‹ Histoire des plantesChapitre 5 sur 114 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

créateur. En contemplant les secrets et merveilleux ressorts qui régissent la vie des plantes, en admirant ces organes multiples au moyen desquels s’accomplissent les fonctions végétales, nous élevons nos cœurs vers l’Auteur de la nature.

De cette simple admiration des plantes au désir de les étudier avec quelque attention, il n’y a qu’un pas, et il est aisé à franchir. Ces êtres aimés et charmants sont à nos pieds ; nous n’avons qu'à nous baisser pour les cueillir. Tout nous invite à leur étude, et cette étude n’est environnée d'aucune difficulté particulière ; elle ne demande aucune préparation préalable. Quelques promenades dans les champs, les plaisirs imprévus de l’herborisation, tels sont les moyens qui suffisent pour arriver à la connaissance des plantes, si on leur ajoute la lecture de quelque ouvrage élémentaire.

Nous n’apprendrons rien à nos lecteurs en rappelant dans combien de circonstances la connaissance des plantes peut rendre des services. Celui qui habite la campagne et qui ne connaît pas les plantes qu'il foule sous ses pieds, celui qui vitau milieu des richesses de la nature sans en comprendre le

sens et l'utilité, est comme un étranger qui serait transporté

dans un pays plein de charmes, mais dont il ignorerait la lan-

gue et les coutumes.

Dieu n’a pas seulement accordé aux plantes l’élégance et la beauté, il leur a aussi donné en partage la puissance de calmer nos maux et d’adoucir nos souffrances physiques. L'illustre médecin anglais, Sydenham, appelait le Pavot, qui nous fournit l’opium, un présent de Dieu. Or, l’étude de la botanique permet à chacun de connaître les propriétés des plantes, et de chercher des succédanés aux herbes médicinales.

Dire que la botanique est indispensable à l’agriculteur, c’est énoncer une vérité qui n’a pas besoin de commentaire. Le cultivateur, le propriétaire, le métayer, dirigent leurs exploitations avec d'autant plus de succès qu’ils ont une connaissance plus approfondie des plantes et de la meiïlleure manière de tirer parti des productions du sol.

Cette remarque conserve la même évidence si on l’appiique à l'horticulteur, ou au simple amateur de jardins. Quand on

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