‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 190 sur 236 · Levé le 23 mai 1646 par Nicolas Joamart de La Braugelie · texte numérisé non relu

Levé le 23 mai 1646 par Nicolas Joamart de La Braugelie

2. Levé en 1621 par Charles d'Ahzac, marquis de La Douze ; licencié en 1648.

soit faire reveue à sa cavallerie, dont il envoya d'abord six régimentz pour amuser les ennemis tandis quïi feroit advancer son infanterie et son canon. L'escarmouche fust grande, et Tincommodité que nostre canon aporta aux ennemis, joint à la forte résistance de noz gens^ les obligèrent à se retirer en un village à demie lieue de là avec dessein de faire quelqu'autre tentative; mais les nostres estans allez attaquer les ennemis dans ce village, ilz les en feirent desloger et les menèrent escarmouchant plus d'une lieue loing de nostre camp.

Quant à ce qu'il a plu à V. A. me faire Tlionneur de m'escrire touchant le gouvernement de Flix, je luy advouerav franchement que j'ay toujours considéré M. de S'^ Colombe- ^larin comme un de mes amis, aussi bien que M-- de Marin, son frère ^, à quoy a donné lieu la parenté qui est entr'eux et M"" de Tilladet, mon beau-frère*, et que j'ay aussy toujours particulièrement souhailté son advancement ; mais la conduitte que j'ay tenue depuis que j'ay l'honneur d'estre congnu de Y. A. me met hors de toute apréhention qu'elle puisse croire que j'aye désiré de voir M"" de S^^ Colombe-Marin pourveu du gouvernement de Flix au préjudice de M'' de Jumeaux, pour lequel elle avoit pris la peine d'escrire, vous pouvant asseurer. Monseigneur, que si l'establissement de la fortune, non seulement de mon frère, mais de mon propre filz dépendoit de moy, je ne voudrois pas la luy procurer au préjudice d'une personne que V. A. affectionneroit, si ce n'est qu'elle me feist l'honneur de me tesmoigner qu'elle le trouvastbon; et, comme je fais profession de sincérité, j'oze asseurer V. A. que l'affaire du gouvernement de Flix s'est passée de la mesme sorte que j'ay eu l'iionneur de luy escrire, et que si l'on eust sceu

1. Michel du Bouzet, seigneur de Marin près La Montjoie, lieutenantgénéral, frère aîné de Sainte-Colombe.

2. Il avait épousé Madeleine Le Tellier, sœur du chancelier. Gabriel de Cassagnet, seigneur de Tilladet, capitaine aux gardes françaises, gouverneur de Bapaume, et de Brisach en 1609, mort en 1600,

que M"" de S*- Colombe-Marin eust desiTCSché par deçà à ce subjecl sans vostre participation, le voyage de son courrier auroit esté sans aucun fruict. A présent qu'il est public que ledit S"" de 8*"= Colombe a esté gratifïié de ce gouvernement et que les expéditions en ont esté faites, Sa Majesté n'a pas estimé à propos d'en faire faire la révocation; mais elle m'a commandé d'escrire à M' de Marin son frère, qui est chez luy en Guyenne et auquel les provisions ont esté envoyées, de les retenir, aQn que M' de Jumeaux demeure dans la place * jusques à ce que V. A. parte de Gatalongne pour revenir par deçà; entre cy et lequel temps il se pourra mesrae présenter d'autres occasions de i^ratiffier M'' de Jumeaux. A. C.

MAZARix A M. LE piuNCE [analyse].

Dieppe, 3 août 1647.

