LE ROI D ESPAGNE A DON 1MGO DE CARDENAS
22 janvier 1610.
Por una de vras cartas de los Par une de vos lettres du 30 dé-
30 de xbrc he visto el cuydado cembre, j'ai vu le souci que le
que a ese rey le dava ver el roi très chrétien avait de voir
principe de Conde en Flandes, le prince de Condé en Flandre,
las diligencias que haze por que les mesures qu'il prend pour
buelba, y lo demas que acerca faire revenir le prince, et tout
desto dezis y avfays hecho : y1 he holgado mucho de entenderle y la prudencia y acertamiento con que procedéys ; y aviendose el dicho principe querido amparar de mi, no por cesa de su servicio ni offensa de su rey, sino por guardar su honra, en case tan grave no puedo dexar de admitirle y favorezerle en esta ocasion, y assi escrivo â nuntio lo haga, y no consienta que sele haga biolencia en nada; pero sera bien que digays â ese rey, quando y como mejor os pareciere, que esto se haze por saver que el principe es de su sangre, y tener ocasion de ser yo medianero entre los dos, por lo que desco su gusto y quietud ; y que, si no lo hiziera assi, me pareciera que faltava â la amistad y hermandad que con el tengo; y por esta causa he holgado de que se baya â aquellos estados. Y de lo que os respondiere me avisaréis, advirtiendo que el dicho principe me aviso que esta con resolucion de no bolver â Francia en vida de ese rey, por la poca seguridad que tiene de sus promesas, an tes desea emplearse en mi servicio, y me pide le reciba debaxo de mi protection, y yo lo hago de buena guerra, por que lo que conviene es que no se concierte con ese rey por la poca seguridad que se puede tener de sus promesas, y que no reco-
ce qu'en conséquence vous dites et avez fait ; j'ai eu beaucoup de satisfaction d'apprendre avec quelle prudence et habileté vous avez agi ; ledit prince m'ayant demandé protection, non pour abandonner le service de son roi, ni pour l'offenser, mais pour garder son honneur, je ne peux, dans un cas si grave, refuser de l'admettre et le favoriser en cette occasion ; aussi j'écris à mon envoyé qu'il le fasse, et ne consente pas qu'on lui fasse violence en rien; mais il sera bien que vous disiez à ce roi, quand et comme vous jugerez à propos, que j'agis ainsi parce que je sais que le prince est de son sang, et pour saisir l'occasion d'être moimême médiateur entre eux deux, parce que je veux son contentement et sa tranquillité; et que, si je ne le faisais pas, il me semblerait manquer à l'amitié et à la fraternité qui m'unissent à lui, et pour cette cause je me réjouis de ce qu'il vienne dans ces États. Vous m'aviserez de ce qu'il vous répondra, vous avertissant que ledit prince m'a dit être dans la résolution de ne pas retourner en France pendant la vie de ce roi, pour le peu de sûreté qu'il a de ses promesses, mais plutôt de s'employer à mon service, et m'a demandé de le recevoir sous ma protection ; je le fais de bonne guerre, parce
1. Eu marge, en face de ces mots, on lit le mot zifru, ce qui fait supposer que lereste de la dépêche devait être chiffré à partir de cet endroit jusqu'à la fin.
noço ni asrradaçe ninguna huena obra, antes, como sabeys. sin respecto de la paz y amistad, ha hecho y haze lo que le esta bien ; y assi escrivo al conde de Aûober, que queda en lugar del marqs de Guadaleste, que con mucho secreto lo encamine con el principe ; vos os corresponde réys con el y le yréys avisando de lo que se fuere ofreciendo, que yo le ordeno haga lo mismo con vos.
que ce qui convient est qu'il ne se concerte pas avec ce roi pour le peu de foi qu'on peut avoir en ses promesses, parce qu'il n'a de reconnaissance ni de gratitude pour aucun bon office , mais qu'au contraire , comme vous savez, sans respect de la paix et amitié, il a fait et fait ce qui est de son intérêt.
J'écris aussi au comte d'Anovar, qui demeure en la place du marquis de Guadalete, d'acheminer cela en grand secret avec le prince; vous correspondrez avec lui et l'aviserez de ce qui pourra survenir; je lui ordonne de faire de même avec vous.
PROCES -VERBAL DE LA SEANCE DU CONSEIL D ETAT ESPAGNOL DU 13 FÉVRIER I640.
