‹ Histoire des progrès de la civilisation en Europe depuis l'ère chrétienne jusqu'au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 11 sur 44 · SIS · texte numérisé non relu

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législatives , qui diffèrent selon la loealité^ est ToaTrage de la commune elle-même ^.

Il arriva cependant » quoique rarement y que de nouvelles conununes furent fondées et formées par les rois ou les seigneurs ^ qui s'avisèrent par une singulière spéculation dWvrir dans leurs terres un asile aux vagabonds. Le gouvernement de ces utiles newes » con^ne on les appelait, était alors subordonné à un prévôt du roi ou du seigneur et ne garantissait aux habitants que la jouissance de quelques droiU civils ; c'en était assez pour engager les ouvriers ambulants, les petits marchands colporteurs et les paysans ser& de corps et de biens à y fixer leur domicile. La charte qui octroyait le droit de bourgeoisie aux nouveaux domiciliés était rédigée et scellée par le fondateur, lorsque Texistence de la ville n'était encore qu'un projet. Il la faisait publier au loin pour quVUe fôt connue de tous ceux qui voulaient devenir bourgeois et propriétaires de terrains moyennant un prix modique et une taille raison-^ nable v. Voici un exemple de ces sortes de chartes. « Moi , Henri , comte de Troyes , fais savoir à tous présents et à venir, que j'ai établi les coutumes ci-dessous énoncées pour les habitants de ma ville-neuve (près Pont-sur^Seine) , enti^e les chaussées des ponts de Cugny.

c Tottt boinmé demeurant dsns kdïle V91e paiera chaque aimëë iS d^iers et une iBme i'àYoine pOùr |)rix de son domicile ; et s^û veut 6Toir une portion de terre on de pré i il donBem pÈtr arpent quatre deoiêrd de rente. Les midtoiis, tignes et pr^s pourronl ét^e Tendus du aBenésà 1ë rolonté de Vàcqûére». Les hottanes rësUast dans ladite tille n'iront ni à YoÉt ni à sineune chcvauchëe ^ si je ne suis moi-même à lear tête. Je leur accorde , ètï outre j le droit d^ayoir six ëëheTins qui adminiâtreront les afikir» craimunes de la Tille , et assisteront mon prérôt dans ses plaids. J'ai arrête que iiul ^i gnear j dleTalier ou autre , ne pOUrrâii tirer hors de Ift Tille aucun deâ nouveaux halntalits pouf quelque tàkon ^vLë ce fût, k moins qm^ éê éotniet âë fl6t son homme dé eôrps ^ on n'eét nu arriéré êm tnlle à lui pâ jér.

é Fait à Provins ^ Tén de rineârniftien il7d«« ■ 'Voyons maintenant llntérieur j tioU de 1» eomttoûé ôrëée , mais dé la eoîfimtine afTtidndhie ; ëxamindn^ lëd rapports des bourgeois ehti« éiUL ihhabiles à gdUtei-nér Ûàtài e pri ntS|)e ^ tte comtbfeiicèrenl par ^'a^émblér en intôe^ lu gfaiide |)laeé du licfu devint lemfofwm ^i âptès bomtdup dé bèvurdàges inutiles , ik pensèrent à ^re des magistrats qui M^^îéàt pçftir preaaUre ^ |if ior