S. M. approuve les fortiGcalions quil a fait commencer en divers endroits, surtout en face de ïarragone et de Lérida, non pas qu'on renonce à ces places, mais pour les rendre inutiles si la paix est conclue avant qu'on n'ait pu en chasser l'ennemi ; le faire valoir aux Catalans, ainsi que les soins et la dépense que le Roi fait pour mettre Balaguer et Flix en bon état. — La Reine remet absolument à votre disposition le temps de votre retour, mais vous ferez bien de vous arrêter 4 ou 0 jours à Barcelone pour rassurer les esprits. — Ne ramener aucun otBcier de l'armée et ne donner aucun congé ; le maréchal de Gramont attendra au moins l'arrivée du vice-roi. — Pour le vice-roi. il voit bien que le sentiment de Condé va au cardinal Bichi ; explique les raisons qui ont fait préférer son frère, etc. [Orùj. A. C. — Anal. Lettres de Mazarin, II, 934.)

I 1. Jumeaux demeura dans la place et y mourut au mois de septembre

des suites d'une grande débauche qu'il fit avec les Suisses de la garnisoo (Bussv).

M. LE PRINCE A 5IAZARIN.

Camp de Lesborges, 10 août 16-1".

J'ay receu les trois lettres que vous m'avés faict la faveur de m'escrire par M' de La Moussaie; je n'ay rien à vous respondre, sinon à vous remercier tousjours de plus en plus des obligations que je vous av. Vous me faites justice de croire que, tant que je croiray pouvoir estre icy tant soit peu utile, je n'en partiray point. Les ennemis s'assemblent et menassent fort d'entrer bientost en campagne. Je travaille à touttes les fortifications autant qu'il se peut et ay mis de puissantes garnisons dens les places, en intention d'en sortir touttes les troupes dès que les ennemis seront attachés quelque part et les aler combattre. Nostre cavalerie se despérit assés, et les chevaus commencent à mourir. Si les ennemis ne mettent point en campagne de tout ce mois icy ny de tout celuy de septembre, je ne voypas d'apparence qu'ils puissent rien faire après; c'est pourquoy, si la Royne ne me commende de demeurer davantage ou d'aler alieur pour son service, je ne sçaurois assés estimer le chois que vous avés faict de Monsieur vostre frère pour cet cmploy ; si vous luy voulés mander de se trouver icy devent la fin de septembre, je l'y establiray; si mesme vous jugés- qu'il faille que j'y demeure davantage, je le feray. J'ay escrit desjà celte bonne nouvelle à M"" de Marca, afSn qu'il la fit sçavoir à MM" de Barcelone; j'espère qu'ils en tesmoigneront au Roy leur satisfaction et qu'ils le souhaitent. Il seroit très k propos que i'intcndent qui doit venir à la place de M'" de Champlàtreus fût icy avent que j'en partisse, afTin que nous réglassions touttes nos despenses avent parlir. Je ne puis encor m'enpescher de vous parler de l'affaire de Flis; s'il n'y aloit du service du Roy et de mon honneur particulier, je no vous en parlerois pas, aiant fort peu d'intérest au gouvernement de Flis; mais certes il y va de l'un et de l'autre, principalement si les ennemis attaquoient Flis tent que

PIÈCES ET DOCUMEMS. 5il

M"" de S'* Coulombc y seroil, qui, sur ma parole, en rcndroit fort meschant conte et peut-estre pire que le s"" d'Hcudicourt n'a fait à Leiidrecy; il y va du mion par les raisons que je vous ay mandées; je vous conjure au nom de Dieu de ne me pas doner ce desplaisir.

Les bons soins que vous avés donnés et vostre vii^ueur ont si bien réussy que je ne puis m'enpescher de vous tesmoigner la joye que j'en ay; car tout de bon je prens plus do part à tout ce qui vous touche qu'homme du monde. Je me resjouis aussy infiniment des révoltes d'Italie, et j'espère que cela produira bon effect.

L'armée navale des ennemis est tousjours à Tarragone, et le comte Broillion [Broglie) travaille aus fortifications du camp {campo) avec toutte la diligence et l'assiduité imaginable.

J'attendray de vos nouvelles avec impatience et vous supplie de croire que, si Sa Majesté et vous Ireuvés quelque chose à redire à mes résolutions, je suivray tousjours ses ordres en tout aveuglément, et que vostre satisfaction sera toujours la mienne. . . .

