‹ Histoire des progrès de la civilisation en Europe depuis l'ère chrétienne jusqu'au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 26 sur 44 · DANTE · texte numérisé non relu

DANTE

((i) La fui nouvtU* gtfatfral«B«Bt ripunàu» renilait , U ttt nti t pin* J<*U' ' i»t |iluf firiU U tâche qua •'împofiient 1m p^Uriof. lU tfuUot MoteiUU partoulcur leur piMige avec plaiiir, et pour prii de l'hoipiuliléf qu nm iear de mtadrfit que Uuii prilircSi la leul tréêur qu'il* portUMAt «vec eut p ctm»* Il croii ^tailleur aeule arme d^fenaive, Dea hoapieea éflaieot fondas ep^aU- •leel pour aux aur toutaa lea ruulea qui conduiaent k Jrfruatlem.

(Ko/. GtABia , Guihh. BS Tya , Micoaup, eu ;

(7) Idam cauaabantur de eruce Uomini 1 ques privatimae pul>Ucè toi locia u*tendiluTi ut ai fragaaeutt couleraetur i« unom , uvii onerariv joAtom oeu viJeri poaaint | et tamen tolam crueepi liajulavit Domiaoa.

( Erasme.)

(8) Voy, J. d« Vilry, Sanuti, Guill. de Tyr, S. Areulpbe, Midund. Mltla, etc.

(9) Le moine Bernard , françala de BaiaaaBee, partit de U Paleatiae e« 1^^ avec un moine italien et un moine eapagnol. La relation de aon i^ojage c*i écrite en langue lalina. — Oa peut auaai conauller aor ce aujet l'eavrage d« M. de Guignée aur le eommerea deê Franf >ia dana le Levant avant lea eroiiadci.

(lu) Yoy. le Coran.

(11) La foi dtê uua et la eupidittf âe§ autrea I lain de noua l'idie qu'une vertu aublime et une kaaie paaiion fuaaent méidea chee le mdme individu. {roy. Guill. de Tyr, Sinuii, J. de Yitry, S. Arcu^phe, etc.)

(il) Ingulph, liiitorien angiaia.

(i3) Cette expddilion ne fut paa la aeula : en io54, LitUerd , dviijoe de Gambf ai , partit pour la Terre-S^iute avec troia mille pdlarina dea proviecei de Picardie et de Flandre) loriqu'ilae mit en marche, le pevple atUi cier(« l'accompagnèrent fort loin de la villa. lU furaat «9 routa pilléa t niMaacrtfa «t diaperiéa.

(14) Il eat difficile , dit Guillaume de Tyr, d9 douter une idda de lo«a Ici geniea de pei-a^cuiiooa que aouifraient alora lei Cbrdtiem. Parmi Ira traita <!« harharie cil^a par lea anciena hiatoriena, il en ait un qui a da«iid ao lêit« Wdém de aon tuuchaot épisode d'OtinUe et Sophronie, -^ A peu prka h ceiu époque la plupart du* tfgUaea furent converlica en (ilahlea » celle du 8aiBi-5< paiera fut détruite entièrement, at lea ChrdUena, chaiféa de Jdmaalem , a« diaperabritnt dana l'Orient.

(i5) Au ditiëme aiècln. Vojr> le Hecueil de dom Douqqet, f te.

(16) Le pape Victor III renouvela la tentative de Grégoire YII # maia il mourut avant d'avoir pu r^aliaer aun projet d'attaquer lea loûdëlea en Aaic.

(17) Il n'entre paa daoa notre plan de donner dea de'taiU aur lea divera guuvernementa qui ae aont auec^Jd dan* U Terre*SjiDta, quui'^ue cela eût |iu jeter du junr aur lea ^vèiiementa qui ont {irtfc^dd at amend lea cruiaadea. Nuu» noua hoinerooa ï dire en quelquea muta que jiiaqu'au aeplième fiàcle lea ehoit:.

