées entre elles par leurs bords conti-

ns. Des ovules nombreux s'insèrent, en deux séries, à l'angle central des loges. Le style, épais au sommet, est couronné

DiplizsdbïGoOglC

d'un stigmate à trois lobes. Le fruit mûr forme une capsule qui s'ouvre, non par décollement des cloisons, mais par le milieu du dos de chaque loge, c'est-à-dire par dékiscence loculicide. La graine présente un embryon droit dans l'axe d'un albumen charnu.

Le Lis est une plante vivace, à tige bulbeuse. Ce bulbe est écailleux (fig. 2S7), à feuilles inférieures lancéolées, les supérieures linéaires, les dernières ovales lancéolées. Ses fleurs forment une grappe blanche.

Cette plante a donné son nom à la belle et nombreuse famille des Liliacées, qui abonde surtout dans les régions tempérées et subtropicales de l'ancien continent.

Parmi les plantes intéressantes de cette famille, nous citerons les Alois, qui croissent dans les régions chaudes de l'Océan, l'Ail, VOignon, la Civette, la Scitte, VÉchalole, le Poireau, l'Asperge ; parmi les Liliacées cultivées pour lomement des jardins, les Tulipes, les FritUlaires, les Jacinthes, les HémerocalUs, etc.

Nous croyons devoir mentionner ici l'un des représentants les plus eïtraordinaires de la famille des Liliacées, le Dracœna, ou ]}ragonnier de l'Inde orientale et des Canaries , si remarquable par son port, son vaste développemen t et le grand âge qu'il peut atteindre. Tous les voyageurs vont admirer à TénérifTe un Dragonnier gigantesque, qui, selon la légende, était adoré des Guanches, peuple primitif de l'Ile de Ténériife. C'est peut-être le plus vieux de tous les végétaux connus. Nous reviendrons dans une autre partie de ce volume sur le Dragonnier d'Orotawa.

îdbïGoogIc

Dans l'Iris (Qg. 288) l'enveloppe extérieure de la fleur, ou le

Plg. n». Irii gcruunlca.

calice, est composée de trois pièces richement colorées, étalées

DiplizsdbïCoOglC

en dehors. Les pétales, alternes avec les sépales, se recourbent vers le sommet de la fleur. Ces six divisions, qui étaient libres dans la Jeune plante et disposées sur deux rangs, se réunissent plus tard, et forment un pérïanthe en apparence unique, et fait en forme de tube à la base. Si l'on abaisse les divisions externes de la fleur, on aperçoit trois étamines à lîlets larges et aplatis, à anthères allongées, bifurquées en forme de fer de flèche, s'ouvrant en avant par deux sillons longitudinaux, remplies de volumineux grains de pollen. Ces étamines, d'abord complètement indépendantes du périanthe, sont, à l'état adulte, unies à cet organe. Le pistil se compose d'un ovaire infère surmonté d'un style, soudé par la base avec le tube du périanthe, et terminé par trois lames pétaloïdes stigmatifëres. L'ovaire présente trois loges, qui renferment des ovules nombreux anatropes, disposés sur deux séries, k l'angle interne de chaque loge. Le fruit est capsulaire et s'ouvre en trois panneaux portant une cloison sur leur milieu. Les graines, horizontales et aplaties, offrent un embryon droit, placé dans l'axe d'un albumen charnu.

Nos Iris ont un rhizome horizontal, rameux, charnu, trèsépais, une tige simple ou rameuse ; des feuilles la plupart en fascicules radicaux, pliées longiludinalement et soudées dans presque toute leur longueur par les deux moitiés de leur face interne, la nervure moyenne correspondant au bord extérieur; les feuilles caulinaires sont alternes et engainantes. Une sorte de grappe composée réunit les fleurs, qui sont d'un grand volume et exhalent une odeur agréable.

La brillante famille des Iridées habite surtout les régions tempérées extratropicales. Parmi les espèces intéressantes qui la constituent, nous citerons : 17m d'AUemagm, que nous venons d'analyser; — 17m de Florence, dont le rhizome, doué d'une odeur de violette très-prononcée, est d'un grand usage dans la parfumerie; — le Safran cuitivé, espèce indigène, dont les stigmates en forme de crête contiennent une huile volatile trèsodorante, unie à un principe amer : on les emploie en médecine et dans la teinture; — les Glàieuls,h fleur bilabîée, la plupart originaires de l'Afrique australe ; — la Tigridie queue de Faon, dont les fleurs sont remarquables par leur grandeur, l'originalité de leur forme et la vivacité de leurs couleurs ; — les Ixia, etc.

îdbïGoogIc

Page 1