‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 36 sur 236 · Commencé le 10 mai, levé le 18 juillet · texte numérisé non relu

Commencé le 10 mai, levé le 18 juillet

HEMil DE liOURBO-N. 111

de Guise échoua dans son équipée, ne put contenir, diriger le mouvement populaire ; la sanglante tyrannie de deux matelots, Masaniello et Gennaro Annese, aboutit au rétablissement de l'autorité des vice -roi s.

Pour la maison de Condé, l'événement doit avoir des suites considérables. A qui va échoir l'amirauté ?

RicheUeu, on se le rappelle^ avait profité de la conspiration de Chalais pour enlever cette charge aux Vendôme; entre ses mains, elle prit l'importance que Coligny avait songé à lui donner; il y installa son neveu favori qui, par ses serviees à la mer. ses victoires, acquit des titres particuhers à l'exercer. Louis XIll mori, les Vendôme voulurent profiter du vent de réaction qui enflait leurs voiles pour rentrer dans l'amirauté. Ce fut une des grosses affaires du commencement de la régence ; les Vendôme avaient pour eux une certaine faveur publique, la bienveillance de la Reine, une partie du conseil. Us rencontrèrent l'opposition énergique de M. le Prince. Séparé d'eux par de vieilles querelles, par des griefs récents, celui-ci était surtout résolu à ne pas laisser retomber dans leurs mains cette charge, une des premières du royaume, aujourd'hui le plus beau fleuron de la couronne ducale des Brézé. Armand de JMaillé ne

se souciait pas de prendre femme; sa santé était délicate; le fils du duc d'Anguien était son plus proche parent; de tout ce que les Condé attendaient de leur alliance avec la famille de Richelieu, l'amirauté semblait être le seul héritage à recueillir. Quel autre frein pouvait retenir M. le Duc sur la pente du divorce ? Tant qu'il ne rompt pas avec les Brézé, il reste en quelque sorte amiral en survivance. « Surtout appuyés vostre beau- frère avec fermeté, lui écrivait Coligny dès les premiers temps ^; on ne peut trouver estrange que vous preniés son party en cette juste cause de l'amirauté contre des gens qui ont des intérests contraires aux vostres. » Les rapports restèrent courtois, aflectueux même; Armand entretenait souvent les deux princes des alTaires de la marine. <( M. de Brézé a une passion pour vous et se montre très affectionné à vos intérêts », écrivait encore Madame la Princesse à son fils'. Si M. le Duc renvoie Claire-Clémence de son lit, que deviendra cette « passion » ? La crainte d'une rupture avec l'amiral sauva peut-être la duchesse.

M. le Duc Cette première lutte pour l'amirauté remontait la suM^e°ssLn à 16/l3; Mazadu n'était pas encore tout-puissant;

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