Lcllre à Corisande, du lu murs
Foisonnement, roi de Navarre quittait Nérac pour aller à Saintet îeœntrôieur Jean complimenter la veuve de son cousin, et
Brillaud. . .
poursuites diri- « pourvoir à ce qui concernoit cette mort ». bur
gées contre
la princesse, qui sa route, il reçut de nouveaux renseignements : les
reste sept ans , , .
détenue. médecins croyaient à un empoisonnement; tous les gens du prince avaient été arrêtés; deux d'entre eux avaient disparu. C'était un page de seize ans , appelé Belcastel , et un valet de chambre, appelé Gorbais. Tous deux étaient au service de la princesse. On ne put retrouver leurs traces ; mais on sut qu'ils s'étaient enfuis sur des chevaux placés depuis plusieurs jours dans une hôtellerie du faubourg par un nommé Brillaud. Ce Brillaud était un ancien procureur de Bordeaux, que la princesse avait fait entrer dans la maison comme contrôleur, et qui y gouvernait tout. Mis à la torture, il fit des aveux importants, qui chargeaient la veuve de son maître. L'opinion publique se prononça aussitôt contre elle. Navarre la croyait coupable : « Souvenés-vous de ce que je vous ay dict d'aultres fois, écrivait-il à Corisande dès le lo mars : je ne me trompe guères en mes jugements ; c'est une dangereuse beste qu'une mauvaise femme2. »