(extrait.)
Sefior,
Las cartas que V. Md a visto de los senores archiduques Alberto y Lcopoldo, marqueses de Guadaleste y Spinola, principe de Conde y don Ynigo de Cardenas, contienen en suma lo que se sigue.
El senor archiduque Alberto dize que, por que don Ynigo de Cardenas abra avlsado â V. Md de la retirada del principe de Conde â aquellos estados, dira solo comoenentrandoenellos lepidiô licencia para yr â Bruselas y se la dio solo para la princessa. su
Sire,
Les lettres que Votre Majesté a vues des seigneurs archiducs Albert et Léopold, marquis de Guadalete et Spinola, prince de Condé et don Inigo de Cardenas, contiennent en somme ce qui suit :
Le seigneur archiduc Albert écrit que, comme don Inigo de Cardenas aura donné avis à Votre Majesté de la retraite du prince de Condé dans ces États, il se bornera à dire qu'à son entrée le prince demanda la permission d'aller à Bruxelles, ce qui fut
muger, por no dar ocasion de quexa al rey de Francia, y el passé adelante, y embiandole el dicho rey a pedir que se le entregasse, se escusô con que le havia mandado salir de sus estados, que el dicho principe se fué â Colonia y de alli se vino â Bruselas, porque el rey de Francia le embiô â dezir que queria mas tenerle alli que en otra parte.
El senor archiduque Leopoldo refeire en carta de 14 dezc de Julieres que la seraana passada le havia llegado alli un huesped que nunca sperava, es â saber el principe de Conde ne havia salido de Francia con su muger y muy pocos criados, y la causa baver puesto el rey de Francia los ojos en la princessa, su muger, para aprovecharse délia, amenazandole con prision, que havia llegado alli con mucba pesadumbre de su aima, y dicho la necessidad en que estava y que ténia resolucion de no bolver â Francia en vida deste rey, y de vivir y morir en servicio de V. Md ô de la casa Austria, y assi le pidïô encomendasse su protecion â V. Md para que le reciviesse debaxo de su arnparo, y que, no desgustandose V. Md dello, estava resuelto de presentarse en propria persona ante V. Md que le ve que esta muy offendido de su rey, y que jamas se... de tan grande indignidad ; y supplica el Sor archi-
accordé seulement pour la princesse, sa femme, afin d'ôter toute occasion de plainte au roi de France, que le prince passa outre, et que, ledit roi envoyant demander qu'on le livrât, l'archiduc s'excusa sur cequ'il lui avait.
ordonné de sortir de ses États, que ledit prince s'en fut à Cologne, et de là s'en vint à Bruxelles, parce que le roi de France fit dire qu'il aimait mieux le savoir là qu'ailleurs.
Le seigneur archiduc Léopold rapporte dans sa lettre du 14 décembre, de Juliers, que la semaine passée y est arrivé un hô te qu'il n'attendait pas, à savoir le prince de Condé, qui était sorti de France avec sa femme et très peu de domestiques, parce queleroi de France avait jeté les yeux sur la princesse sa femme pour en faire à son gré, la menaçant de la prison; qu'il y était arrivé avec beaucoup d'inquiétude dans l'âme, avait exposé la nécessité en laquelle il se trouvait, assuré qu'il était résolu de ne pas retourner en France pendant la vie de ce roi, et de vivre et de mourir au service de Votre Majesté ou de la maison d'Autriche; qu'il pria l'archiduc de le recommander à la protection de Votre Majesté pour qu'elle le reçût sous son égide, ajoutant que, si Votre Majesté ne le trouvait pas mauvais, il était résolu de se présenter en personne devant Votre Majesté, qui voit combien il a été offensé par son roi,
duque â V. M'1 le avise de lo que le a de responder.
