‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 44 sur 236 · Ioftevil!e · texte numérisé non relu

Ioftevil!e

HENRI DE BOURBO.N. i'^'â

Les réformés ne le regrettèrent pas ; il les avait toujours traités avec rigueur et partialité, s'évertuant à leur retirer le bénéfice des édits. Animé d'une piété sincère, mais étroite, dévoué jusqu'à la fin aux Jésuites, il les soutenait dans leurs différends avec le clergé, et restait absolument attaché à leur doctrine, poursuivant avec acharnement tous ceux qui s'en écartaient ou inclinaient au jansénisme, jusqu'à vouloir « faire jeter le père Desmares à la rivière s'il continuait de parler de la grâce comme il le faisait ' » . Son goût pour la polémique religieuse — goût dont son fils hérita en y apportant un autre esprit — tournait à la manie aux derniers temps de sa vie; et dans les cartons qui nous ont été conserves, il entassait les mémoires sur le « libre arbitre ", la « fréquente communion », etc. 11 écrivait bien, avec du trait, plus correctement que son fils; belle main, large et ferme ; mémoire surprenante ; dans les discussions, on l'a entendu citer de tête et sans se tromper les textes les plus vénérables comme les plus contestés, passant de l'Evangile au cardinal Bellarmin - .

Charlotte de Montmorency, aujourd'liui princesse Règlement

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