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Fig. 402. Anthérozoïdes de Fougère.
une rapidité extraordinaire. Ils se mettent alors à tourner trèsvivement; ces mouvements giratoires se prolongent quelquefois sans interruption pendant une heure ou deux. Si l’on ajoute
sous le microscope, une gouttelette d’eau iodée, leurs mouvements s'arrêtent brusquement. Leur corps, tordu en hélice, forme une sorte de petit ruban spiral : il est d’ailleurs peu nettement défini, surtout aux extrémités. Les organes locomoteurs de ces corps étranges composent un faisceau de cils courts, nombreux, formant une espèce de crête, qui émane de la partie antérieure du corps. Le nombre de ces cils rend facilement raison de l’extrême vitesse avec laquelle se meuvent ces anthérozoides.
Ces faits renversent toutes les notions relatives à la distinction des animaux et des plantes. Voici de simples organes végétaux qui se meuvent, et si l’on réfléchit d'autre part qu'il est des animaux totalement immobiles, comme l’Éponge, les Coraux, les Huîtres adultes, etc., on se demande où est la plante, où est l'animal, et l’on se dit que ces distinctions que la science est obligée de tracer parmi les êtres vivants, c’est-à-dire la séparation des animaux et des plantes, devient impossible quand on se place aux confins de ce que l’on appelait autrefois les deux règnes de la nature.
Les organes femelles des plantes qui nous occupent sont moins nombreux que les précédents; un proembryon n'en porte pas plus de quatre à vingt (fig. 401 et 403). Ils sont situés à la face inférieure du prothallium, mais en avant du côté de l’échancrure. Chacun d’eux se présente comme une cavité arrondie plongée dans l’intérieur du parenchyme et communiquant avec l'extérieur par une sorte de cheminée que forment seize cellules transparentes, disposées, quatre par quatre, les unes audessus des autres (fig.403).
Nous devons faire remarquer ici que les deux sortes d'organes que nous venons de décrire, peuvent exister à la fois sur le même prothallium, comme dans la fi- TN gure 401, ou se distribuer sur des prothal- Fig. 403. Archégong isolé : : (montrant l'action liums différents, comme dans la figure 399.4, anthérozoïdes sur le corps Il y a donc monœcie ou diæcie. Quant au cubFyonnaIE): fait de la fécondation, il ne peut plus être contesté. M. Suminski a vu et figuré les anthérozoïdes dans l’intérieur de la
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cavité des archégones. Le fait a été confirmé depuis, par d'autres observateurs.
Sans entrer dans les détails du développement de la vésicule embryonnaire à l’intérieur de la cavité de l'archégone, nous ferons remarquer qu'on ne voit sortir du proembryon qu'une seule plante, comme si un seul archégone était fécondé, ou, au mois, prenait un tel développement que la croissance desautres en fût empêchée.
En résumé, les capsules qui se développent à la face inférieure des feuilles de Fougère, ne sont pas des fruits, comme on l'avait admis jusqu’à ces derniers temps; les spores que ces capsules renferment ne sont pas des graines. Les organes reproducteurs mâles et femelles se développent sur un petit appareil transitoire et celluleux, résultant de la germination de la spore. |
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