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MALVACÉES

sont ovales, dentées et peu profondément lobées. Les fleurs, d’un rose pâle, sont ordinairement fasciculées à l’aisselle des feuilles, rapprochées au sommet des tiges et des rameaux. La

Fig. 414. Mauve sylvestre.

racine de la Guimauve, pivotante, fusiforme, charnue, blanche, de la grosseur du doigt, simple ou quelquefois rameuse, est un des médicaments les plus usités. Elle tient le premier rang comme substance émolliente.

Nous citerons parmi les autres espèces les plus remarquables appartenant à la famille des Malvacées, les Cotonniers (Gossypium), dont plusieurs espèces sont cultivées en grand dans toute la zone intertropicale, tant en Amérique qu’en Asie et dans le nord de l'Afrique, pour les poils qui recouvrent le £esta de leurs graines, et qui forment la matière textile connue sous le nom de coton! ; les Ketmnes (Hibiscus), qui offrent un ovaire à cinq loges, un fruit capsulaire à cinq valves, et dont plusieurs espèces font l'agrément de nos jardins : l’une d’entre elles, l’Hibiscus esculentus, fournit par ses jeunes capsules mucilagineuses un ragoût visqueux et un peu fade, recherché en Amérique. Les Malope, les Sida, les Abutilon, sont des membres, intéressants à divers titres, de la grande famille des Malvacées, qui abonde surtout dans les régions tropicales.

Le cacao est la graine d’un arbre magnifique propre aux contrées chaudes de l'Amérique, le Theobroma cacao. Cet arbre appartient à la famille des Byt{nériacées, groupe naturel qui se range tout à côté des Malvacées.

Les Rosacées, autrefois réunies en une seule famille, constituent aujourd’hui toute une classe, comprenant divers groupes. La Rose, la Ronce, la Spirée, le Pommier et l'Amandier sont les types de ces groupes, ou #ribus, que nous allons successivement passer en revue.

Tribu des Rosacées. — Les Roses ont un calice formé de cinq lanières foliacées, qui alternent avec cinq pétales. Les étamines, périgynes, sont nombreuses et leurs filets libres portent des anthères à deux loges, qui s’ouvrent en dedans par deux fentes longitudinales. Tous ces organes sont insérés sur le bord supérieur d’un réceptacle, sphérique ou ovoïde, resserré à la gorge. Au fond de ce réceptacle, qui ressemble à une ampoule ou à une petite bouteille, se dressent un grand nombre de pistils, libres, dont l'ovaire est uniloculaire, à ovule unique, anatrope, à style allongé, surmonté d’un stigmate obtus. A la maturité,

1. Voir sur le coton, sa culture, son produit, etc., notre ouvrage le Savant du foyer, 8° édition, pages 235-237.

ces pistils sont devenus des akènes, qu’enveloppe le réceptacle, devenu charnu : la graine renferme un embryon droit, dépourvu d’albumen.

Les Rosiers sont des arbrisseaux souvent munis d’aiguillons, à feuilles alternes, à stipules attenant au pétiole, à fleurs

Fig. 415. Rose rouge.

terminales solitaires ou en bouquet, d’une beauté noble, d’une odeur suave et sans égale. La Rose a depuis longtemps conquis le sceptre de la beauté sur les plus belles fleurs des jardins et des champs.

Les nombreuses espèces du genre Rosier se sont croisées à l'infini dans nos jardins, et ont produit des milliers de formes, dont la détermination est très difficile. Nous nous contenterons de signaler ici : le Rosier sauvage, ou Églantier (Rosa canina), espèce indigène, commune sur la lisière des

bois, dont les fruits, d’un rouge de corail, renferment une pulpe jaunûtre, acidule et astringente ; — le Rosier rouge (Rosa gallica), représenté dans la figure 415, dont les pétales sont employés en médecine comme astringent, et désignés alors sous le nom de Rose de Provins : la Rose rouge a été apportée de Syrie en. France, à l’époque des croisades ; — le Rosier à cent feuilles (Rosa centifolia), originaire du Caucase, dont l’admirable fleur orne tous les jardins; — la Rose de Damas (Rosa damascena), nommée aussi Rose des quatre saisons, qui conserve encore quelques étamines non changées en pétales, dont l’odeur est très suave, et qui sert à préparer par distillation l’eau de rose; — le Rosier musqué (Rosa moschata), dont on extrait, ainsi que des deux espèces précédentes, l'huile volatile nommée essence de rose, etc., etc.

