Marca à Le Tellier, 14 mars 1646. B. N
fusion règne dans tout le principat. Aussi mal soutenu par Mazarin que l'avait été son prédécesseur, il s'obstine dans une lutte intempestive et son armée ruinée est battue, toujours sous Lérida (7 novembre 16/i6j. Un seul homme prend sa défense à la cour, — et assurément ce n'était pas un ami des princes lorrains % -r- disant à la Reine: « 11 est aussi aisé de blâmer les actions d'autrui que difficile de mieux faire. Plusieurs se mêlent de discourir ici, sur le tapis, des alTaires de Catalogne, qui n'ont jamais vu la guerre qu'en peinture. 11 faut ouïr le comte d'Harcourt '. » Celui qui tenait ce langage sensé, équitable, ne se doutait pas alors qu'il allait être appelé à réparer les bévues du comte d'Harcourt. et que Brito l'attendait à Lérida, comme Petreius et Afranius y attendaient César.
Vers la fin de février 16/i7, le choix du prince surprise causée de Condé était connu à Barcelone et y fut accueilli arrivée] avec joie. La nouvelle était apportée par Marchin, à Barcelone lieutenant- général, chargé de prendre le comman-
1. Insistant auprès de Mazarin pour qu'à tout prix il conservât la Lorraine, c où les cœurs sont déjà tout à la France n, M. le Prince ajoutait : '< Rendre ce pays-là à M. de Lorraine, c'est maintenir toujours en France une faction qui n'a plus de chef, ni de place, et qui se trouverait par là en meilleur estât qu'elle n'a jamais esté. » (M. le Prince à Mazarin; Parcelone, J4 avril 1647. A. C.)