M. le Prince à Mazarin; <9 juin. A. G
La victoire a demandé, Est-ce bien le prince de Condé?
Je le prenais pour son père, Lanlaire '.
Le 17 juin, à la pointe du jour, 31. le Prince, réunissant ses lieutenants-généraux , Gramoiit, Chàtillon et Marchin, leur avait rapidement exposé l'état du siège, celui de l'armée, le péril extérieur. — La nature du sol, la configuration du terrain, l'énergie de la défense, ont retardé les progrès ; tous les mineurs sont tués ; le feu, la maladie, la désertion, les détachements inévitables réduisent chaque jour le nombre des combattants et des travailleurs. Il avait fallu étendre les quartiers, occuper des points éloignés, Castel d'Azens et autres. Aux inondations, aux accidents causés par la fonte des neiges, ont succédé les chaleurs ardentes. La fièvre sévit. Les soldats recrutés dans le midi de la France disparaissent comme au temps des guerres civiles, les Espagnols ne forçant pas les déserteurs à prendre parti, mais les renvoyant, soldés et nourris, par les sentiers de montagne. Les vieux corps tiennent bon ; mais le mai devient contagieux. Don Luis de Haro, premier ministre du