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qui sont également au nombre de cinq. Dans la Giroflée (fig. 199), qui porte six étamines, quatre sont plus grandes que les autres, Linné les appelait tétradynames. Dans les Mufliers (fig. 200) il ya quatre étamines, dont deux plus grandes. Linné les appelait
étamines didynames. | Les étamines d’une même fleur peuvent être complétement in-
Fig. #00. Fig. 201. .
Androcée du Muflier. Androcée de la Mauve.
Fig. 202. Fig. 203. Fig. 204. Étamines en tube Androcée du Millepertuis. Étamines du Ricin. d'une Synanthérée.
dépendantes les unes des autres, ou plus ou moins réunies entre elles, soit par leurs filets, soit par leurs anthères. Dans la Mauve (fig. 201) et dans le Lin, toutes les étaminés sont réunies entre elles par leurs filets en une seule phalange. Dans le Haricot, le Polygala, elles sont réunies en deux phalanges; dans le Hillepertuis d'Égypte (fig. 202), en trois phalanges; dans le Ricin (fig. 203), en plusieurs phalanges. On dit, depuis Linné, que
tue sont monadelphes, diadelphes, triadelphes, polyadel- Ÿ , suivant qu'elles forment une, deux, trois ou plusieurs phalanges.
Dans le Pissenlit, l’Artichaut, le Chardon, les étamines sont réunies toutes ensemble par leurs anthères, de manière à con- Stituer une sorte de tube supporté par les filets libres : on les nomme synanthérées (fig. 204).
Enfin, les étamines peuvent contracter des adhérences avec les enveloppes florales. Dans la Scille, six étamines adhèrent par
leur base avec les six divisions de la fleur. Dans/la Primevère, Cinq étamines s’attachent sur le tube de la corolle, qui est mo- NOpétale.
Il nous reste à compléter ce qfi a rapport à l’étamine, en dé- Wilant la véritable nature morphologique de cette partie de fa leur,
Les bractées, les sépales, les pétales, sont, comme nous l’a-
"Ms vu, des feuilles modifiées. Il paraît impossible, au pre- Der abord, qu’il en soit de même pour les étamines. Cependnt, e ffeuillez une fleur de Nénufar blanc; vous verrez peu à PU, en avançant vers le centre de la fleur, les pétales diminuer d longueur et de largeur, et présenter, vers leur sommet, une are, d'abord rudimentaire, qui devient de plus en plus com- Pètea mnesure que le support passe insensiblement de la forme d pétale à celle de filet. Dans l’Ancolie, sous l'influence de là Utrare, on voit des étamines se transformer peu à peu en WTETS analogues à ceux qui constituent son élégante corolle. Dans 1a Rose, on trouve souvent des organes qui sont demi- Péules et demi-étamines.
Test une très-curieuse monstruosité d’une espèce de Rose, dns laquelle tous les organes de la fleur se transforment en Ruilles, de manière à constituer ce que les horticulteurs ont 10MME Rose verte. Dans la Rose verte, on peut suivre pas à pas toutes les transformations possibles entre une étamine presque le et un pétale transformé lui-même en une petite feuille
Tous ces faits démontrent jusqu’à l'évidence que l’étamine nest autre chose qu’un pétale métamorphosé. Mais nous avons
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déjà démontré l’analogie des pétales avec les sépales, des sépales avec les bractées, des bractées avec les feuilles, Donc les étamines sont des feuilles métamorphosées.
Pour bien rappeler ce mode d’origine de l’étamine, on a comparé le filet de l’étamine à l’onglet du pétale ou du pétiole de la feuille, le limbe à la feuille elle-même, le pollen à une modification spéciale du parenchyme de la feuille, enfin le connectit à la partie moyenne de la feuille, c'est-à-dire à la nervure médiane.