«Tu Saiol-Sépulcre furent librea et embeilûpar la pic au libtfralit^ àt Constantin ; à dater de cef te ëpoqua Ie« Arabes en furent maîtres par droit de conquête, et aprëa eui les Turks Self^joukidei , peuple féroce torli drg vactet plainrs qui s'ëtendent au dord-est d« la inei; Caspienne. Ce fut en 1076 qu'ils enlevèrent la Palestine et Jéruialem aux kalifes du Caire.

(18) Saeerdos quidam, Petrus nomine, de regao Francorum, de epiacopatu Ambianensii qui et re et nomine eognominabatur heremita^ eodem fervore tractas Hierosolymam perveuit. Erat autem bic idem slatura pusillus, et quantum ad exteriorem hominem personsB contemplibilis. Sed major in exiguo régnabal corpore virtus» Yivacis enim ingenii erat et oculum habens persplcaceni gratumque ; et spontè fiuens ei non deerat eloquium.

(GUILL. DE TyR.)

(19) Voy. Guill. de Tyr.

(ao) Lanea Tunica ad pumm, cucullo super, utrisque talaribus * byrrho de super iuduebatur, brachiis minime, nudipes aulem. ( Guibert.)

(ai) Quidquid agebat namquo, seu loquebalur, quasi quiddam subdivinura \idebatur, prœsertim quum etiam de ejus mulo piii pro reliqoiis raperentur.

( Guibert. ) ]^ Vay, aussi- Michaud , Histoire des Croisades, t. 1*'.) (a 3) PCous rapportons ce discours , non tel que l'a élégamment arrangé M. Michaud, mais tel qu'il est donntf par Guillaume de Malmsbury, historien présent au concile et à tous égards digne de foi.

(93) Deus vuk criait le clergé qui parlait alors latin, I)iex eîvoUj DielivoU criait le peuple dans l'idiome du temps et du paya.

\iik) Urbain refusa l'honneur de guider les Croisés, et alla prêcher la croisade dans d'antres conciles qui ss tinrent à I^imes, à Tours et à Rouen. («5) Malmsbury, p. 416.

(36) Totum vulgus tam caati quam incesti, sdulteri, homicidn, fures, perjuri, priedones universumque genus chrisliaote profeséionis; quin et sexus fœmineos pœnitentia ducti, ad banc lastanter concurrunt viam.

( Albertus. ) (97*) Fttller dit que six millions d'individus prirent la croix. Guillaume de Malmsbury adopte ce calcul, réduit par quelques historiens modernes.

(a8) Michaud, 1. 1". — ïïous empruntons quelques détails aux divers historiens des Croisades, et nous nous étendons davantage sur les mœurs de cette époque dans les chapitres destinés au récit des événements par la raison qu'ici les ttiOBurs se lient intimement aux faits et ne peuvent guëra en être séparés. La socidté tout entière vit dans les Croisades-, arrivés aux récits de batailles nous serons sobres des détails , que ne comporte pas un résumé succinct ; et comme le dît Gibbon, nous abrégerons le récit monotone et fatigant d'exploits obscurs exécutés par lafoice et dJcrits par l'ignorance»

(«9) Le portrait de U plupart de ee« cheff a été ftdUemeat quoique poêtiquemeut dépeint par le Tuae ; celui de GodoCroy tartoul Mt d'uae v^fiU |>ar faite :

Veramenta h eoatni nato al Tinipero »

Si del regnar, del commandar aa l'arti :

E BOD miner che duce h eavaliero;

Ma del doppio valor lutte ha le parti.

Ne fra turba ai grande nom più guerriero,

O più aagfio di lui potrei moitrartiy

Sol Riimondo inconstglio, ed la battagUa,

Sut Rinaldo e Tancredî a lut a'agguaglia.

{La Cents, liber,)

Il ne noua eat malheureusement pas possible de justifier ces ëloges par des dtStûls qui, comme nous l'jvoas dit, feraient de ce rrfsumtf un ouvrage de plnsieura volumes. Noos renvoyons donc nos lecteurs à l'histoire des Croisades de M. Michaud, comme à la meilleure qu'ils puissent consulter, sans cependaet approuver la tournure poétique qu'il donne à des faits asses intéressants ptr eusHoémes sans ce brillant entourage qu'on dësire dans un poème, qu'on pardonne au roman historique, qu'on regrette de trouver dans une histoire sérieuse surtout lorsqu'il éloigne do la vërilë.

