‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 30 sur 64 · ORCHIDÉES · texte numérisé non relu

ORCHIDÉES

Nous représentons comme type de la famille des Orchidées la plante, très-répandue dans les campagnes du nord de la France, qui porte le nom Yulgaire de PetUecâle, et le nom scientifique d'Orchis macutaia,ou Orchis taché {Gg. 289).

Les enveloppes de la fleur de l'Orchis taché se composent de six pièces pétaloïdes, disposées sur deux rangs et alternes entre elles (fig. 290). Des trois extérieures il y en a deux latérales un peu étalées ; celle du milieu est recourbée en avant, de manière à forraerune sorte de casque avec deux des divisions du veriicilie interne , qui sont semblables. La troisième division a, au contraire, une forme toute particulière : elle s'étale en dehors comme un large tablier

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pendant, et se prolonge en bas çn un éperon creux : c'est le labelle àela.{[eur. La corolle est donc essentiellement irrégulière. Lorsque les six pièces de l'enveloppe florale ont été enlevées, on a devant les yeux une colonne centrale qui offre en avant deux loges, dont les ouvertures longitudinales regardent le tablier. Au-dessous, on observe un godet à peu près carré, luisant et visqueux. Si avec une aiguille on entr'ouvre les loges dont il vient d'être question, on verra qu'il y a dans chacune d'elles un corps pyriforme, dont la partie supérieure, renflée, se compose de petites massules anguleuses, reliées entre elles par une sorte de réseau élastique et dont la partie inférieure s'allonge en une sorte de pédicule. Ces deux pédicules s'enchâssent par leur base dans les compartiments contigus d'une petite pochette.

Si l'on abaisse l'un des corps pyriformes vers le godet, il y adhère avec force, etl'on peutaîséments'assurerquele phénomène se produit spontanément dans ta nature, et que les massules polliniques émettent, sur pig. 3>«. Fleur de lorchii mitatau. cottc surfacc visqueuse, des

tubes très-fins qui ne tardent pas à pénétrer dans l'épaisseur de son tissu. Ce godet est donc un stigmate, ces corps pyriformes sont donc des masses polliniques, et les deux loges qui les renferment constituent une anlkère. Ainsi, dans cette curieuse fleur, le style et l'androcée sont réunis pour former la colonne centrale, et il n'y a qu'une étamine.

Au-dessous du point d'insertion des divisions florales, la colonne se continue en une sorte de queue verdâtre, parcourue par six câtes longitudinales et tordue sur elle-même. C'est l'ovaire qui, comme on le voit, est infère. Cet ovaire ofTre une seule loge et renferme un très-grand nombre d'ovules extrêmement petits, insérés sur trois placentas appliqués à la paroiînteme de l'ovaire. Le fruit est capsulaire et s'ouvre en trois valves qui portent les

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