cipa!è ttii^f^ri ié âeiériévè là riotttélle cotifrrane des agressions des voisins. Ces magistrats étaient élus pour un temps y Ou jusqu'à ce qu'une ëmeut^ populaire , le grand mode dé f esponsabilitë du temps , letir enlevÉt le pouvoir. Il ârtfvait aldtà que tout ^tait botfleVûrsé jùsqU^an moiïienl ou le besoin imp^ieu^c du ûàlmô et du repos se fkUatit ImpéHétisement sentir, àù prbcëdait & dé httti* vellefe dle<?tions •. t^eu k peu cependant l'ëduô^tiôtl gouyernementalé ^e faisait ; lés pi ils riches , léâ plus considéfés parmi les bourgeois prirent sans peltie le tiilicfn déè ^f&ires, k régime dû privilège s'introduisit datt^ là riOûvdle république locîtle, et par suite Më gfatide înégaHtë qui eût paru té- Yoltaiité à fcélUi qtil h^àifrâit pas suivi tdutés Îé6 phases decétëtdt Social. Riche bddf geoîsié , p6* pulation ouvriëhel, populace parèssêfUfee, ignorante et sâfis t*essoutcèS9 telle dtait là situation de la màjétiré partie de U FtdUcë , 6t d'iine pôttîdn dé TEiiropé. Cèk tl'àfrîVèf pdS tbUjottl-s et partout exactement iitifA^ mais ce ^ùi est toùjourâ^ et partout, ce qui iie change pas, c'est Tinégalltë des elàssés , ifësûltàtit de rinëgâlité des dapacitës et des daractèi*é^ i quel litre, lisons-nous dans plusieurs rélbritidtéufs des dix-huitième et dix-neuvième siècles , quel titré ont de pins ces hommes à goûter les bi^s dé U Vie t Qu'bnt-U fait , pour la

plupart , que dépenser follement des monceaux d'or dont ils n'auraient su gagner la milliàme partie , si le ciel les eût fait naître dans ce qu ils appellent la basse classe?... Ah ! il est temps que tout reprenne 8a véritable place , et que la capacité soit seule riche, la vertu seule honorée. Alors, le pauvre s'élèvera, le riche sera abaissé, et le philosophe , en contemplant les choses de ce monde , pourra dire : il est un Dieu !... La réponse à cet éternel sophisme est bien facile, et elle ressort surtout de Ihistoire que nous parcourons. Admettons un partage égal , admettons qu^il n'en résulte pas tout d'abord un effroyable chaos , et que chacun se trouve heureux de ce nouvel état de choses. Qu'arrivera-t-il ? au bout d'un an, les paresseux à qui vous n'aurez pu donner de Tactivite ; les sensuels , à qui vous n'aurez pu donner la tempérance ; les fous et les niais à qui vous n'aurez pu donner la prudence et la capacité , seront déjà ruinés , et mendieront à la porte de l'honnête commerçant qui aura su tirer parti de son lot. Au lieu d'un an , prenez-en vingt , et vous retrouverez les inégalités dont vous vous plaignez main* tenant. Faudra-t-il faire un nouveau partage? Faudra-t-il sacrifier la fortune acquise par l'industrie et la bonne conduite au profit de l'ignorance et de la pares^ç? Nous ne pousserons pas plus loin ce

raisonnement; car y si nous disions que les enfants n ont rien de commun avec leur père , qu'ils ne doivent pas. profiter de leurs veilles et de leur^

succès on nous arrêterait , et Ton nous accu*

serait de cruautë ; Tesprit ne peut pas se faire à une supposition pareille. Ces veilles , ces travaux, ces nuits agitées , ces dangers aOrontds , cette gloire militaire acquise au prix du sang , pourquoi tout cela , si ce n'est pour léguer à nos enfants uue fortune brillante ou un beau nom?....

Mais laissons là sophismes et raisonnements pour en revenir à notre histoire.

Nou& avons vu , disions-nous , l'état de la France et d'une partie de TEurope du nord. Dans la partie sud^ en Italie, par exemple ^^, ainsi qu'en Provence, en Languedoc , les souvenirs du régime municipal romain avaient un peu modifié cet état et ces inégalités ; il y eut dans le principe plus de stabilité et de civilisation. La lutte avait été moins terrible , elle laissa des traces moins profondes. Il y avait des traditions encore vivantes et elles servirent ^^ Plus tard le nord reprît l'avantage , car ce qu'il avait créé était à lui, tout à lui , et ce que Pexpérieoce nous donne prospère plus que ce que nous devons h la tradition et aux souvenirs , quelque brillants qu'ils soient.

