‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 95 sur 236 · M. le Prince à Le Tellier ; 23 août. D. G · texte numérisé non relu

M. le Prince à Le Tellier ; 23 août. D. G

3. Jean-Antoine Franquetot, gendarme, compagnie de la Reine, en '1618 ; enseigne (1641), capitaine-lieutenant commandant la compagnie (1642), maréchal-de-camp (16 mai 1646), quitta le service en 1649. Grand-père du maréchal duc de Coigny.

4. Son grand-père, qui s'appelait Pons de Peyehepeyrou, ayant épousé Françoise de Cominges, fut substitué aux noms, armes et biens de la famille à laquelle il s'alliait. Le capitaine des gardes de la Reine mère (Voir t. III, p. 243' était de la

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était resté aux mains de l'ennemi. JM. le Prince, qui déjà avait eu occasion d'apprécier l'esprit et le tact de ce jeune officier, fut frappé de sa conduite sur le champ de bataille et lui procura peu après la commission de capitaine-lieutenant. — Bussy-Rabutin, bien que largement indemnisé de sa démission, ne pardonna jamais à son successeur d'avoir pris sa place dans la faveur de Gondé, et plus tard dans l'intimité de Madame de Se vigne. — C'est en cette journée du 20 août I6/18 qu'apparaît pour la première fois ^ le futur maréchal de Luxembourg; François de Montmorency-Boutteville y servait comme volontaire auprès du maréchal de Gramont, qui le loua chaudement; en transmettant ces élo-

branche masculine des Cominges-Guitaut et cousin au septième ou huitième degré de celui qui nous occupe. — Guillaume, comte de Guiiaut, né le 16 octobre 1626, page du cardinal de Richelieu d'abord, puis de « la grande écurie », admis dans l'entourage de M. le Prince par la protection du duc de Chàtillon, successivement enseigne (1647) et cornette (1648) des chevau-légers de Gondé, devint en 1651 capitainelieutenant de cette compagnie. Blessé au faubourg Saint-Antoine en 16b2, compagnon d'exil et premier gentilhomme de M. le Prince, il reçut le cordon bleu en 1662 et mourut en 1685. Par son mariage avec Madeleine de La Grange d'Arquien, il était devenu marquis d'Époisses, suzerain, voisin et correspondant de Madame de Sévigné.

i. C'est du moins la première fois que son nom est mentionné. Il avait vingt ans. — L'année précédente, il avait obtenu d'accompagner M. le Prince en Catalogne. — Sur son origine, voir t. II, p. 285, t. III, p. 1 86 et 458, et supra, p. 34.

ges, }l. le Prince sollicita l'agrément du Roi pour procurer un régiment à son jeune parent ', beaufrère de son meilleur ami -.

L'infanterie avait fait preuve de rares qualités : impénétrable aux chevaux, ferme sous le feu, prompte et régulière aux manœuvres, irrésistible au choc. Cette armée de Flandre avait beaucoup souffert; ce qui restait était la fleur. 11 fallait des troupes de cette trempe, « bien cousues » ensemble, bien exercées, pour tenter cette manœuvre hardie : prendre l'offensive au milieu d'une retraite générale vivement suivie par l'ennemi, exécuter en plein combat une suite d'évolutions compliquées. Lorsque plus tard, vers la fin du xvii^ siècle, nos armées furent moins heureuses sur le champ de bataille, alors qu'on y avait introduit l'uniformité, la régularité de la tenue, du service, un contrôle compliqué, on chantait le souvenir des bandes victorieuses à Rocroi, à Lens et aux Dunes'', avec un accent dont le chantre de

4. « M. de Boutteville a traité avec M. de Bussy de son régiment sous le bon plaisir de S. M. Si vous voulez le lui faire avoir, je respons qu'il le fera bon, et m'y engage en mon particulier. » (M. le Prince à Mazarin, 23 août.) L'agrément fut donné. (Mazarin à .M. le Prince; 31 août. A. C.)

2. Le duc de Chàtillon, marié à Isabelle-Angélique de Montmorency-Boutteville.

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