CUCURBITACÉES
erinj ont la chair blanche ou verdâtre, un parfum plus doux et cependant plus pénétrant que celui des Cantaloups, une chair fine, fondante et sucrée.
Les Melons d'hiver forment un quatrième groupe, dont le plus beau représentant européen est notre Melon d'hiver de Prooence, ou Melon de Cavaillon. Sa peau est mince et sa chair très-épaisse, ferme, blanche, jaune pâle ou verdâtre, suivant la variété, sans parfum, mais fondante et très-sucrée. Fort estimé dans le midi de la France et de l'Europe, où on le cultive sur une immense échelle, cet excellent fruit encombre les marchés du midi de la France pendant une partie de l'été et de l'automne. On commence à l'introduire à Paris. Mais il est temps de nous arrêter dans l'énumération de ces fruits alimentaires, pour ne pas dépasser les bornes de cet ouvrage.
Une autre espèce du genre Cucumis, le Cucumis sativus, est vulgairement connue sous le nom de Concombre. On confit dans le vinaigre le jeune fruit du Concombre, pour servir de condiment '. il porte sur nos tables le nom de cornichon.
Bien d'autres genres de la famille des Gucurbitacées seraient dignes d'un examen attentif. Nous devons ici nous contenter de àter : les Cucurbita ou Courges, qui nous donnent le Potiron (Cucurbila maxima); — le Bonnet de prêtre ou d'électeur {Cucurbita tiul(hpepo) ; — la Courge de Sainl-Jean (CucurbUapepo), etc. — Les Lagenaria, dont le fruit est parfois déprimé en son milieu, et forme ainsi deux renflements i l'un inférieur, plus petit, l'autre supérieur, plus gros ( Gourde de pèlerm), ou bien est ventru inférieurement au-dessous d'un col oblong (Covgourde), ou bien encore est allongé en forme de massue (Gourde massue. Gourde trompetu); — les Citrullus, qui nous donnent la /"(Wlègue ou Melon d'eau {Citrullus vulgaris), A fruit très-gros, globuleux, lisse, vert, & chair sucrée et acidulée, parfumée, très-rafratchissanle; — la Coloquinte {Cucumis colocgnlhis), à fruit globuleux, glabre, jaune, dont l'écorce est mince, la chair très-amère, purgative et vomitive ; — les Bryonia, dont une espèce {Bryonia dioica), vulgairement connue sous le nom de Bryone-couleuvrée, décore les haies de ses charmants petits fruits globuleux, rouges, ou quelquefois jaunes.
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CARYOPHYLLÉES.
Le calice des Œilkts (fig. 352) est le plus souvent tubuleux, cylindrique, à cinq dents, et muni, à sa base, de deux ou plusieurs petites bractées. La corolle se compose de cinq pétales libres , hypogynes , à onglet linéaire allongé , à limbe crénelé, denté. Les étamines sont en nombre double des pétales; leurs anthères sont biloculaires, attactiéss par le dos et s'ouvrant en dedans par deux fentes longitudinales. Le pistil se compose d'un ovaire uniloculaire, renfermant un grand nombre d'ovules courbes, et surmonté de deux styles très-minces. Le fruit est Que capsule, s'ouvrant au sommet par des valves en nombre double de celui des styles. Un embryon droit est appliqué dans la graine à la surface d'un périsperme farineux-
Les Œillets sont des herbes
OU des sous-arbnsseaux à tige
noueuse, articulée, à feuilles opposées, à fleurs terminales,
disposées en cime, quelquefois solitaires. On en cultive dans
les jardins plusieurs espèces.
L'Œillet-giroflée (Diantfttis caryophyllus) a des fleurs rouges, roses, blanches, quelquefois panachées ou doubles. L'ŒUiei dé potte {Dianthiu barbalus) a des fleurs en corymbe serré, protégées par des bractées minces et pointues, qui égalent en lon-
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CARYOPHYLLEEB. 375
gueur le tube du calice. VŒiliel mignardise (Dianthus nwschaïus) a des pétales odorants, d'un rose pâle , trèa-droits, barbus et qui varient par la culture. VŒUkl svperbe est vraiment digne de ce nom. Rousseau disait dans une lettre, en parlant de cette belle fleur :
« Avez'vous vu le Dianthut luperbus? Je vous l'envoie h tout hasard. C'est réellement un bien bel œillet, et d'une odeur bien suave, quoique faible. J'ai pu recueillir de la graine bien aisément; car il croit en aboDâaoce dans un pré qui est sous mes fenêtres. 11 ne devrait être permis qu'aux chevaux du Soleil de se nourrir d'un pareil foiu. ■
Parmi les espèces principales appartenant à la famille des Garyophyllées, nous citerons les suivantes: — la Saponaire officinale {Saponaria officinalis), plante indigène, dont la racine contient une matière qui mousse avec l'eau, comme le savon, une résine molle et de la gomme, et à laquelle on attribue des propriétés médicinales; — le Lychnis tUoica ou Compagnon blanc, que le voyageur rencontre presque à chaque pas sur sa route; — le Lychnis flos euculi, dont les pétales rouges sont très-découpées, et qui fait, au printemps, l'ornement de nos prairies; — le Lychnis coronaria, ou Coquelourde, plante à fleur purpurine, à tige cotonneuse, blanchâtre ; — la Nielle des blés {Lychnis githago), qui abonde dans nos moissons; — les GypsophyUs {Gypsophyla eiegans et paniculata), dont les petites fleurs blanches se balancent dans nos jardins, sur des pédîcelles d'une délicatesse extrême ; — les Silènes, — les Sagines, — les Alsines, — les Siellaires, les CeraisUs, etc.