‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e sièclesChapitre 75 sur 131 · LE PRINCE DE NAVARRE A CECIL · texte numérisé non relu

LE PRINCE DE NAVARRE A CECIL

10 janvier 15t>9.

Monsieur Cecill, encores que par la lettre que je vous ay naguières escripte de ce lieu par celluy que M. le prince de Condé, mon oncle, et moy, avons despesché en Angleterre, et par le discours qu'il a emporté quant et soy, vous ayez véritablement entendu Testât de noz armes, et l'occasion pour laquelle nous les avons en main, si juste et si légitime, que par les seuls bons offices que vous faictes envers la Royne, vostre souveraine, pour nostre aide et assistance, vous approuvés assez manifestement noz actions, dont je loue Dieu, si n'ay-je pas voulu laisser partir le Sr de Douet, présent porteur gentilhomme d'honneur et de qualité, envoyé de la part dudict seigr prince, mon oncle, et de la mienne, devers ladicte dame royne, pour la révérer, comme nous devons, de son secours et assistance, sans vous faire ce mot de lettre, pour vous prier, Monsieur Cecill, de continuer envers ladicte dame voz bonnes intentions et faveur de la cause que nous soustenons, et Dieu, qui est le juste juge de noz actions le vous saura et vouldra bien rendre, et de nostre part, qui sommes assemblés en son nom, et pour son service, ne laisserons rien en arrière de nostre devoir et pouvoir pour la recognoissance de voz bonnes voluntés et offices; M. le cardinal de

Chastillon, mon cousin, qui est par delà, aura bien souvent de noz nouvelles, et vous aussi, sans vous desguiser aucune chose, comme voluntiers font noz ennemys, qui chassent la vérité en toutes sortes. Cependant je vous recommandeiay encores la continuation de voz bonnes affections, et supplieray le Créateur vous donner. Monsieur Ceeill, bonne et longue vie. De Thouars, ce dixième jour de janvier 1369. Votre bon et affectionné amy,

Henry.

(Même lettre du prince de Condé du même jour.)

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