Tribu des Ronces. — Les Ronces (Rubus, fig. 416) offrent, comme les Rosiers, 5 sépales, 5 pétales, des étamines et des pistils nombreux. Mais ici le réceptacle, loin d’être creusé en forme de bouteille, se relève en façon de disque ou de cône, sur lequel s’échelonnent les pistils. Ceuxci se changent, à l’époque de la maturité, en petites drupes, groupées ensemble sur un réceptacle spongieux et persistant.

Les Ronces sont des arbrisseaux sarmenteux et pourvus d’aiguillons, à feuilles alternes, simples, ternées, digitées, à stipules tenant au pétiole, à fleurs terminales ou axillaires, rarement solitaires, disposées en panicule ou en corymbe. On trouve aux environs de Paris la Ronce proprement dite (Mére des haies, Rubus fruticosus), la Ronce à fleur bleue (Rubus cæsius), représentée dans la figure précédente, la Ronce framboisier ou Framboisier Rubus idæus.

Dans la Fraise le calice est composé de cinq sépales soudés à la base, et muni d’un calicule à cinq divisions. Les étamines,

Fig. 416. Ronce à fleur bleue.

qui sont nombreuses, s’insèrent sur le bord d’un réceptacle en forme de coupe, dont la base se relève en fond de bouteille. Des pistils nombreux, uniloculaires, s’insèrent sur la partie convexe du réceptacle, surmontés d’un style latéral; ils se changent, à l’époque de la maturité, en akènes qui, comme nous l’avons déjà expliqué, sont implantés sur le réceptacle, devenu charnu et succulent.

Les Fraisiers sont des herbes vivaces, gazonnantes, à stolons, à feuilles alternes trifoliolées, quelquefois simples par avortement, à stipules tenant au pétiole.

Le Fragaria vesca, qui est si commun aux environs de Paris, fournit plusieurs variétés, connues sous les noms de Fraise des bois, Fraise de tous les mois, Fraise buisson, Fraise fressan. Nous devons au Fragaria chilensis une variété connue sous le nom de Fraise Ananas, dont le fruit est droit, rosé, blanc en dedans, gros comme un œuf de pigeon. La Fraise des collines (Fragaria collina), vulgairement connue sous le nom de Craquelin, Fraisier breshnque, est assez rare aux environs de Paris. Son fruit, d'un rouge vif, ovoide, rétréci à la base, presque dépourvu de carpelles et luisant dans sa partie inférieure, se détache assez difficilement du fond du calice.

Tribu des Spiréacées. — Les Spirées (Spiræa), qui ont, comme les genres précédents, un calice et une corolle à cinq parties et de nombreuses étamines, offrent ordinairement cinq pistils, rarement 3-12. Ils sont sessiles, au fond d’un réceptacle creusé en une coupe peu profonde, et renferment, dans une cavité unique,.deux séries d’ovules anatropes, ordinairement suspendus. À la maturité, ils deviennent des follicules, qui s'ouvrent par le sommet, en deux valves.

Les Spirées sont des herbes, des sous-arbrisseaux ou des arbrisseaux, à feuilles alternes, simples ou composées, à stipules adhérentes au pétiole, à fleurs axillaires et terminales, disposées en grappes, en corymbes, en panicules, en fascicules, blanches ou roses.

On trouve fréquemment aux environs de Paris la Spirée filipendule (Spiræa filipendula), la Spirée ulmaire ou Reine des prés (Spiræa ulmaria), qui étale au bord des eaux ou dans les prés humides ses corymbes de délicates fleurs blanches. C’est dans les bois montueux que! croît la Spirée barbe de chèvre (Sprræa

aruncus), dont la racine était vantée jadis comme tonique et fébrifuge.

Ces trois espèces sont des herbes vivaces. Nous citerons parmi les espèces ligneuses la Spirée de Lindley, la Spirée à feuilles de saule, la Spirée élégante, la Spirée à feuilles d'obier, etc., qui entrent dans la culture d'ornement.

