ORCHIDÉES
placentas sur leur milieu, pendant que les nervures médianes restent en place,réuiiies par leur base ainsi que par leur sommet.
Examinons enfin les organes de végétation de la même plante.
Sa partie souterraine présente deux grilTes inégales (fig. 291], dont l'une est ridée, flasque, et parait épuisée de sucs, et dont l'autre est plus blanche, plus volumineuse, plus ferme. La première, en effet, a servi au développement de la tige aérienne actuelle qui se termine par une grappe de fleurs, tandis que l'autre doit fournir au développement, qui se fera l'année prochaine , d'un jeune bourgeon feuillu.Ces deux grifles, en forme de palmes, sont des racines nutritives. Sur le haut de ces racines on peut même apercevoir encore un troisième petit bourgeon, qui ne se développera que deux ans après. Chez y d'autres espèces indigènes, la racine, au lieu d'être palmée, est ovoïde.
Ces deux sortes de productions radiculaires sont toujours accompagnées pig. ^m. Raciu d'orcbn macniau.
de racines ordinaires, cylindriques, dont l'absorption est la fonction principale. Les feuilles de VOrchis maculata sont engainantes, s'échelonnent en spirale sur la tige; leur limfae, lancéolé, est ordinairement semé de taches noires.
L'étude que nous venons de faire d'une des Orchidées que l'on rencontre le plus fréquemment dans le nord de la France , ne saurait donner une idée sufSsante des formes remarquables que nous offre ce magnifique groupe de plantes, ornement des forêts tropicales. Beaucoup d'Orchidées tropicales sont épiphytes, mais non parasites, c'est-à-dire qu'elles croissent, sans y puiser leur nourriture, dans les fentes des arbres , dans les angles des rameaux, pour s'y dresser ou s'y suspendre avec grâce. Leurs
fleurs disposées en épi, en grappe, en corymbe, de petite ou de grande taille, sont souvent décorées des couleurs \eS plus riches et les plus variées, et répandent parfois un suave parfum; elles offrent toujours un aspect original- Certaines Orchidées ressemblent à une mouche, d'autres à une araignée; celles-ci à un papillon, celles-là à un homme qui serait pendu par la tête. La diversité de leur taille, de leur port, de leurs fleurs, leur étrange beauté, font de ce groupe naturel de plantes un des ornements les plus recherchés de nos serres.
Au point de vue pratique, les substances utiles que l'homme retire de cette famille sont le Salep et la Vanille.
Le Salep est une fécule fournie par les racines tubéreuses des OrcAù et des C;)ftr!/f, qui en contiennent une abondante quantité, et un autre principe analogue à la gomme. Quant à la Vanille, c'est le fruit d'un arbre exotique, dont l'espèce est encore indécise.
■ Le genre Vanilla, dit M. Duchartre, est encore aujourd'hui l'un des plus mal connus parmi tous ceux qui composent ie règne végétal. L'incertitude est telle à son égard, qu'on ne sait à quelle espèce botanique attribuer les fruits préparés que le commerce nous apporte d'Amérique et surtout du Mexique. Un fait est cependant acquis aujourd'hui, c'est que les capsules du Vanilla planifolia, convenablement préparées, sont aussi riches en parfum que les meilleures de celles que le commerce nous apporte du Mexique. Or, comme cette espèce croit naturellement dans les parties de l'Amérique qui fournissent ce précieux produit, il est fort probable, sinon tout i. fait certain, qu'uae bonne portion de celui-ci provient de cette espèce aujourd'hui la mieux connue de toutes. >
Les Palmiers se placent au premier rang des espèces végé< laies, autant par la beauté m^estueuse et l'élégance de leur port, que par les services qu'ils rendent aux habitants des régions tropicales, auxquels ils fournissent tout à la fois le pain, l'huile et le vin.
Mous étudierons le Dattier comme type de ce groupe de végétaux.