(3o^ « Lorsque les Croisds de'couvrircnt de loin Jérusalem, dit TListortea Fuller, ce fut un spectacle touchant que la joie qu'ils en montrèrent, et les divers mouvements qui leur servirent 2i l'exprimer; les uns se prosternaient s terre, les antres s'agenouillaient, d'autres pleuraient à chaudes larmes, et tons avaient grand peine à maîtriser leurs traosports. n

Le Tasse a trace de celle première vue de Jérusalem, un tableau ansai aaimd que fidèle } noua renvoyons nos lecteurs au troisième chant de sou admi* rable poème.

(3i) 11 est intéressant, dit Gibbon, d'observer avec quel soin Le Tssse a conservé et embelli les moindres détails du siège de Jérusalem.

(3a) D'autres états avaient été fondés pendant le cours de cette première Croisade; Edesse, Antioche, Tripoli et Tibériade étaient les plus considérables.

(33) Les Assises de Jérusalem, écrites en vieux français, ont été imprimées avec les coutumes de Beauvoisio, par Beaumanoir. C'est un moanmeat fort précieux de jurisprudence féodale. Ce nouveau code scellé du sceau du roi et du patriarche fat déposé dans le Saint-Sépulcre, et consulté avec respect i chaque question douteuse dans les tribunaus de la Palestine. U était intitulé) Jtla e bossa corte o le Assise de Jérusalem,

(34) Le portrait des Templiers dégénérés est tracé avec autant de vigueur

qu« (la vinté ilana deux roman* liistoriquef d« WHller^cott: liichard en Palestine el luanhoé»

^35) La plua célèbre dea prëdicatiooi de l'abbë de Clairvaut ae terminjit atoai: Oai, le Dieu vivant m'a charge de voua aonoocer qu'il piiuira ceux qui De l'aaront paa défendu contre te» enaemia. Voies dune à voa arinea, qu'uoe aaîote colère voua anime au combat, et que le monde cbrëtien reteolisae de cca parolea du prophète : Malheur à celui qui n*ensanglante pas son cju'c.

(36) Vojr, Michaudi MilUi etc.

(^37) Michaud.

(38) Ce fut alora, diaent lea «uteura orientaux, que lea fila du paradia et lea eofaota du feu vidèrent leur terrible querelle. Lea ilbche# retentirent daoa l'air comme le vol bruyant dea paaaereaux ; l'acier deaglaivea, le aang dea guerrière jailKt du aein de la mêlée el couvrit la terre comme l'eau de la pluiei Lea cil rrtiena ae défendit ent d'abord vaillamment, mata Saladio, ayant f^il mettre le feu à dca herbea aèchea qui couvraient la pialaf , la flamme environna leur armée et pénétra aoua lei pieda dea hommea et dea chevaux.— J'ai vu , dit un auteur arabe, aecrétaire et compagnon de Saladin, j'ai vu dana celle journée lea drapeaux chrétiena abandonnée et aouilléa de aang, j'ai vu ht collinea et lea plaioea couverloa de morta et lea tôtea abattue*, lea mombrea diapcraéa et lea cadavrea entaaséa péle-méle comme dca pierrea.

(39) La dîme aaladioe, dit Michaud, fut employée è aoutenir une guerre aacrilége qui outrageait la morale et la nature. Cette guerre relinl long-lempa lea princea croiaéa, maia ila ne partirent paa moina.^ Elle contribua cependant à annuler plua tard refifet de la Groiaade.

(4^) A l'uccaaion de cette Groiaada, dit un hiatorien, Innocent III avait auguré que la puiaaance de Mahomet touchait à aa fin, puiaque, diaait-il, c'eat la bête de l'Apocalypse, dont le nombre estaix cent aoiBaote*aii et qu'il y en a |irè* de aix centa de paaaéa ( iix centa ana députa le cunimencenient de Thé-

(41") Iliçhard, demeuré aprèa tous Ica autrea aouverkiaa à la dernière Çroiaada , avait fait et aigné un traité qui permettait aux Cliréliena inolTenaif* rentrée de Jérusalem aprèa leur long pèlerinage.