Tribu des Pomacées. — Le Pommier et le Poirier sont deux sous-genres du genre Pyrus, ou de la tribu des Pomacées.

Le Pommier présente un calice à cinq lobes, une corolle à cinq pétales à peu près orbiculaires, étalés, et un grand nombre d’étamines. L’ovaire est infère, et présente ordinairement cinq loges à deux ovules collatéraux, ascendants et anatropes. Il y a cinq styles libres, ou un peu cohérents à leur base.

Dans les Poiriers le fruit est à peu près conique ou globuleux, non ombiliqué à sa base. La chair est sucrée et présente, vers le cœur, des granules pierreux. Dans les Pommiers le fruit est ordinairement globuleux, toujours ombiliqué à la base, et ne s’amincissant pas vers le pédoncule. L’endocarpe est coriace, cartilagineux comme dans la Poire. La chair est acidule et jamais pierreuse.

Le Pommier commun croît spontanément dans les forêts de l’Europe. Sa cime, arrondie, est plus large que haute. Ses feuilles sont ovales, dentées, aiguës, plus ou moins cotonneuses à leur face inférieure. Ses fleurs, grandes, roses ou blanches, forment des espèces de petits bouquets, au sommet des jeunes rameaux.

Le Pommier se modifie beaucoup par la culture. Il nous a donné les Reinettes, les Calvilles, les Pigeonnets, les Apis, etc. Le Malus acerba, espèce très voisine de la précédente, est vulgairement connu sous le nom de Pommier à cidre. Il est assez commun dans les forêts. Sa culture remplace celle de la vigne dans la plus grande partie de la Bretagne, de la Normandie, de la Picardie, etc.

Le Poirier commun croit naturellement dans les forèts d’une grande partie de l'Europe. C’est un arbre à rameaux épineux, qui peut atteindre 10 à 12 mètres de hauteur. Les feuilles, portées sur de longs pétioles, sont ovales, dentelées et sans poils. Les fleurs sont blanches et disposés en corymbes. Les fruits, àâpres à l’élat sauvage, comme ceux du Pommier, se sont améliorés et ont beaucoup varié par la culture. Ils nous donnent les

ROSACEES. 907

poires dites Beurrés, Doyennés, Bergamotes, Saint-Germain, Sucré vert, Bon-Chrétien, Messire-Jean, etc., etc.

Dans le même groupe que le genre Pyrus, c’est-à-dire dans la tribu des Pomacées, viennent se ranger : legenre Mespilus, ou Néflier, dont l'ovaire infère (comme celui de tous les genres voisins que nous allons signaler) présente cinq loges bi-ovulées à ovules collatéraux, droits et anatropes; dont le fruit, couronné par les cinq lanières calicinales, renferme cinq noyaux osseux ; — le genre Cydonia ou Cognassier, dont les cinq loges ovariennes renferment plusieurs ovules ascendants, et dont le fruit est d’une odeur si caractéristique et d’une saveur si âpre ; — les genres Sorbus ou Sorbier; Cratæqus ou Aubépine Eriobotrya, dont une espèce, le Néflier du Japon, fournit un fruit jaune, à chair blanche, fondante, sucrée-acidule, comestible, etc., etc.

Tribu des Amygdalées.— L’'Amandier (Amydalus communis}est le type de la tribu des Amygdalées, dans la grande classe des Rosacées. Cet arbre, indigène en Afrique, est aujourd'hui cultivé dans l’Europe entière. Les rameaux sont allongés, d’un vert clair, très lisses et un peu glauques. Les feuilles sont alternes, lancéolées, dentées en scie. Les fleurs paraissent avant les feuilles : elles sont grandes, solitaires ou géminées le long des rameaux. Un réceptacle, creusé en forme de coupe, porte sur ses bords cinq sépales, cinq pétales,quinze à trente étamines, et il abrite un ovairesessile, uniloculaire, contenant deux ovules anatropes collatéraux, suspendus au sommet de son unique cavité. Il est surmonté d’un style terminal. Le fruit est une drupe oblongue, comprimée, à chair fibreuse, coriace, sèche, incomplètement bivalve, s’ouvrant irrégulièrement. Son noyau est rugueux, crevassé, dur. Il renferme ordinairement une seule graine, par suite de l'avortement des autres.

