Tilleul
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ne présentant de poils qu'aux angles de ramification des nervures. Mais arrivons à la description de la fleur (fig. 412).
Le calice offre cinq sépales lancéolés, la corolle cinq pétales plus longs que les sépales. Les étamines sont hypogynes, très nombreuses, libres | ou irrégulièrement polyadelphes à leur base. Leurs filets, allongés, portent deux loges, s’ouvrant en dehors par deux fentes longitudinales. L’ovaire est libre et présente ordinairement cinq loges bi-ovulées, à ovules anatropes.
Le style est simple et le stigmate à cinq lobes. Le fruit est une capsule coriace, Fig. 412. Fleur de Tilleul. indéhiscente, uniloculaire par la disparition des cloisons et ne contenant qu'une ou deux graines par avortement. Les graines renferment, au sein d’un albumen charnu, un embryon à cotylédons presque enroulés, foliacés. |
Les fleurs du Zilleul contiennent une huile volatile, du sucre, du mucilage, de la gomme et du tannin. On les emploie en médecine, comme antispasmodiques.
De tous les végétaux indigènes, les Tilleuls sont ceux dont le liber est le plus fortement organisé. Aussi l’'emploie-t-on à faire des cordages. Le bois, qui se laisse facilement travailler, est mis en œuvre par les menuisiers, les tourneurs et les sculpteurs.
On cultive dans nos serres le Sparmannia africana, joli arbrisseau du cap de Bonne-Espérance, à feuillage toujours vert, à fleurs blanches disposées en ombelles et dont les anthères sont irritables.
GÉRANIACÉES.
Pour donner au lecteur une idée suffisante de cette famille, dont il rencontre à chaque instant des espèces sous ses pas, soit dans la campagne, soit dans les jardins, nous étudierons successivement les genres Geranium, Erodium et Pelargonium.
Les Geranium ont un calice à cinq sépales, une corolle hypogyne à cinq pétales libres, un androcée composé de dix étamines, dont cinq grandes et cinq petites. Ces dernières sont extérieures et opposées aux pétales ; les grandes étamines ont à leur base une glande nectarifère. Les filets de ces étamines sont légèrement soudés à leur base, et portent des anthères à deux loges, s’ouvrant en dedans par deux fentes longitudinales. Le pistil se compose d’un ovaire à cinq loges, surmontées de cinq styles, plus ou moins soudés dans leur partie moyenne, mais libres vers leur sommet et portant le stigmate le long de leur bord interne. Chaque loge de l’ovaire contient deux ovules anatropes ascendants. Le fruit est une capsule à cinq loges, ne contenant qu’une seule graine par suite d’avortement et se détachant avec élasticité d’une sorte d’axe central de la base au sommet. La graine renferme sous ses téguments un embryon sans albumen, dont les cotylédons flexueux s’emboîtent l’un dans l’autre.
On voit fréquemment dans les haies, les buissons, dans les lieux frais, sur les vieux murs, l’Aerbe a Robert ou le Bec de grue (Geranium Robertianum, fig. 413), qui exhale une odeur forte, et fleurit du mois d'avril au mois d'août. Cette plante, qui à quelques usages en médecine, est annuelle, à tiges ascendantes diffuses ou droites, souvent rougeûtres, velues, à poils étalés, glanduleuses, surtout au sommet. Les feuilles sont divisées en 3 à 5 segments pétiolulés. Les pédoncules sont plus longs que les feuilles. Les pétales sont purpurins et veinés de blanc.
Les £rodium, dont une espèce, l’Erodium à feuilles de ciguë (Erodium cicutarium), est très commune dans les environs de Paris, ont le calice et la corolle des Geranium. Mais, des dix élamines, cinq seulement sont fécondes. Celles qui sont stériles, c’est-à-dire dépourvues d’anthères, sont petites, à filets
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aplatis, et sont opposées aux pétales dans le verticille extérieur. Le fruit diffère aussi par quelques particularités de celui des Geranium.
Les Pelargonium sont particulièrement remarquables par l'irrégularité de leurs fleurs. Dans le calice, le sépale posté-
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Fig. 413. Géranium Bec de grue.
rieur se prolonge, à sa base, en un éperon ou cornet nectarifère creux et étroit, adhérent au pédoncule. La corolle porte des pétales généralement inégaux: les deux du haut sont souvent plus grands, les trois autres dissemblables entre eux. Quant à l’androcée, tandis que dans les Erodium le verticille extérieur a avorté complètement, dans les Pe/argonium, au contraire, trois des étamines seulement de ce verticille sont stériles.
Les Pelargonium sont des plantes originaires du Cap de Bonne-Espérance. Une huile volatile qu’elles renferment leur donne une odeur forte, quelquefois désagréable. On en cultive en Europe un grand nombre d'espèces, que l’horticulture a variées à l'infini. Nous citerons entre autres : le Pe/argonium
à feuilles zonées (Pelargonium zonale), dont les feuilles sont marquées d’une bande brunâtre et dont les pétales sont rouges ou rougeàtres, ou roses ou blanchâtres; le Pelargonium inquinans, dont les feuilles visqueuses, cotonneuses, tachent Îles doigts en brun de rouille et dont les pétales sont écarlates ou carnés, et le Pelargonium odoratissimum.