J'oubliois à vous dire que j'ay contremande le régiment de Valons et celuy de M"" le comte d'Alais ; il fault que vous leur envoies ordre de ce qu'ils auront à faire. M"" le mareschal (dcGramont) s'en va demain à Balaguier pour y presser les fortifications, voir Testât de la place et des garnisons, et recognoistro les endrois les plus commodes pour le secours. J'ay eu une colique furieuse dont je ne suis pas encor bien guéry, qui m'enpesche de pouvoir bien agir; j'espère dens deus ou trois jours eslre guéry. — J'ay apris le péril extrême de la blessure du pauvre de Grave *; S' Martin avoit sa compagnie avant luy et la luy avoit donée pour rien ; si il en mésarlve, je croy que vous aurés bien la bonté de la conserver à S' Martin, puisque il l'avait donée audit de Grave. A. G. [Copie).

1. M. do Grave, sergent de bataille, avait été blessé le 13 juillet à ia prise de Dixmude.

Compliment.

MAZARIN A M. LE PRINCE ^

Paris, 25 août 1617.

Rien ne sçauroit estre plus obligeant que la dernière lettre que vous m'avez fait la faveur de m'escrire du 10^ de ce mois; je l'ay leue d'un bout à l'autie ù la Reyne, qui a connu en cette rencontre, comme en toute autre^ que vostre plus forte passion est le bien de l'Estat, et que ce zèle est si puissant sur vous qu'il ne vous permet pas d'avoir esgard à aucune considération particulière.

Dans les efforts continuels que les ennemis font pour nous troubler la possession de la Cataloigne, appuyant avec leurs armes les autres ressorts encore plus dangereux qu'ils font jouer par le moyen des intelligences secrètes qu'ils entretiennent avec les mal affectionnez, il est constant que les affaires de cette principauté là ne pouvoient avoir de remède plus souverain que voslre demeure jusques au

1. Les marges de cette lettre sont couvertes d 'observatioiis de la main de M. le Prince. Ces éléments de réponse sont reproduits in extenso dans !a lettre que M. le Prince écrivit à Mazarin, du Verdu, le 3 septembre.

PIÈCES ET UOCLMEMS.

Compliment pour luy et pour son frère, et luy mander mesme chose que par ma dernière.

Tesmoigner l'impatience de voir son frère et luy dire que je doneray ordre qu'il trou\e

mois d'octobre, après quoy les armées ne seront plus en estât d'agir. Et comme on ne croyoit pas que vous tardassiez si longtemps à revenir, particulièrement après avoir eu quelques attaques de maladie que les chaleurs et l'intempérie de l'air de ce pays là auront sans doute causées, vous pouvez croire que je n'ay pas eu grand'peine à bien faire valoir le service que vous rendez en cela à cette couronne. Nous vous attendrons donc, Monsieur, dans le temps que vous marquez.

Cependant je ne sçaurois vous exprimer à quel point j'ay esté touché de toutes les bontez que vous me tesmoignez pour mon frère, et de l'offre si obligeante que vous me faites de demeurer au-delà de ce temps là s'il est jugé nécessaire.

J'avois desjà escrit à mon frère de se tenir prest à partir de Rome dez qu'il auroit de vos nouvelles, et, à la réception de vcstre dernière dépescbe, je luy ay envoyé un courrier exprès, pour luy dire de quitter tout pour s'en venir en Provence, et de là passer

tout au meilleur estât qu'il se poura.

Dire l'envie que j'ay qu'il soit cardinal, et l'utilité que cette dignité aporleroit en ce péïs.

