‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 10 sur 236 · De fier et grand rendu civil et doux · texte numérisé non relu

De fier et grand rendu civil et doux

Ce même duc alloit souoer chez vous.

Comme un héros jamais ne se repose,.

Après souper il faisoit autre chose.

;Saint-Évremond.)

LOUIS DE HOLRBOX. 21

terie de Neuillaiit, ou les résistances calculées de Louise de Prie. Personne ne i)rit la place de M"^ du Vigean; celles qui, sans rallumer ce feu éteint pour toujours, sans ranimer la flamme de cette « passion, la plus respectueuse et la plus polie du monde ' " , pouvaient encore attirer ce « héros de roman- ", lui inspirer un sentiment plus vif qu'un goût passager, le fixer peut-être, M""' de Nevers et M"*" de Boulteville, venaient toutes deux de perdre la liberté que l'entrée de Marthe aux Carmélites rendait à ce cœur généreux.

A voir l'image de Louise-Marie de Gonzague- Les princesses Glèves, princesse de Mantoue et de Nevers, on ne la^reine comprend pas tout d'abord le charme qu'elle a et in paîatine, exercé : le port est majestueux, la tête régulière, intelligente, le regard impérieux, presque dur; tous les traits accentués du courage, delà volonté, de la force, mais sans ce vernis de grâce qui donne comme un air de famille aux portraits des femmes du xvif siècle. C'est qu'aussi elle tient de deux races violentes qui ne connurent guère de frein, sauvages aventuriers du Nord, tyrans raffinés de l'Italie-. Plus de père; au delà des monts, le

i. Divers portraits : le prince de Condé, par Mademoiselle, i. Ibid.

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