‹ Histoire des plantes (volume 5)Chapitre 13 sur 106 · À ON NUE · texte numérisé non relu

À ON NUE

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Fig. 5. Rayons médullaires d’un tronc d'Érable, vus au microscope (coupe verticale)

Tandis que les fibres et les vaisseaux ne contiennent jamais de matières nutritives solides, les cellules qui forment, par leur réunion, les rayons médullaires, sont le siége d’une abondante production de petits granules d’amidon.

L'écorce de nos arbres est essentiellement formée des tissus, fibreux et cellulaire. Mais il est facile de comprendre combien

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sont variées la forme, la. disposition. et la structure de ces éléments, lorsqu'on considère la. variété extraordinaire d'aspect des ‘écorces de nos arbres et la diversité de leurs produits. L'explication de tout ce qui concerne la structure de l'écorce nécessiterait de tels développements et présenterait de telles difficultés, que nous sommes forcé de nous limiter beaucoup sur ce sujet, et de nous borner à indiquer les principaux caractères de l'écorce considérée dans la généralité des arbres de nos climats.

L’épiderme enveloppe, à l'extérieur, l'écorce, comme toutesles autres parties du végétal. Mais son existence est tout à fait temporaire. Cet épiderme est détruit de bonne heure, tant par l’accroissement du végétal que par l’action des agents extérieurs. Mais il n'en est pas de même de la couche sous-jacente, connue sous le nom de suber, et dont les cellules sont de forme cubique, intimement unies entre elles, à parois minces, d’abord incolores et se colorant plus tard en brun.

Dans plusieurs arbres, le suber.ne prend que fort peu de. dêve.

loppement. Mais il n’en est pas ainsi dans le Chêne-liége. Dans ce.

bel arbre qui fournit à l'homme un de ses plus importants pro-

duits commerciaux, le suber présente un développement extra- |

ordinaire : ce n’est autre chose que le liége (en latin suber). C'est vers l’âge de cinq ans que le suber, qui compose la plus grande partie de l'écorce du Chêne-liége, commence à prendre un accroissement remarquable. Alors toute l’activité de la végétation semble se concentrer sur cette partie de l'arbre. De nouvelles cellules apparaissent à la face interne de la zone primitive, et repoussent au dehors celles qui ont été précédemment formées. Indépendamment de ces cellules, dont l'accumulation successive constitue la masse du liége, il s'en forme d'autres, plus courtes, plus foncées, en forme de table, ou de lame, qui divisent la masse du liége en zones successives d’accroissement. Cette maëse prend peu. à peu une grande épaisseur. Si on l’abandonnait à

elle-même, elle se crevasserait si profondément qu’elle deviens 1

drait impropre aux usages auxquels le liége est destiné. Aussf:

faut-il l’enlever avant qu’elle durcisse et se gerce. L'écorçage.du Chêne-liége n’a aucun inconvénient pour cet.arbre si l’on a soin de ménager la partie nouvellement formée du

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