Dire qu'on ne pouvoit miens choisir, ny pour le mcrilo particulier de la personne, ny pour les aultres raisons qu'allègue M. le Cardinal, et que certènement c'estoit la seul personne qui peut satis-

aussitost à Barccllonne, aiïin d'avoir l'honneur de vous remercier de celuy que vous luy avez fait, et se prévaloir des grâces qu'il peut attendre de vostre assistance, s'y rendant avant que vous en partiez. Je me promets que toutes les diligences que le pape Tait main tenan t pour l'arrester près de luy, le flattant de le vouloir faire cardinal de son propre mouvement, n'auront pas le pouvoir de le retenir un moment, ou il faudroit bien qu'il e ast résolu de préférer les cajolleries du pape à mon amitié.

Je suis bien en peine comme quoy il pourra réussir dans cet employ, n'ayant aucune connoissance delà nature d'affaires dont il doit avoir la direction; mais je suis asseuré qu'il a l'intention de bien faire, et qu'exécutant avec soin les ordres que vous luy donnerez, il ne sçauroit faillir. En tout cas, nous avons trouvé, ce me semble, en ce choix l'avantage qu'il imporloit sur toutes choses d'asseurer que les Catalans ne pussent pas croire qu'on ait icy moins de passion de soustcnir leurs

faire les Catalan?, et y servir utilement le Roy. Le peu de choses que je sçay de la province, tant du dedens que du dehors, je l'en informeray avec affection.

Il est bien à propos que >!"■ Goury reviène promptement, ou quelque autre, avent mon despart.

affaires avec vigueur qu'on en a toujours eu. Vous me connoissez assez pour ne douter pas, je ra'asseure, que, quand on auroit esté obligé de jetter les yeux sur une personne qui me fust ennemie, je n'eusse tout le mesme désir de voir prospérer sa conduite, et ne prisse tous les mesraes soins pour luy en faire donner les moyens que je sçaurois prendre pour un frère; mais les peuples ne jugent pas si sainement des choses, et certainenaent on aura beaucoup gaigné si on [.eut ester aux Espagnolz tout prétexte de persuader aux Catalans, comme ils essayant de faire continuellement, que la France veut les abandonner; et à mon avis on le leur oste entièrement quand ceux-cy verront que j'ay consenty de mettre entre leurs mains une personne qui m'est si proche et à la réputation de laquelle je dois tant m'intéresser.

On avoit envie de renvoyer de delà le S'' Goury pour continuer dans le mesme eraploy qu'il y a eu cy devant; mais il s'est rencontré mal à propos

PlÈCtS LT DOCUMENTS.

Que j'ay desjà mandé que l'armée navale esloit partie; c'est pourquoy il n'y a rien à dire sur cet article la.

qu'il est malade. Si son indisposition ne lui permet pas de paitir de cinq ou six jours, on en envoyera quelque autre, afïin que vous puissiez avant voslre départ régler toutes les despenses, comme vous me tesmoignez de le désirer.

J'ay veu par vostre lettre que l'armée navale des ennemis n'avoit point bougé de Tarragone, et persiste à croire ce que j'ay desjà eu le bien de vous mander, que sa demeure en ces costes Ui n'est que pour avoir desbarqué ses trois mille hommes, qu'ils ne jugent pas à propos de rembarquer de crainte que leurs places ne courussent fortune, et que, si l'armée navalle s'esloignoit vous n'attaquassiez Tarragone en y appelant la nostre. Je vous envoyé un avis de Gênes qui parle en ce sens. A la vérité il semble un peu estrange que les révoltes de Sicile et de Naples ne les ayent point encore obligez d'accourir de ce costé là avec leurs forces de mer, quoyqu'ils voyent bien que la perle d'un seul de ces royaumes là seroit le coup mortel à la monarchie

PIECES ET DOGL-ME.NTS.

