PLANTES MONOCOTYLÉDONES
L'importante famille des Graminées fournit le froment, l’Avorne, le Riz, le Seigle, V'Orge, le Mais, la Canne à sucre, le Bambou. Elle constitue, en outre, le gazon de nos prairies et de nos collines. Nous décrirons, au point de vue des caractères botaniques, l’Avoine, comme type de la famille des Graminées.
L’Avorne est une herbe annuelle, dont la tige forme inférieurement un rhizome court, d’où émanent des tiges secondaires. Les tiges sont interrompues par des nœuds brunâtres et renflés, qui sont pleins, tandis que les articles intermédiaires aux nœuds sont creux. De ces nœuds naissent les feuilles. Leur pétiole forme une gaîne fendue d’un côté et embrassant la tige dans une longue étendue, avant de s’étaler en un limbe très allongé, parcouru par des nervures parallèles et simples convergeant vers son sommet. A la limite qui sépare le limbe de la gaïne, on trouve une petite lame membraneuse blanchâtre et comme déchirée, qu’on appelle Zigule.
L'inflorescence de l’Avoine cultivée (fig. 342) est une panicule lâche assez ample, à rameaux étalés dans tous les sens. Examinons de près un de ces petits appareils fructifères pendants qui, par suite de la délicatesse de leur pédoncule, oscillent si aisément lorsquele vent vient à raser la surface d’un champ d’avoine.
On trouve en dehors deux écailles pointues, à peu près égales, dont l’une est insérée un peu plus bas que l’autre et qui constituent l'enveloppe protectrice, ou glume, de trois fleurs distiques formant un petit épi ou épillet. La fleur inférieure est bien développée, la seconde beaucoup moins grosse, la troisième est rudimentaire et stérile. Analysons la fleur inférieure. Elle
se compose essentiellement de trois étamines et d’un pistil. Les filets des étamines sont fins et les anthères en forme d’X, attachées par le dos et vacillantes. Le pistil est formé d'un ovaire velu, que surmontent deux styles plumeux. On ne trouve dans son intérieur qu'une seule loge contenant un ovule unique et anatrope. Ces organes essentiels sont protégés par un système de deux écailles dont l’externe ou inférieure porte sur son dos une soie raide, légèrement coudée, caduque, et dont l'interne, plus petite, est munie de deux nervures latérales. Ce système constitue la glumelle. On trouve mèéme, un peu en dehors de l’étamine la plus extérieure, deux petits corps collatéraux et charnus, désignés sous le nom de paléoles.
Lorsque l’ovule a reçu l'influence des tubes polliniques, il se transforme en une graine qui présente cette particularité de se confondre avec le fruit par son tégument, de manière à consti-
. tuer ce que l’on nomme un caryopse. La plus grande partie de sa masse est constituée par un albumen fari-
U ss neux ; en dehors'et en bas
Fig-4042prpie on aperçoit un petit corps
distinct, enfoncé à sa surface, à peine saillant. C'est l'embryon,