‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 32 sur 64 · PALMIERS. S · texte numérisé non relu

PALMIERS. S

Ce bel arbre (fig. 292), que l'on a désigné, avec raison, sous le

nomdePrfnce du rè^n« v^étal, élève jusqu'à 25 ou 30 mètres son

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stipe droit et colomnaire. Il est couronné par une ample touffe de quarante à cinquante feuilles, dont la longueur peut atteindre 3 et 4 mètres, et qui présentent des folioles linéaires, lancéolées, roides, en forme de glaive, disposées comme les barbes d'une plume. De l'aisselle des feuilles naissent des spalhes coriaces, d'une seule pièce, qui s'ouvrent d'un seul côté, pour donner passage à de longues panicules rameuses, connues sous le nom de régimes, et qui portent de petites Deurs qui sont mâles ou femelles. Notons bien que les spathes de fleurs mdles et les spathes de fleurs femelles appartiennent à des individus différents, car le Dattier est un arbre dioïque. Personne n'ignore que pour faire produire des fruits à cet arbre on a recours à la fécondation artiQcieUe des fleurs femelles au moyen des fleurs mâles. Cette opération a été mise en pratique en Orient dès les temps les plus reculés.

La fleur mâle du Dattier présente un petit calice à sépales très-courts, une corolle à trois pétales beaucoup plus grands, et six étamines, munies de longues anthères linéaires, dont les deux loges s'ouvrent en dedans par deux fentes longitudi' nales.

La fleur femelle présente en dedans d'une double enveloppe florale dont chaque verticille est formé de trois pièces, trois pistils distincts, surmontés chacun d'un stigmate en forme de crochet. De ces trois pistils un seul se développe, mûrit, et devient une baie ovoïde allongée,à épiderme mince, d'un rouge jaunâtre, à pulpe solide un peu visqueuse, à endocarpe représenté par une mince pellicule enveloppant le noyau, qui est la graine môme. Cette graine est cylindrique, amincie à ses deux extrémités, profondément sillonnée d'un côté sur toute sa longueur et offrant de l'autre, en son milieu, une petite empreinte circulaire, véritable opercule, destiné à tomber au moment de la germination pour laisser sortir la radicule de l'embryon, comme nous l'avons montré au chapitre de la Germination, à propos du Balisier, Cet opercule correspond en effet à une petite fossette dans laquelle cet embryon est placé de manière que son grand axe (si l'on peut parler de grand axe pour une si petite chose) est perpendiculaire à la surface de la graine. Celle-ci est du reste presque entiërement constituée, comme on le voit dans

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