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Fig. 122. plusieurs d'entre elles Structure du parenchyme des euilles. une lacune qui ordi- Coupe transversale d'une feuille. . ?
nairement correspond à un stomate. La couche inférieure est composée de cellules irrégulières, souvent rameuses, se touchant seulement par le bout de leurs branches, et laissant entre elles de nombreuses lacunes, qui communiquent les unes avec les autres et forment une sorte de tissu spongieux. Parmi ces lacunes, beaucoup sont situées immédiatement sur l’épiderme inférieur, qui est criblé d’un plus grand nombre de stomates que l'épiderme supérieur, et c'est précisément à ces stomates que correspondent les lacunes.
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Ces cellules parenchymateuses, dont les parois sont toujours minces, contiennent des grains de chlorophylle, substance à laquelle les végétaux doivent leur coloration verte. La chlorophylle est contenue en plus grande quantité dans la zone supérieure, dense, que dans la zone inférieure, spongieuse, du parenchyme. L'ensemble des cellules ainsi colorées par les grains de chlorophylle donne à la feuille végétale la teinte verte uniforme qui lui est propre.
Nous avons signalé ces particularités d'organisation, et surtout l'existence de ces méats intercellulaires ou lacunes, cavités qui communiquent toutes entre elles, et sont mises en rapport avec le milieu ambiant par les ouvertures stomatiques, parce qu'elles font comprendre que la feuille est admirablement organisée pour favoriser les phénomènes vitaux dont elle est le siége, phénomènes que nous étudierons bientôt.
On trouve dans les nervures des feuilles, des vaisseaux de divers ordres, reliés entre eux par des cellules de formes diverses, qui constituent la partie fibreuse de ce faisceau. La structure des nervures, qui est assez complexe, se simplifie à mesure qu'elles se divisent et qu’elles diminuent de dimensions.
Si, des plantes à feuilles aériennes, nous passons aux plantes à feuilles qui flottent sur l’eau, ou qui sont submergées, nous verrons la structure de ces organes se modifier suivant les milieux dans lesquels la nature les a appelés à vivre. Ces curieuses modifications ont été étudiées, de nos jours, par M. Ad. Brongniart.
La feuille du Nymphwa qui flotte sur l’eau, présente, il est vrai, deux épidermes et un parenchyme peu différent de celui des feuilles aériennes, mais l’épiderme inférieur, en contact avec l’eau, ne présente pas de stomates. Les feuilles submergées des Potamots sont généralement très-minces, complétement dépourvues d’épiderme, et par conséquent de stomates ; elles sont creusées de lacunes qui ne communiquent pas entre elles, et sont formées de cellules polyédriques, pressées, gorgées de matière verte. Ces lacunes sont donc sans analogie avec celles des feuilles aériennes ; elles peuvent être considérées comme des réservoirs
116 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGTIE.
d’air fourni par la plante elle-même et destinés sans doute à alléger son poids. Ce sont des appareils de flottaison qui semblent jouer un rôle analogue à celui de la vessie natatoire des poissons. À
La Renoncule aquatique présente à la fois, comme nous l’avons déjà vu, des feuilles aériennes qui flottent à la surface de l’eau, et des feuilles trèsdivisées qui sont submergées. Les feuilles aériennes, munies d’un épiderme pourvu de stomates, offrent un parenchyme dont la.structure ne s’écarte point sensiblement de celle que nous avons indiquée plus haut pour les feuilles aériennes. Les feuilles aquatiques n'ont pas d'épiderme proprement dit. Des cellules parenchymateuses vertes, pressées les unes contre les autres, y constituent un parenchyme uniformément dense, creusé çà et là de cavités aérifères isolées, comme on le voit sur la figure.
Nous ne terminerons pas l’étude des feuilles sans dire quelques mots des stipules, organes accessoires et d’une importance secondaire, qui accompagnent les feuilles dans certains végétaux.
Les stipules sont organisées comme les feuilles, mais ne sont pas des feuilles véritables. Elles en diffèrent par leur position, leur forme et leurs fonctions. Ce sont de petits organes foliacés, des appendices membraneux, dont le point d'insertion varie. Dans le Tulipier (fig. 194), on voit deux stipules placées, l’une à droite et l’autre à gauche du point d'insertion de la feuille. Dans le Rosier ou l'Églantier (fig. 125), les deux stipules se soudent avec le pétiole de la feuille. Dans le Houblon (fig. 126), les deux stipules placées du même côté de la tige et appartenant
Fig. 124. Stipule du Tulipier.
à deux feuilles différentes, se confondent plus ou moins complétement ensemble de manière à former deux doubles stipules.
2] Fig. 125. Stipule d'Églantier. Fig. 126. Stipule de Houblon.
Fig. 127. Stipule de Sarrasin.
Dans le Sarrasin (fig. 127), on ne voit qu’une stipule, placée entre la feuille et la tige.
118 ORGANOGRAPHIE ET PHYSIOLOGIE.
- Les stipules naissent après la feuille qu'elles accompagnent ; cependant elles grandissent souvent plus rapidement que la feuille, et dans le bourgeon elles.recouvrent complétement ces
Fig. 128. Feuilles ligulees (Milium multiflorum.)
organes. Les stipules sont destinées, dans ce cas, à protéger les jeunes feuilles. Aussi sont-elles généralement caduques.
Quelquefois les stipules n'ont ni ce mode de développement ni cette caducité; elles sont dites alors persistantes.
Il est probable que les stipules persistantes sont utilesau végétal, soit pour couvrir et alimenter le bourgeon, soit pour remplacer les feuilles quand elles viennent à manquer.
La ligule est une forme
particulière de stipule qui est propre aux plantes de la famille des Graminées. C’est une membrane mince et transparente, située à la face interne de leur gaîne. Nous donnerons, comme exemple d’un végétal muni de feuilles ligulées, le Miliun multiflorum. Dans la figure 128, qui représente un rameau de cette plante, la ligule est représentée par les lettres { 9, et se trouve à la base et à la face interne de la feuille, qui est engaïnante, comme celle de
toutes les Graminées.
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