L’'Amandier présente deux variétés, dont l’une a les graines douces et l’autre amères.

Le Pécher (Amyqdalus persica) ne diffère essentiellement de l’Amandier que par son fruit, dont la chair est épaisse, charnue, succulente, et par la structure de son noyau, qui est creusé d’anfractuosités profondes. Cette espèce, originaire de la Perse, nous offre trois variétés intéressantes. Dans les deux premières, les fruits sont duvetés; dans la troisième, ils sont lisses. La première variété a la chair adhérente au noyau et

ferme ; elle comprend les Pavies blanc, jaune, rouge, monstrueux. Dans la seconde variété, la chair est fondante et se détache facilement du noyau; ce sont là les pêches proprement dites, dont les diverses races ont donné des fruits aussi remarquables par leur saveur que par leur beauté. La troisième variété est fort distincte des précédentes par sa pellicule, qui est lisse et non tomenteuse. Elle comprend la pêche violette, dont la chair se détache facilement du noyau, et le brugnon, dont la chair adhère au noyau.

Le genre Prunus, dont la fleur présente des caractères identiques à ceux de la fleur du genre Amygdalus, en diffère surtout par le noyau, qui est toujours DRE, Il comprend l’Abricotier, le Prunier et le Cerisier.

L’Abricotier (Prunus armeniaca) donne une drupe veloutée, dont le noyau, lisse, offre un bord obtus et un autre bord muni d’une carène longée par deux sillons latéraux. La patrie de cet arbre estl’Arménie. Il est de moyenne grandeur, à feuilles à peu près en forme de cœur, arrondies, terminées en pointe et dentées. Les fleurs sont blanches et disposées par petits faisceaux, très rapprochés à la partie supérieure des rameaux. Nous citerons l’Abricot précoce, dont le fruit de couleur jaunâtre, gros comme une noix, a une chair safranée, dure et un peu amère; — l'Abricot angoumois, de grosseur moyenne, dont la chair est rouge et parfumée ; — l’Abricot commun; — \'Abricot-pèche, le plus gros de tous, dont la chair est jaune, fondante, et d’une saveur toute particulière.

Le fruit du Prunier est glabre, couvert d’une efflorescence glauque. Le noyau présente un bord arrondi et creusé d’un sillon, et un autre bord longé par deux sillons latéraux. Tous les Pruniers cultivés à fruit alimentaire ont pour souche mère deux espèces qui n’en font peut-être qu'une : les Prunus insititia et domestica.

Le Prunier domestique est un arbre de 3 à 7 mètres de haut, très rameux, à rameaux étalés, à feuilles elliptiques, aiguës, crénelées, dentées. Ses fleurs, d’un blanc verdâtre, paraissent avant les feuilles. On le rencontre dans les haies et sur les bords des bois de toute la France, mais jamais dans l’intérieur des forêts, ce qui fait supposer qu'il n’est pas indigène. Le Prunus insititia est un arbrisseau de 2 à 5 mètres, à rameaux quelquefois épineux. On le trouve en France dans les mèmes stations.

Les variétés de Pruniers les plus estimées paraissent originaires de l'Orient, et probablement de Damas ; le nombre de ces variétés est très considérable. Les unes ont le fruit arrondi, jaune, comme dans la Wirabelle, la Prune drap-d'or. Chez d’autres, le fruit est arrondi, vert, taché de pourpre, comme la Reine-Claude. Chez ceux-ci, il est ovale et globuleux, bleuâtre ou violacé, comme le Damas noir tardif, Damas violet, etc. ; chez ceux-là, il est presque arrondi et couleur de cire, comme la Sainte-Catherine, le Perdrigon blanc, ete. Il en est dontla chair, douce, est à peine sapide. Un arome fin et délicat place les autres au premier rang des meilleurs fruits.

Le Cerisier (Prunus cerasus) donne un fruit (drupe) à surface glabre, sans efflorescence glauque. C'est un arbre assez élevé, à tronc droit, cylindrique, couvert d’une écorce lisse et luisante, à feuilles ovales-aiguës, dentées et fermes. Les fleurs du Cerisier, blanches et précoces, forment des panicules.