(4a) Histoire des Croisades , t. III.

(43) Juinvillc.

(44) Joinville fait de cea maladie* nue peinture natva et pleine d'intérêt. Itloua en citeron* quelque* paaaage*. . . « Pour le* dite* malsdiea, accouchai en mon lit malaJe en la mi-carême, dont il advint ainsi que mon piètre me chantait la mesie devant mon Ut, en mon pavillon, et avait la maladie que j'avaia. Or advint ainsi que en son aacrement il ae pâma. Quand je via que il voulait choir, je, qui avais ma cotte vêtue, aaillta de mon lit tout deachaua et l'emliraaaai et lui ditqu* il Ht tout à trait cl tout bellement son sacrement, que je

ne le l'«t«Mtftti Unt que II l'anrtit toot fett. Il retint I «oi, et fit «on et parcliants ea mcise tout eoli^ri ment, ne onqvee paie ne chenta j et

• Nune ne mangione noie poÎMont en Toet tont le carême , ataie ^ae boorbette , et les bourbettei mangeaient lei geni morte pour que ce aoai glon* poiteone ; et pour ce œrechief et pour l'en fermeté Au peyr, là où il b« plenc noile ftfii gootte d'eia noue viet la maladie de Toat, qui tftsit telle qofolaclutr de ooa jambce iëcbait toute, et le cuir de noa jambea devenait tarelé (taeb/) de noir et de terre, aaiei comme nne vieille heoee ( botte ), et m nous qm atiooa telle malitdie rrnait chair poiiriie èe geociTea, ne nnl échappait de cotte maladie qne mourir ne e'en conveniat. Le aigne de la mort était tel qoo I& où le ncx eaignait il convenait moorîr. • . La maladie commença à engregicr ( augmenter ) en ToAt en telle manière qao il venait tant de chair morte èa geaeivea i notre gent que il convoDait que bai bière otaaaent la chair morte poar ce que ilf pvaaent la viande mâcher et avaler. Grand pitié était d'ooîr braira Ira gras» parmi l'oat, aoxqnele on covpait la chair morte ; car ila brajaient aoaai comme femmea qui travaillent d «ofaota* •

(45) La retraite de» Fraoçata conta la vie à aoisaDte-dix milU homm^a frappée par le fer Ou noyéa daoa le fleuve.

(4c) Leblanc dit qu'on peut évaluer la rançon de Louia IX ï aept milUona de livrée de monnaie françaiae moderne.

(4;) Sea aujeta ne partageaient paa aon espoir; Deux chevaliera» a'entretenaat eneemblo de la nouvelle Croiaadei Juioville entendit l'uu d'eux répoudre à l'autre : « Si le roi aecroiae, ce aéra une dea délivrenaea jouméea qui ourqiui fut en France: car ai noua noua eroiaona, noua perdrooa Dieu, parce que soai ne nooa croiaerone paa poor lui. » D'eprèa de tela aeniimente, il eat pen croyable qne toua lee Croiaéa français partageaaaent renlbouaienBO du rci; Joinville IniHuéme, malgré aon attachement poor aaint Louia , refnaado l'ac" eompagner. Comme noua Tavone au rrate précédemment obaervé, il j avait d<^jà loog-tcmpa que le cèle de l'Europe pour lea Croieadee c'était refroidi.

( Foy» MlLL«| MiCHAVO, TlBY, eU. )

(^S) Dorant les progrès de son mal, Louis ne cessa de lourr Dieu et de le prier pour ceux qu'il avait amenés en Afrique. Lorsqu'il perdit l'usage de ta j parole, §t$ gestes exprimèrent ce que sa booche ne pouvait plua articuler. Il faissit eontinuellrmeot le signe de la croix, et a'étendait sur le plancher couvert de cendres ; enfln, dans un dernier elTort de la nature, il éleva lea jeux an ocl et s'écria : Seigneur, Centrerai dans fotre maison, je vous adorerai dmms votre Saint Tabernacle.'..» f aie il eipira.

(yojr. GUILL. DE yjiVaiê, et JOXHTILI.X.)

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