Mazaria à M. le Prince ; 7 juin. A. C
Levée du siège, La couF et la vilIe attendaient avec impatience
18 juin.
M. le Prince lui bulletni dc victoire, lorsque, vers la fin du
reste en position
devant la place, mois, La Moussayc traversa Pans , chargé d'un message bien différent de ceux qu'il avait coutume de porter : « Vous ne serés pas, je m'asseure, peu estonné, après les bonnes espérances que je vous avois données, d'aprendre que j'ay levé le siège de Lérida ; vous me cognoissés assés pour croire que ce n'a pas esté sans douleur et sans peine, et que, en sacrifiant mon honneur^ au service du Roy, je n'ai pas faict un petit effort sur moy. La Moussaye vous dira les raisons qui m'y ont obligé ; j'attens de vostre justice que vous les approuverés et que vous les ferés apprécier à la
Royne Si les ennemis entreprennent quelque
chose, nous sommes en estât de les en faire repentir ^ »
Condé n'employait pas de périphrases et appelait les choses par leur nom ; telle sincérité est rarement en pratique. L'effet fut inouï ; la nouvelle des triomphes n'avait rien produit de pareil. Louis de Bourbon repoussé î (on le disait battu ! ) cela semblait incroyable :