Cette espèce comprend plusieurs variétés, parmi lesquelles nous citerons le Cerisier quindoux, dont les fruits variés par la culture fournissent la Cerise de Montmorency, le Guindoux de Paris; — la Cerise d'Italie; — le Cerisier Gobet (Cerise à courte queue, gros Gobet, Griotte rouge, Cerise de Kent); — le Griottier (grosse Griotte, Griotte notre).

Une autre espèce de Cerisier est le Cerisier tardif (Prunus semperflorens), dont les fleurs et les fruits paraissent ensemble, en automne.

Le Merisier (Prunus avium) donne des fruits connus sous le nom de nerises, qui servent à la fabrication de l’eau de cerises (kirschwasser) et du ratafia.

Le Bigarreautier, espèce voisine de la précédente, donne des fruits en cœur (bigarreaux) assez gros, noirs, rouges ou jaunes, à chair se séparant difficilement du noyau. C'est le contraire qui a lieu dans le fruit du Guignier, espèce très voisine de celleci, et qui nous donne les fruits variés connus sous les noms de Guigne rouge, Cerise de Pentecôte, etc.

La famille des Myrtacées se compose d'arbres ou d’arbrisseaux d’un port élégant, dont les diverses parties sont remplies

d10 FAMILLES NATURELLES.

d’un suc odorant et résineux. Les feuilles sont opposées, souvent persistantes; le calice est monosépale, adhérent avec l'ovaire infère, à #4, 5 ou 6 divisions. Les étamines sont à filets, libres ou diversement soudées. Le fruit offre un grand nombre de variations.

Cette famille se partage en plusieurs tribus, dont les principales, ou celles qui nous intéressent le plus, comme plantes propres à nos climats, sont les Myrtées, comprenant le Myrte et le Giroflier, et les Grenatées, comprenant le Grenadier. Parmi les tribus exotiques, celle qui renferme le genre Eucalyptus a acquis de nos jours une importance tout à fait hors ligne, l'arbre qui appartient à ce genre botanique ayant occasionné une sorte de révolution dans l’arboriculture, par l’étrangeté de ses propriétés et la multiplicité des applications qu'il offre à l’industrie.

Le Myrte est un arbrisseau peu élevé, à rameaux nombreux et flexibles, portant des feuilles opposées en forme de petites lances, lisses, dures et d’un vert luisant. Les fleurs sont blanches, solitaires, munies de deux bractées sur leur calice.

Ce joli arbrisseau croît naturellement en Afrique, en Italie, en Espagne et sur les collines arides de la Provence. On le cultive, comme plante d'ornement, dans les jardins, car son doux arome, son feuillage brillant, ses fleurs d’un blanc d'ivoire l'ont fait de bonne heure aimer et rechercher.

Chez les Romains, le Myrte ombrageait le front des généraux qui avaient triomphé dans leur mission, non par la force des armes, mais par le charme de la persuasion et de l’éloquence. Les anciens assaisonnaient leurs aliments avec les fruits du Myrte, et en Provence on donne aux oiseaux de basse-cour ces baies, qui imprègnent leur chair d’un fumet agréable.

Le Giroflier (fig. 17) est un arbre de 5 à 6 mètres de haut, qui se termine par une cime large et un peu conique. Les rameaux sont grèles et garnis de feuilles luisantes en forme de petites lances. Les fleurs sont, comme celles du Myrte, blanches et odorantes. Le fruit est ovale et contient une amande noirâtre et allongée. Les fleurs desséchées sont connues sous le nom vulgaire de clou de Girofle.

Cet arbre est exotique. Il croît aux îles Moluques, et est cultivé dans nos colonies d'Afrique, depuis 1770, époque à laquelle

Poivre, intendant de l'ile de la Réunion, l’introduisit dans cette ‘île. Tout le monde connaît l'emploi fait par l’art culinaire des clous de Girofle pour relever le goût des sauces et ragoûts. On fait avec les Girofles des teintures pour l’usage médicinal et des essences pour la parfumerie.

Tout le monde a admiré, dans les serres des pays du Nord, et dans les jardins des contrées tempérées, les fleurs d’un rouge vif du Grenadier. Cet arbrisseau toujours vert est

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