El marquis de Guadalesteacerta que el principe de Conde embio de Landresi, pays de Enos, un criado con carta al Sr archiduque Alberto, acusandole de su llegada y de la princesa, su muger, que Su Ait3 no le quiso ver... la carta por no encontrar se con el rey de Francia, y le remitô al duque de..., governador de aquel pays, que luego llegô un archero de parte deldicho rey, pidiendo a Su Ait3 se mandasse entregar las personas del principe y de todos los que con el yban, con termino arrogante, y su Alta se escusô con dezir que le haviapedido passo para Breda y se le havia dado; que otro dia fué el embaxador de Francia à Marimont, donde havia llegado el capitan de la guarda de aquel re3'> y entrambos procuraron que Su Ait3 mandasse dar les al principe y los que le acompafiavan, sin nombrar à la princessa, y les respondiô que ya havia movido deste parte por su tierra y en su...; que el marquis le bavia supplicado se serviesse de amparar al principe, pues la ocasion de su vionra y que el rey de Francia amparava en su îeyno todos lus delinquentes de Espana, y de alli que por buenas obras no se gaïïava nada col el, y que, si sabria usar de aquella
et que jamais il [n'oubliera]
une si grande indignité; le seigneur archiduc supplie Votre Majesté de lui faire savoir ce qu'il y a à répondre.
Le marquis de Guadalete expose: que le prince de Coudé envoya de Landrecies, pays de Hainaut, un domestique avec une lettre au seigneur archiduc Albert, pour l'informer de son arrivée avec la princesse, son épouse; que Son Altesse ne voulut voir... la lettre pour ne pas se compromettre vis-à-vis du roi de France, et envoya le tout au duc de [Arschot], gouverneur de ce pays; qu'aussitôt arriva un archer de la part dudit roi, demandant avec arrogance que Son Altesse lui fit livrer les personnes du prince et de tous ceux qui l'accompagnaient; que Son Altesse s'excusa en disant que, le prince lui ayant demandé passage pour aller à Bréda, il le lui avait accorde ; que l'autre jour l'ambassadeur de France fut à Marimont, où était arrivé le capitaine des gardes dudit roi, et tous deux sollicitèrent Son Altesse de leur livrer le prince et ceux qui l'accompagnaient, sans nommer la princesse, et il leur répondit qu'il était déjà parti pour sa terre et en son...; que le marquis l'avait supplié de vouloir bien prendre le prince sous sa protection, puisqu'il s'agissait de son honneur, et que le roi de France donnait asile en son royaume à tous les crimi-
PIÈCFS ET DOCUMENTS.
ocasinn, podria ser de mucho.
El principe de Conde scrive â V. Md que haviendole sido....
por la salud de su vida y de su honra, salir de Francia, no a podido escusarde dar cuenta dellc à V. Md y hazer testimonio de quanta reconoscido esta delà mucha honra que a recivido de los ministros de V. Md, â quien supplica humilmente que, usando de su acostumbrada clemencia reciva debaxo de su protecion aquellos afiûigidos, como lo esperava de la grandeza de V. Md, siendo, como es, el mayor rey del mundo, y remitiendose â los marqueses Spinola y Guadaleste que representaran â V. Md particularmente sus actiones y la affecion que tiene â su real servicio supplica â V. Md tenga por bien de creerle.
El Marques Spinola apunto lo mismo que dicho el de Guadaleste....
Don Ynigo de Cardenas refiere que se le dizen es grande el cuydado que al rey de Francia le da ver el principe de Conde en Flandes....
Y aviendose visto todo lo susdicho en el consejo...., se votô en la forma que se sigue :
El commor mayor de Léon :
que, segun lo que se colige de
nels d'Espagne, que d'ailleurs par bons procédés on ne gagnait rien avec ce roi, mais que, si l'on savait user de cette occasion, ce pourrait être d'un srrand [secours].
Le prince de Condé écrit à Votre Majesté qu'ayant été [obligé], pour sauver sa vie et son honneur, de sortir de France, il ne peut se dispenser d'en rendre compte à Votre Majesté et de lui témoigner toute sa reconnaissance pour le grand honneur qu'il a reçu des ministres de Votre Majesté; il la supplie humblement qu'usant de sa clémence accoutumée, elle reçoive ces affligés sous sa protection ; c'est ce qu'il espère de la grandeur de Votre Majesté, qu'il considère comme le plus grand roi du monde; et, se remettant aux marquis Spinola et Guadalete, qui représenteront particulièrement à Votre Majesté ses actions et l'affection qu'il a pour votre royal service, il supplie Votre Majesté de vouloir bien le croire.
Le marquis Spinola fait le même rapport que ledit marquis de Guadalete...
Don Inigo de Cardenas raconte que, selon le bruit public, le roi de France est en grand souci de voir le prince de Condé en Flandre...
