Voir t. IV, p. 73 et
de Madame la Princesse', imposé silence à l'amitié de Maurice. Sm' ces entrefaites, le duc de Beaufort ayant été mis en prison, Coligny s'adressa au personnage le plus en vue de la coterie, et, sous mi prétexte quelconque, appela le duc de Guise. La rencontre eut lieu place Royale. Quand on rapproche ces deux noms, on devine quelle émotion cela causa ! L'avantage ne resta pas au petit-fils de l'amiral ; Maurice avait plus de cœur que d'adresse; il était convalescent et se servit mal de ses armes, tomba en se fendant, fut injurieusement épargné par son adversaire, désarmé deux fois, frappé. La terrible loi sur les duels était en vigueur; chacun fermait sa porte au blessé; mais le duc d'Anguien, passant outre aux injonctions de M. le Prince, et, ce qui est plus étrange, aux instances de M. de Chàtillon lui-même-, ouvrit le château de Saint-Maur à son ami, qui, plus malade de chagrin que souffrant de ses plaies, s'éteignit après avoir langui quelques mois. Le duel et sa cause furent vite oubliés ; Coligny respi-
1. « Témoignés à Coligny qu'il vous ofanseret s'il témoigiiet se vouloir intéresser dans cète afaire, car il ne le faulL pas. Brûlés cèle lettre ». (Suivant l'usage, celte recommandation ne fut pas observée). — Madame la Princesse à M. le Duc, 6 août 1643. A. C.
2. Le père de la victime. Le duel eut lieu le 12 décembre 1643. .Maurice de Colisnv mourut vers la fin de mai 1644.
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rail encore que M. de Guise envoyait des compliments à 31. le Duc S et M"*" de Montbazon ellemême ne tarda pas à charger le duc de Rohan d'un message auquel on ne pouvait se méprendre. JMarie de Bretagne ne parvint pas à enrôler le duc d'Anguien parmi ses adorateurs, et continua d'inspirer à Beaufort la haine que le mépris de 31. le Duc avait rallumée dans son cœur.
jM'"" de ^'euillant et autres n'eurent pas plus de M'^deToass succès; on cessa de songer à 31. le Duc dans la « chambre des filles ». On le crut occupé de M"^ de Toussy, beauté imposante, dont la haute taille excita l'admiration des ambassadeurs polonais. Un moment compromise par une mère avide, intrigante, Louise de Prie- a figuré dans quelques pasquins et vaudevilles. Cet épisode, dont les archives de Condé ont conservé la trace, ne saurait nous arrêter. Ici pas même de roman; rien que le