Dire que Conslenti est en deffense et que salo y s.raau quinsiesrae du moys, après quoy les ennemis n'y pourront plus rien Lire; qu'il n'y a plus d'apparence que les ennemis veuillent rien entrepi endre, les grandes garnisons, les munitions que j'ay mises dans les places, et les fortifications que j'ay faict faire leur en aiant osté la pensée, joint qu'ils me voioient poslé en liea d'estre aussy tost qu'eus en quelque lieu qu'ils eussent voulu aUaquer et qu'ils me sçavoienl bien réfcolu à les corabatLre.

d'Espaigne; mais peut-eâtre qu'ils croyent, et je ne m'esloignerois pas de ce sentiiUL'nt, que le remède n"est pas proportionné au mal, et par conséquent qu'il vaut mieux ne le pas employer , estant à craindre qu'il n'irritast davantage les peuples et ne mit les choses aux dernières extrémitez au lieu de les assoup'r.

Ils peuvent croire auSîi que les fortifications ausquelles vous faites travailler si près de Tarragone ne sont que des préparatifs pour attaquer cette place; et, comme il n'y a rien qui puisse leur estre si sensible que l'avancement desdites fortifications, il se pourroit fdire, autant qu'on peut parler de ces choses-là de loing, qu'ils songeassent sérieusement à en empescher la continuation et qu'ils n'eussent autre but, assemblant leurs troupes vers Lérida et measçant Balaguier, que de vous y appelleret vous faire laisser lesdites fortifications imparfaites, afin qu'avec la garnison de Tarragone et ce qu'ils pourroient encor tirer de l'armée navale, ils eussent moyen de les abatre; car, s'ils

Que je suis bien touché de de ce que ses soins n'ont pas mieus réussy en Flandre qu'il me le mande; que je trouve pourtent qu'ils n'ont pas peu faict, puisque par ses seuls conseils on a profité si adventageusement du siège de L^ndresy pa: la prise de Dixemude et La Bassée, et par ce moyen esloigné la guerre de nos frontières et rejeté dans le cœur du pais ennemy ; que de mon coslé je suis bien aise que mes despesches luy mètent i'esprit en repos, et que je travailleray lousjours de

n"onl bien changé d'avis, vous avez pu voir, par les lettres inlerceplées du favory du roy d'Espagne , qu'ils n'avoient autre pensée que d'éviter un combat avec vous, et qu'ils ne songeoient à rien entreprendre, mais seulement à bien asseurer leurs places.

Néantmoins vostre prudence vous fait tellement penser et pourvoir à tout ce qui peut arriver, qu'il y a une extrême satisfaction de recevoir de vos lettres pour avoir l'esprit entièrement content, et d'autant plus que je n'en reçois pas de semblables de tous costez, puis(iue toute la peine que je me donne pour faire fournir les choses nécessaires à faire de grands progrez n'a rien produit jusqu'à cette heure de tout ce que vraysemblablement on pouvoit espérer ; je ne sçay pas si cela continuera ; mais je sçay bien que ce sera une chose tout à fait extraordinaire s'il n'y a pas moyen de rien faire dans le reste de celte campagne en Flandres, où sans exagération les forces du Roy, les places garnies, font jilus de 15 mille

touttes manières à luy doner satisfaction.

Cette fonte estoit absolument nécessaire et sera merveilleusement utile pour la Catalogne, où il n'y a quasy point de canon.

hommes de pied effectifs et plus de huit mille chevaux.

J'ay fait résoudre une fonte à Xarbonne, où nous pourrons envoyer commodément tout ce que nous avons aux provinces voysines de pièces gastées ou inutiles, et les en tirer avec la mesme commodité, quand elles seront en estât, pour les distribuer en Cataloigne et en Italie, selon le besoin qu'on en aura.

J'ay fait auS'ii pourvoir aux poudres, dont on fera bientost un grand convoy en Cataloiene.

Cela estencorlrèsà propos.

J'en ay pris trante miliers des conseillers de Barcelonne, que je prie M. le Cardinal de faire remplacer ou payer.

L'affaire du faus Rare est estrange; je meurs d'impatience d'en sravoir le fonds.

Ces messieurs-là me font trop d'honneur de se souvenir de mov sens qu'on les en prie.

Le mémoire que vous envolés aus plénipotentiaires est très judicieus.

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