Nous avons considéré jnsqu^à présent l'état

•dcial eh Ibi-ménîe miià tieti dire dn grirtrd Tait qttf eut 8ur lui le plus d^tuflucnce : les Crofsade^i en diminuant le nombre des petits fiefs , des petits domnines , avaient coneentrd Id pouvoir cotnme In proprirftë dans uri inoins grnnrd noHlbrede mains; elles ntaieht fored tjuelque;) seigh6t«*A plus dhnrgds de terres que de rentes k la ft^f^essitd dVn ve&dre aux rois ou aux boui^geols. Elles hvdieni enlevé riial^itude de la domination seigneuriitle^ et une grande portion duporlvoir qui né put plus étrer<»pris sans Irouble. Lf'S pfopfri^'tairCs de petits (iefs n^oni plus vdcti aussi isollM ; ^n Tahsenc e du seigneur lli se sont r^iuiis et soHtilHIis^^.... Le rdmni(!l*ûe et l'industrie, rapportes d^Orlent, ont eu besoin d\iH fconfre pour s(Midvelu(iiier. Qu'estce qui a et-fflutë ers grnntU^s vîllds de Flandre et dltalie^ si ee n^est le commerce en grand , le commerce maritime d'Orient? et qu'est-<t;e qui a donne* Tessor k ce commerce , éi ce nVst la croitodo 7

En rt^umëy la fëodalitë semblait téndte à tout divij^erponroppHmér ; la croisade a semblé tendre à todt centraliser^ I lout rapprocher pour Jdtilf en eommun des bienfaits d'une éiVilisation dtrdngdi^ importée sur notre sol^ et d^tadd SMibbilité intfon- UU6 tafit qu'il n'y avait hi côthmu/ic Al centre, rien que des cliftieaux forts ^ des seigheura et dtfs térth emparé dam la catMpugno,

Qbe detiettalt dëpëndant k tbjànté ÊSm ëS nouvel ëlat de choses? N'rflôM pa»^ dU re^ boui^â^ des ahrîeriâ hîstoriërls qbi mettaient toU( en elle, là laissât cotopîètemebt dé fcôtë; cai* elle àVùit aussi sa part d'àclion Ûûtis la titdithë des esprits et dàfas T^tàt toeià! dé dette i^pcr-^ que. Eltè amt éa part d'at^tiUM jH^^Isënlënt ^ parce qû'uri céttàlH otéfe ëbmiiïéii^ait I rëHàîtré. Depuis CbarlémagHe, la Fraiicë^ et th pc/di^farît ' dlfe TEutope, àTsliéiit été dans Un loflg Irtvaîl d'eflfantfefaient pour dbtenÎ!* cèfl oi-dte; (iri brdlt quelconque; et là rdjràut^, peu âldëéprff là bdpid^ cilë deS horatïïés, âVdlt joul^ ûft pauvre Wlei; fa forte dèi tboij^sflt àldW tetjlieh'àvfrît pd fAWé le génie* L'Allemûghfe, rEsjteghé , TAilglètëtfè httttë bfiVeht , ^là ce i*i<p))di't , le itiémé tàhMii t\tié fa Frârtée.

Là fôyimé (êddtilë fùtAxis p\xiik)iVAëj minhi ÏAèh constituée ^iié les l'oyârulës hiiiitalrtfs , ^lëétl^ès^ barbares ou Religieuses qui Pont -précédée^ cette royadlë confuse et difficile k définir avait laisse flottei* lès tébes. Le roi se contentait du vain litre desfuiëtain', et gouvernait peu oti pas dtt tout. Les ^Ignetirâ féodaux étaièËlt cbblplètemënt indépendants, et beaucoup d'entre euK tl^àvatent pBà méihe dé rekl icô^ îiVèc leur royal suzet*ain..,;.

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