Et tout ce que dessus ayant été vu en conseil..., on a voté de la manière suivante :
Le grand commandeur de Léon : il semble exister en Flan-
que en Flandes havia y inclination y deseo de acordar el principe de Conde con el rey de Francia, y la embaxada que el embiô ultimamente al Sor archide para que se le entregasse, ô, por lo menos, le echasse de sus estados y le embiase â la princesa, esta bien lo que se ha ordenado acerca de la retirada del principe â Milan, y solo queda si se le podria ajudar con alguna cosa para lajornada y despachar correo al Sr archiduq.
con el dupplicdo del despacho que llevô el ultimo correndo, y si en do la causa de las amenazas de roturas tan injusta como es, no entregarle un hombre que no solo no le a offendido, pero a sido forçado retirarse, huyendo de la violencia con que le queria quitar la honra; en caso tan grave, no puede créer que sea su intento hazer lo que dize, sino que piensa que, mediante aquellas bravatas, a de salir con lo que prétende;... Y por eso conviene que el principe de Conde saïga de Flandes y no vaya â Roma, sino â Milan, pues el Sr archiduque complira con echarle de sus estados, y no sera cosanuevaampararle V. Md, pues el Emperador, nuestro senor, de gloriosa memoria, en tiempo del rey Francisco, amparô al duque de Borbon, y le fiô su exercito; al Sr archiduque sera bien scrivir con resolution que V. Md quiere que el Conde se passe â Milan, por la obligacion que le
dre une intention,, un désir même d'accorder le prince de Condé avec le roi de France ; ce dernier vient d'envoyer une ambassade au Sr archiduc pour le prier de lui livres le prince, ou au moins de le chasser tic ses États, et de lui envoyer la princesse. Sur ces nouvelles, le commandeur approuve ce qui a été arrangé concernant la retraite du prince à Milan, et demande seulement si on pourrait l'aider en quelque chose pour la route, et envoyer un courrier au Sr archiduc avec le duplicata de la dépêche qui estarrivéele dernier courant; la cause des menaces de rupture étant si injuste, il demande qu'on ne livre pas au roi de Fiance un homme qui non seulement ne l'a pas offensé, mais a été forcé de se retirer pour fuir la violence avec laquelle il voulait lui enlever l'honneur; dans un cas si grave, on ne peut croire que ce roi ait l'intention de faire ce qu'il dit, mais, au moyen de ces bravades, il espère obtenir ce qu'il veut... Pour toutes ces raisons, il convient que le prince de Condé sorte de Flandre et n'aille pas à Rome, mais à Milan ; de cette façon, on l'aura fait sortir des États du Sr archiduc, et ce ne sera pas chose nouvelle pour Votre Majesté de le protéger, puisque l'Empereur, notre seigneur, de glorieuse mémoire, au temps du roi François, a protégé le duc de Bourbon et lui a confié son
i .h ic de ampararle en causa tan justa. haviendose querido valer de su protection, porque assi como no es bien hazer supercheria, lo es no sufrirla ; y lo sera avisar al conde de Castro de lo que se haze para que, si el papa le hablare en ello. le muestre la justificacion con que V. Md procède; y â don Ynigo de Cardenas se podrâ scrivir que procure tender las particularidades del yntento de los huguenotes, que haze el condestable Memoransi suegro del de Conde, y sus deudos y amigos, y avise le todo; y, aunque sea assi todo lo que a diebo, todavia le parece que conviene prévenir elestado de Milan lo necessario para su defensa, y aca prover las fortalezas que caen a la fronteira de Francia de lo que an menester para su seguridad. y dar priessas â la milicia. porque el saver que tùdo esta arecavedo(?) le bara perder el deseo de acometerlos y la esperança de salir con su yntento.
El duque de Lerma: que V. Md no puede negar su asistencia y favor al principe de Conde, en causa tan pia y justificada, pues no a hecho offensa â su rey, ni pudo usar de termino de mayor respecto que huyr de su violencia por no recevir una desbonra tan grande que no abra
armée. Il sera bon d'écrire au Sr archiduc que Votre Majesté a décidé de faire passer le Condé à Milan, parce qu'elle se tient pour obligée de protéger dans une cause si juste un homme qui a recouru à sa protection , et parce qu'il ne convient ni d'employer ni de souffrir la supercherie; il sera bon aussi d'aviser le comte de Castro de ce qui se fait, pour que, si le pape lui en parle, il lui montre la justice de la conduite de Votre Majesté ; à don Inigo de Cardeuas on pourra écrire qu'il s'informe particulièrement des intentions des huguenots, de ce que fait le connétable de Montmorency, beaupère du prince de Condé, ainsi que ses parents et amis, et qu'il avertisse du tout; en faisant tout ce qui a été dit, il conviendra de pourvoir l'État de Milan de ce qui est nécessaire pour sa défense, et ici d'approvisionner complètement les forteresses qui sont sur la frontière de France, et de hâter les levées pour l'armée, parce que, sachant ces précautions prises, le roi de France perdra l'envie d'attaquer et l'espoir de réussir dans son dessein.
