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Fe NE Ÿ 4 a AE RR seulement par le bout de jee leurs branches, et laissant
1, entre elles de nombreuses = lacunes, qui communiquent les unes avec les autres et forment une sorte de tissu spongieux. Parmi ces lacunes, beaucoup sont situées immédiatement sur l’épiderme inférieur, qui est criblé d’un plus grand nombre de stomates que l’épiderme supérieur, et c’est précisément à ces stomates que correspondent les lacunes.
Ces cellules parenchymateuses, dont les parois sont toujours minces, contiennent des grains de chlorophylle, substance à laquelle les végétaux doivent leur coloration verte. La chlorophylle est contenue en plus grande quantité dans la zone supérieure, dense, que dans la zone inférieure, spongieuse, du parenchyme. L'ensemble des cellules ainsi colorées par les grains de chlorophylle donne à la feuille végétale la teinte verte uniforme qui lui est propre.
Nous avons signalé ces particularités d'organisation, et surtout l'existence de ces méats intercellulaires, ou lacunes, cavités qui communiquent toutes entre elles, et sont mises en rapport avec le milieu ambiant par les ouvertures stomatiques, parce qu’elles font comprendre combien la feuille est admirablement organisée pour favoriser les phénomènes vitaux dont elle est le siège, phénomènes que nous étudierons bientôt.
Un mot seulement sur la structure des nervures de la feuille. On trouve dans les nervures des feuilles, des vaisseaux de divers ordres, reliés entre eux par des cellules de formes diverses, qui constituent la partie fibreuse de ce faisceau. La structure des nervures, qui est assez complexe, se simplifie à mesure qu’elles se divisent et qu’elles diminuent de dimensions.
Fig. 123. Structure du parenchyme des feuilles. (Coupe transversale d'une feuille.)
Si, des plantes à feuilles aériennes, nous passons aux plantes à feuilles qui flottent sur l’eau, ou qui sont submergées, nous verrons la structure anatomique des feuilles se modifier suivant les milieux dans lesquels la nature les a appelées à vivre. Ces curieuses modifications ont été étudiées par Ad. Brongniart.
La feuille du Nymphæ, qui flotte sur l’eau, présente, il est vrai, deux épidermes et un parenchyme peu différent de celui des feuilles aériennes ; mais l’épiderme inférieur, qui est seul en contact avec l’eau, ne présente pas de stomates.
Les feuilles entièrement submergées des Potamots sont généralement très minces, complètement dépourvues d’épiderme, et par conséquent de stomates. Elles sont creusées de lacunes qui ne communiquent pas entre elles, et sont formées de cellules polyédriques, pressées, gorgées de matière verte. Ces lacunes sont donc sans analogie avec celles des feuilles aériennes. Elles peuvent être considérées comme des réservoirs d’air fournis par la plante elle-même et destinés sans doute à alléger son poids. Ce sont des appareils de flottaison qui semblent jouer un rôle analogue à celui de la vessie natatoire des poissons.
La Renoncule aquatique présente à la fois, comme nous l’avons déjà vu, de larges feuilles aériennes qui flottent à la surface de l’eau et des feuilles très divisées, lesquelles sont submergées. Les feuilles aériennes, munies d’un épiderme pourvu de stomates, offrent un parenchyme dont la structure ne s’écarte point sensiblement de celle que nous avons indiquée plus haut pour les feuilles aériennes, tandis que les feuilles aquatiques n’ont pas d’épiderme proprement dit. Des cellules parenchymateuses vertes, pressées les unes contre les autres, y constituent un parenchyme uniformément dense, creusé çà et là de cavités aérifères isolées, comme on le voit sur la figure 123.
Nous ne terminerons pas l'étude des feuilles sans dire quelques mots des séipules, organes accessoires et d’une importance secondaire, qui accompagnent les feuilles dans certains végétaux.
Les sapules sont organisées comme les feuilles, mais ne sont pas des feuilles véritables. Elles en diffèrent par leur position, leur forme et leurs fonctions. Ce sont de petits organes foliacés, des appendices membraneux, dont le point d'insertion varie.
Dans le Zuliprer (fig. 124), on voit deux stipules S, S, placées, l’une à droite et l’autre à gauche du point d'insertion de la feuille
Fig. 124. Stipule du Tulipier.
Fig. 125. Stipule d'Églantier.
sur le rameau. Dans le Rosier ou l’'Eglantier (fig. 125), les deux
Fig. 126. Stipule de Houblon.
stipules S, S”, se soudent avec le pétiole de la feuille. Dans le Æoublon (fig. 126), les deux stipules, placées du même côté de lalige et appartenantà deux feuilles différentes, se confondent plus ou moins complètement ensemble, de manière à former deux doubles stipules. Dans le Sarrasin (fig. 127), on ne voit qu'une stipule, S, placée entre la feuille et la tige.
Les stipules naissent après la feuille qu'elles accompagnent; cependant elles grandissent souvent plus rapidement que la
FEUILLE. 197 feuille et dans le bourgeon elles recouvrent complètement ces organes. Les stipules sont destinées, dans ce cas, à protéger les jeu- :
nes feuilles. Aussi sont-elles généralement caduques.
Quelquefois les stipules n’ont ni ce mode de développement ni cette caducitée; elles sont dites persistantes.
Il est probable que les stipules persistantes sont utiles au végétal, soit pour couvrir et alimen-
ter le bourgeon, soit pour remplacer les feuilles, quand celles-ci viennent à manquer.
La liqule est une forme particulière de stipule qui est propre aux plantes de la famille des Graminées. C’est une membrane mince et transparente, située à la face interne de leur gaine. :
Nous donnerons,comme exemple d’un végétal muni de feuilles liqulées, le Milium multiflorum. Dans la figure 128, qui représente un rameau de cette plante,
Fig, 127. Stipule de Sarrasin.
Le A la ligule est représentée Feuilles sui ER multiflorum). par les lettres /9, et se
trouve à la base et à la face interne de la feuille, laquelle est engainante, comme les feuilles de toutes Les plantes de la famille des Graminées.