L'historien
mander une audience officielle, envoya vers les voyageurs sa fille Éléonore, avec son fils, qui n'avait pas un an, et les fit prier d'accorder leur protection à ces enfants1. Le digne président fut très ému de la visite; il promit de faire tous ses efforts pour procurer un sort meilleur à ces rejetons de la race royale ; mais les circonstances l'empêchèrent longtemps de témoigner sa bonne volonté. Henri III était mort; son successeur était mal disposé pour la princesse, et de plus graves affaires absorbaient ses soins. Cependant Henri IV ne semblait pas contester la légitimité du jeune prince : il consentit à lui servir de parrain, et lui accorda indirectement le titre de gouverneur de Guyenne, dont lui-même avait été revêtu avant son avènement.2. Cette reconnaissance implicite était insuffisante : il était évident qu'une sentence rendue contre la princesse pouvait atteindre les droits de son enfant; tant que l'innocence de la mère n'était pas officiellement proclamée, la situation du fils restait incertaine et précaire. Aussi,