Le duc de Lerme : Votre Majesté ne peut refuser son assistance et sa faveur au prince de Condé, dans une cause si sainte et si juste; non seulement il n'a pas offensé son roi, mais il n'a pu user d'un procédé plus respectueux que de se soustraire par la fuite & la violence et à un
Frances que no lo tenga porjusto, y por injusto lo que aquel Rey a hecho... Y assi â esto no ay que responder sino poner, corao a dicho el comor rnayor, en orden los fronteros y milicia. Â don Ynigo de Cardenas se deven dar gracias por no aver queridô entrar en plâtica con el rey de Francia sobre lo del principe de Coude, y del cuydado con que procura pénétrai* lo que passa, y avisar de lo que conviene al conde de Aîiober, y encargarle tenga muy buena correspondencia con el, y al dicho conde que tenga le mismo con don Ynigo, y que pregunte al principe de Conde de que persona suya se podrâ fiar don Ynigo en Paris, de quien tenga entera confiança...
Parecele muy bien que se despache correo â Flandes con el dupp'1" del ultimo despacho y declaracion de la voluntad de V. Md, y que se avise al conde de Fuentes de todo, y se le encargue mucho que, llegando alla el principe de Conde, le reciva.
honre y acaricie...
El condestable de Castilla:...
El principe de Conde es la segunda persona en Francia, despues del Delfin, y estoel amparo de V. Md, el apoyo del partido de los huguenots, la autoridad y adherencias de su suegro, es causa de poner en cuydado al rey de Francia; y aunque no sea
déshonneur si grand qu'il n'y aura aucun Français qui ne lui donne raison, et ne tienne pour injuste que ce que le Roi a fait... Il m; peut qu'insister, comme le grand commandeur, pour qu'on mette en état les places frontières et l'armée. On doit remercier don Inigo de Cardenas de n'avoir pas voulu entrer en négociation avec le roi de France sur le sujet du prince de Condé, et du soin qu'il prend de s'informer de ce qui se passe, ainsi que de faire savoir ce qu'il faut au comte d'ASovar; on lui recommandera d'entretenir avec ce dernier une correspondance suivie; ledit comte devra faire de même avec don Inigo ; il priera le prince de Condé de désigner un homme à lui, qui ait toute sa confiance, et auquel don Inigo puisse se fier à Paris...
Il paraît très bon de dépêcher un courrier en Flandre avec le duplicata de la dernière dépêche et déclaration de la volonté de Votre Majesté; il faut avertir du tout le comte de Fuentes et lui donner des ordres précis pour qu'à l'arrivée du prince de Condé, il le reçoive, l'honore et le flatte. . - Le connétable de Castille:...
Le prince de Condé est la seconde personne en France, après le Dauphin ; la protection de Votre Majesté, l'appui du parti huguenot, l'autorité et les relations de son beau-père sont des sujets de souci pour le roi de France; il n'y a pas là un motif
motivo bas tante para romper, los reyes passados, quando a havido inquietud en aquel Reyno, an tomado por remedio el echar la guerra fuera del, porque con esto se oeupan los ociosos y inquietos, y mudan de pensamiento... Lo resuelto esta muy bien, puesimportalibertad delos reynos, ni por gentileza de rey puede V. Md désemparai- al principe de Conde, aunque en ampararle no huviera las conveniencias que puede haver...
El duque de Infantado : que siempre creyô que avia de dar cuydado al rey de Francia la retirada del prineipe de Conde, y tanto mas no teniendo otra culpa que huyr de su violencia, action que nadie puede condenar... de bravatas no baze casso, pues no es verissîmill que quiera mover guerra por causa tan injusta...
El duque de Albuquerque se conformé con el comendador major de Léon, y con el duque de Lerma.